Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Mikhail KISSINE (Premier Assistant - 2012)

Parcours

Mikhail Kissine est arrivé de Russie avec sa famille alors qu'il n'avait que 10 ans. Bilingue russe-français depuis lors et entouré d'une famille de littéraires et philologues, c'est tout naturellement qu'il a développé une passion pour les langues. " Mon père est compositeur et se base fréquemment sur des poèmes russes pour ses œuvres ", explique Mikhail Kissine. " À mon adolescence, j'ai commencé à essayer de traduire ces poèmes ". Bien qu'il hésite un moment à entreprendre des études de mathématiques ou de physique théorique, le jeune homme suit finalement son instinct et opte pour des études de philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles.

Lors d'un séminaire donné dans le cadre de son cursus, Mikhail Kissine a une révélation : il découvre la linguistique. " On est rarement au courant de cette discipline lorsqu'on termine l'école. Personnellement je me suis rendu compte que la linguistique me permettrait d'étudier le langage et le comportement humain dans un cadre très rigoureux et naturaliste ", indique Mikhail Kissine. A partir de ce moment là, une carrière de chercheur dans ce domaine devient une évidence pour l'étudiant.

Au cours de ses licences en linguistique, ce dernier a déjà l'opportunité de toucher au monde de la recherche en collaboration avec la VUB sur un projet de socio-phonétique. Une fois son diplôme en main en 2003, le jeune homme obtient une bourse de la Fondation Wiener-Anspach pour effectuer un master en linguistique à l'Université de Cambridge.

En 2004, il réintègre l'ULB pour se lancer dans une thèse de doctorat à l'Unité de Recherche en Linguistique. " Je tenais absolument à travailler avec mon ancien promoteur de mémoire Marc Dominicy ", explique Mikhail Kissine. Sa thèse, complétée en 2007, fut consacrée aux " actes de langage " - aux facteurs cognitifs et contextuels qui font qu'une même phrase va tantôt être interprétée comme un ordre, tantôt comme une menace, tantôt comme une affirmation. Un livre tiré de cette thèse vient de paraître chez Cambridge University Press.

Le jeune chercheur poursuit son parcours par un post-doctorat grâce à un mandat de Chargé de Recherches au FNRS et décroche, en octobre 2012, un poste de Premier assistant au Département de Langues et Lettres de la Faculté de philosophie et lettres de l'ULB. De manière générale, ses recherches portent sur les des fondements cognitifs de la pragmatique : . " Je m'intéresse plus particulièrement à tout ce qui a trait à l'influence du contexte sur l'interprétation, comme par exemple lorsqu'on a recours à l'ironie ou à des métaphores ", précise Mikhail Kissine. " Dans la plupart des cas, la prise en compte du contexte et de l'interlocuteur reste automatique et subconsciente.. Mais une façon de comprendre comment ces processus fonctionnent, c'est de se tourner vers des personnes chez qui, justement, ils ne sont pas entièrement fonctionnels. Dans le cadre de me recherches, je travaille notamment avec des personnes atteintes d'autisme, dont j'analyse la communication verbale et non verbale ", poursuit-il. Un aspect de son travail que le jeune homme apprécie particulièrement ce sont les nombreuses collaborations et l'interdisciplinarité qu'il nécessite.

En ce qui concerne l'enseignement : " c'est quelque chose qui me faisait peur avant de commencer, plus peur que de prendre la parole devant un parterre de collègues. Je trouve que c'est une grosse responsabilité. Mais maintenant que le pas est franchi, j'apprends énormément de choses, tant dans les grands auditoires de BA qu'avec les étudiants de MA en linguistique, qui sont particulièrement motivés. C'est très gratifiant ", indique Mikhail Kissine. Aujourd'hui le jeune homme préside le master en linguistiques dont il a contribué à refondre le programme. " Nous proposons une formation encore plus interdisciplinaire et en synergie avec d'autres universités belges et étrangères ", souligne-t-il.

Durant le temps libre qu'il lui reste, Mikhail Kissine aime s'investir dans des films documentaires que certains de ses amis réalisent mais également consacrer du temps à ses premiers amours : la littérature russe et la poésie.

Contacts

Mikhail KISSINE

Fac Lettres, Traduction et Communication

tel 02 650 6674,

Campus du Solbosch

ULB CP175, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles