Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Olivier WITMEUR (Chargé de cours - 2012)

Parcours

L'entrepreneuriat, c'est une seconde nature pour Olivier Witmeur. Gamin déjà, il monte un business, il vend des copies pirates de concerts rock… Quelques années plus tard, étudiant à la Solvay Brussels School of Economics and Management, il lance avec sa future épouse, leur petite entreprise : une société de location de villégiatures en France et en Italie. " J'hésitais entre l'Ecole polytechnique et Solvay, j'ai choisi Solvay mais je n'avais pas de vocation particulière pour les études ; je préférais déjà les affaires " se souvient-il.

Ce pur Bruxellois, fils d'indépendants n'a jamais vraiment connu la peur de l'échec parce que pour lui, " démarrer un projet, ça peut vouloir dire échouer mais le plus important, ensuite, c'est de se relever et de gagner. En un mot, on doit rater parfois pour réussir plus souvent ". Diplômé ingénieur commercial de l'ULB, il effectue son service militaire au cabinet ministériel de l'économie de la Région de Bruxelles-capitale. " Je me suis vite bien entendu avec le ministre qui m'a nommé conseiller : c'était les débuts de la régionalisation, nous devions tout créer, je gérais des dossiers sur la recherche à Bruxelles, les interfaces universités-entreprises, etc. Mais si la chose publique m'intéressait, en revanche, la politique ne m'attirait pas ; après trois ans, je suis parti ", précise-t-il.

Il prend alors la direction de l'incubateur EEBIC dont les activités démarraient lentement. C'est là qu'il retrouve Jean-Claude Ettinger, professeur à l'ULB, qui lui propose d'intervenir dans le programme Création et Croissance de la Faculté Solvay. Les deux hommes s'apprécient ; Olivier Witmeur devient assistant à l'ULB et en 2004, Jean-Claude Ettinger lui lance un défi : " si tu prenais ma succession en 2013 ? ". Et Olivier Witmeur qui, étudiant, n'avait jamais connu la passion des études et qui avoue avoir été terrorisé lorsqu'il a donné son premier cours, se dit qu'il relèverait bien le défi… Au même moment, l'incubateur EEBIC tourne à plein régime, le bâtiment a été agrandi, les activités se sont diversifiées et Olivier Witmeur, 30 ans, a peur de tomber dans une routine, de devenir un " robot de l'entrepreneuriat " sourit-il… Il quitte donc EEBIC et rejoint les fondateurs d'une PME nommée Open HR. Un peu plus tard, il entame une thèse de doctorat.

" A l'époque, Open HR éprouvait des difficultés à concilier ses deux métiers, le conseil d'une part et le développement de logiciels pour la gestion des ressources humaines d'autre part. Je suis parti de cette expérience pour m'interroger en tant que chercheur sur l'évolution des stratégies de croissance des entreprises technologiques " explique-t-il. Quelques temps plus tard, il revend avec ses associés Open HR et se consacre à plein temps à sa thèse de doctorat qu'il défend en 2008 sous la co-direction de Jean-Claude Ettinger et du Français Alain Fayolle, un des meilleurs chercheurs en entrepreneuriat d'Europe. " Alain Fayolle a été un vrai mentor. Je l'ai rencontré par hasard : la Faculté l'avait invité à occuper une Chaire, personne ne pouvait aller le chercher à l'aéroport, je me suis proposé et en chemin, nous avons discuté de ma recherche. Un an plus tard, il acceptait d'être co-directeur de ma thèse " précise Olivier Witmeur. Engagé en 2009 sur la chaire Bernheim d'Entrepreneuriat, il est nommé en 2012 chargé de cours à la Solvay Brussels School of Economics and Management.

" Souvent, des patrons d'entreprise tirent de leur expérience personnelle des règles universelles de management. Pourtant la réalité est toute autre : il n'y a pas de one best way mais bien différentes solutions selon les situations. Par exemple, le business plan qui nous enseignions comme le kit de démarrage indispensable du jeune entrepreneur est désormais considéré comme un outil parmi d'autres, adapté à des environnements relativement prévisibles mais sans grande utilité dans des créneaux très innovants " observe Olivier Witmeur.

Ces questions, il les étudie aujourd'hui ; il les diffuse - il participe à la création de la revue Entreprendre et Innover destinée aux professionnels de l'entrepreneuriat - ; il les enseigne aussi - " avec 20 à 30 mémoires à superviser chaque année, je suis sans doute une des grosses machines à mémoire de la Faculté " plaisante-t-il. Enfin, après en avoir assumé la direction pendant trois ans, il est devenu Deputy Dean de l'Executive Education. Il dirige aussi Solvay Entrepreneurs, le centre d'entrepreneuriat de la Faculté.

" Pour garder la forme, j'ai besoin de prendre du recul de temps en temps ; alors, je pars avec mon épouse dans notre pied-à-terre, au Cap Gris Nez. J'adore cuisiner et bien manger. J'aime Paris et ses théâtres : nous allons régulièrement voir des classiques avec de grands acteurs. Je suis aussi un passionné de l'Italie à la fois pour sa diversité de paysages, sa richesse culturelle, sa joie de vivre et ses bonnes tables. Enfin, je suis un gros consommateur de rock plutôt alternatif : j'écoute au moins une heure de musique par jour en promenant mon chien - ça aussi, c'est un rituel ! -. D'après mes amis, je suis un punk en civil mais je crois qu'ils exagèrent " sourit-il ; " je suis aussi un fan historique de Peter Gabriel, un visionnaire, un humaniste mais pas vraiment un punk ! ".

Contacts

Olivier WITMEUR

Faculté Solvay Brussels School - E.M.

tel 02 650 4161,

Campus du Solbosch

ULB CP141, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles