Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Simon-Pierre GORZA (Premier Assistant - 2010)

Parcours

" Déjà à l'école primaire, j'aimais bricoler, construire de petits circuits électriques; les moteurs qui tournent ou les interactions entre aimants me fascinaient ", se souvient Simon-Pierre Gorza. En humanités, il choisit l'option mathématiques et sciences fortes, avec un intérêt surtout pour la physique et l'infiniment grand de l'univers. " Comme beaucoup de jeunes sans doute, l'astronomie m'attirait à la fois pour la beauté des objets, leur dimension énorme et la question sous-jacente qu'ils soulèvent : d'où venons-nous ? ", explique-t-il.

A la fin de sa rhéto', la question du choix d'études se pose : entamer une licence en physique ou devenir ingénieur civil physicien ? Son goût à la fois pour les sciences et la technologie tranche : il s'inscrit en ingénieur civil physicien. Diplômé, il décide d'entamer une thèse de doctorat. " Mon intérêt pour la recherche, je le dois au départ à un livre : " La course aux supraconducteurs ", de Robert Hazen. On y retrace la vie d'un chercheur dans l'effervescence suscitée par la découverte des supraconducteurs. Ce livre m'a donné l'envie de participer moi aussi à l'aventure de la recherche, de découvrir de nouvelles choses ", précise Simon-Pierre Gorza. Après un passage par le Microgravity Research Centre (MRC) de l'ULB - il y travaille pour son mémoire de fin d'étude sur un instrument optique pour une application spatiale -, il entame donc une thèse de doctorat en optique non linéaire, sous la direction de Marc Haelterman. Simon-Pierre Gorza part ensuite en post-doctorat à Oxford grâce à une bourse Wiener Anspach. Il y poursuit sa recherche sur la métrologie des impulsions optiques ultra courtes et sur les phénomènes fondamentaux liés aux non-linéarités optiques. Un thème de recherche qu'il continue à explorer aujourd'hui.

Il rentre ensuite en Belgique : il décroche un mandat de chargé de recherche auprès du service OPERA de la Faculté des sciences appliquées de l'ULB. C'est à ce moment là qu'il commence à s'intéresser aux applications de l'optique non linéaire en biologie et, plus particulièrement, dans le domaine de l'imagerie. En 2010, il est nommé Premier Assistant.

La recherche, pour lui, c'est " la satisfaction d'expérimenter ou d'observer quelque chose pour la première fois, d'être capable de mesurer certaines données, de concevoir de nouveaux dispositifs. C'est aussi réussir à dépasser des limites de l'instrumentation. Pour moi, chercheur et ingénieur ne font qu'un ", précise Simon-Pierre Gorza.

Lui qui commence à donner ses premiers cours est aussi un passionné de vulgarisation scientifique. Après avoir organisé l'exposition " Ingénieux, ça marche " au Centre de culture scientifique de l'ULB (Charleroi), il a monté en 2010 l'exposition " Si nous parlions des énergies ?" de la Faculté des sciences appliquées, sur le campus du Solbosch. " Je suis intéressé par les sciences et le monde qui m'entoure mais je suis aussi animé par l'envie de partager autour de questions telles que " Pourquoi les feuilles sont-elles vertes ? ", " Pourquoi le ciel est-il bleu ? ", " Comment produit-on de l'électricité ? ", " Comment fonctionne la transmission par fibre optique ? ", etc. Dans un monde de plus en plus scientifique et technologique, il est essentiel que l'homme de la rue comprenne comment ça marche. Je veux l'aider à comprendre en le lui montrant par le biais d'expériences, en utilisant des sens autres que le strict intellect ", confie le chercheur.

Ce passionné de sciences et de technologies adore aussi... travailler le bois ! Cette découverte du bois, elle remonte à sa rencontre avec le tournage sur bois et s'est poursuivie lors de son séjour à Oxford, lorsqu'il a décidé de tailler ses ustensiles de cuisine. Puis ce furent les " petits objets " en bois réalisés pour la naissance de ses enfants ; et aujourd'hui, il s'amuse à sculpter selon l'inspiration du moment, " faire passer le bois d'une forme brute à un objet plus raffiné, utile ou simplement décoratif. Le bois est un matériau extraordinaire, qui se laisse travailler avec des outils peu sophistiqués tout en offrant une certaine résistance. Son odeur est aussi fabuleuse ", précise-t-il. Et lorsqu'il a encore un moment libre, Simon-Pierre Gorza aime également se plonger dans la lecture de romans ou de bandes dessinées - thriller et fantastiques - ou, écouter mais aussi jouer à la flûte traversière de la musique baroque et parfois un peu de romantique...

Contacts

Simon-Pierre GORZA

Ecole polytechnique de Bruxelles

tel 02 650 2801, fax 02 650 4496,

Campus du Solbosch

ULB CP194/05, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles