Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Pierre CAPEL (Premier Assistant - 2011)

Parcours

Depuis l'automne 2011, Pierre Capel est premier assistant à l'Ecole Polytechnique de Bruxelles et poursuit ses recherches en physique nucléaire théorique. C'est en cinquième primaire déjà qu'il a découvert son goût pour les sciences exactes, grâce à son professeur de mathématiques. " Je pensais alors m'orienter vers l'architecture ou l'ingénierie, des métiers concrets ", se rappelle-t-il. " A la fin des secondaires, je ne savais pas ce que je voulais faire. J'hésitais entre les mathématiques, la physique et la chimie ", poursuit-il. Il décide alors de passer l'examen d'entrée en polytech à l'ULB en se disant que cela lui permettait de toucher aux trois matières et de reporter son choix de deux ans. Au terme de ses deux premières années, il part étudier deux ans à l'Ecole Centrale à Paris dans le cadre du programme TIME de double diplôme. Un choix étonnant pour ce Bruxellois qui n'avait aucune envie de partir où que ce soit. " Même l'idée d'aller habiter de l'autre côté de l'avenue Louise était impensable ", s'amuse avec le recul Pierre Capel. " J'ai donc hésité mais comme je partais avec un ami, ça a été mieux et puis ce n'est pas très loin... ", enchaîne-t-il. A Paris, alors qu'il hésitait encore entre l'électromécanique et la physique, il se décide finalement pour la seconde. " Peut-être parce que c'était le plus difficile. Et puis j'avais éliminé la chimie et la construction ", déclare-t-il.

Pierre Capel rentre ensuite à l'ULB pour terminer ses études et rédiger son mémoire sous la direction de Daniel Baye en physique nucléaire théorique. C'est aussi avec le Professeur Baye qu'il va faire sa thèse, en tant que chercheur FNRS. Ses recherches portent sur la modélisation des réactions nucléaires : " Depuis les années 80, les laboratoires sont capables d'accélérer les noyaux radioactifs. Cette petite révolution technologique a permis d'étudier la structure nucléaire de noyaux instables. Cependant, comme leur temps de vie est très court (certains ne vivent que quelques millisecondes), cette étude doit se faire de façon indirecte, par exemple par le biais de réactions nucléaires. Afin d'extraire des informations pertinentes des données de réaction, il est nécessaire d'avoir une bonne compréhension du mécanisme de ces réactions. C'est là l'objet de mon travail ", explique-t-il.

Sa thèse terminée, il quitte Bruxelles pour Vancouver où il séjournera deux ans. " Arrivé mi-octobre, je me suis souvent demandé ce que je venais y faire car en hiver il y pleut beaucoup. Mais une fois l'été et le soleil revenus, c'est un endroit magique. Mon séjour là-bas fut une expérience extraordinaire. C'est une des plus belles villes à vivre : une grande ville entourée par la mer et les montagnes ", s'enthousiasme Pierre Capel. Au niveau de la recherche, il a continué à travailler en théorie des réactions et a développé des collaborations avec des collègues américains qui se poursuivent aujourd'hui.

Après son séjour à Vancouver, Pierre Capel postule pour une bourse de post doctorat du FNRS. Il revient donc pour trois ans à l'ULB où il réintègre le groupe de recherche dans lequel il avait réalisé sa thèse. Ensuite, il part pour quinze mois à la Michigan State University. " C'était extraordinaire car c'est un des groupes leaders dans ce type de recherche. C'était donc très dynamique ", explique Pierre Capel. Par contre, dynamique n'est pas le mot qui lui vient à l'esprit pour décrire la ville. " L'endroit n'est pas horrible mais il n'est pas non plus stimulant. C'est le Midwest, c'est tout plat ", confie-t-il. Il se rendra ensuite neuf mois dans un groupe de recherche à Mayence, en Allemagne. " Je n'ai pas arrêté de bouger finalement ", sourit-il. En octobre dernier, il finit par poser ses valises à l'ULB, en tant que premier assistant cette fois. " Avoir la possibilité d'enseigner permet de diversifier les tâches. C'est ce qui me manquait au Canada ou aux USA ", note Pierre Capel.

A côté de l'enseignement et de la recherche, Pierre Capel joue de la flûte traversière, aime lire, aller à des concerts ou au théâtre. Il fait aussi régulièrement de la natation et aime les randonnées. Ses vacances sont donc plutôt sportives. Ainsi, l'an passé, il est parti randonner… au Groenland. Comme quoi, une fois passée l'avenue Louise, il ne connaît plus de frontières.

Contacts

Pierre CAPEL

Ecole polytechnique de Bruxelles

tel 02 650 5563, fax 02 650 5045,

Campus de la Plaine

ULB CP229, boulevard du Triomphe, 1050 Bruxelles