Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Mostafa CHAMEKH (Premier assistant - 2005)

Parcours

Concernant mon parcours, je parlerais plutôt d'un cheminement qui m'a fait découvrir la biologie, et principalement la biologie médicale. J'ai suivi les cours de l'Université de paris VII afin de décrocher ma maîtrise en biochimie, puis à Lille pour effectuer un DEA et préparer ma thèse de doctorat à l'Université des sciences et techniques. J'ai à ce moment principalement ?uvré sur la biologie et l'immunologie parasitaire, en me rapprochant petit à petit des problématiques de la santé publique. Déjà à cette époque, je m'intéressais à ce qui demeurera le corps principal de mes recherches : les mécanismes de l'interaction moléculaire hôte-pathogène. Je changerai toutefois de modèle au fil des années. Dans ces études, j'ai essayé de comprendre ce dialogue hôte-pathogène, qu'il se produise chez l'animal ou l'homme, afin d'apporter une nouveauté dans le diagnostic d'une maladie ou pour contrôler une pathologie.

Au début de ma vie professionnelle, dans un laboratoire de parasitologie renommé, je me suis intéressé à une maladie parasitaire qui sévit dans le pourtour du bassin méditerranéen. Là, j'ai pu acquérir les bases scientifiques nécessaires mais également faire quelques voyages dans le cadre du contrôle des maladies infectieuses. Ma thèse portait d'ailleurs sur l'étude, à l'échelle moléculaire, des composants d'un parasite pathogène pour en améliorer le diagnostic. Par la suite, j'ai prolongé ma thèse pour préparer un diplôme français d'habilitation à diriger des recherches, afin de pouvoir mener et coordonner des travaux. J'ai ensuite également enseigné la microbiologie durant un an à la Faculté de médecine et de pharmacie de Lyon.

La Belgique étant une très bonne école en matière de médecine tropicale et principalement de parasitologie, je suis arrivé à l'Institut de biologie moléculaire et des biotechnologies dans le cadre d'un projet européen appelé " Capital humain et mobilité ". Je me suis ensuite réorienté vers mon domaine de prédilection en conduisant un travail sur la maladie du sommeil qui essayait de comprendre les bases moléculaires qui permettent à l'agent pathogène (trypanosomes) de résister à la défense naturelle de l'hôte. Ce projet a rencontré un certain succès car nous avions montré, pour la première fois, comment un parasite s'adaptait génétiquement à l'homme. Cette découverte constituait une des clés essentielles dans la compréhension générale de la maladie du sommeil. Ce travail m'a également permis de me familiariser au climat microbiologique belge.

J'ai par après intégré l'ULB en tant que chercheur à la Faculté de médecine. J'ai commencé à m'intéresser à d'autres problématiques d'interaction hôte-pathogène en me penchant sur deux modèles de santé publique. Le premier, dont les résultats vont être publiés, traite d'une bactérie causant des maladies intestinales dans les pays en voie de développement. Nous étudions les bases moléculaires de sa virulence et nous l'utilisons comme outil pour délivrer des molécules d'intérêt thérapeutique. Le deuxième, et cela va m'occuper pour le futur, s'intéresse à un parasite unicellulaire qui sévit uniquement en Amérique latine et qui déjoue les défenses immunitaires. Nous essayons de le rendre vulnérable à la réponse immune en lui incorporant un gène codant pour une molécule qui stimule la défense de l'hôte. Ce travail tend à prouver la possibilité de produire par l'agent pathogène lui-même des molécules jouant le rôle des adjuvants qui sont nécessaires pour une approche vaccinale.

On ne peut pas prévoir à 100% l'émergence de nouvelles épidémies, que l'Homme y joue un rôle actif ou non. Les laboratoires de recherche se rendent bien compte que nous ne sommes pas à l'abri mais ceux-ci ne possèdent malheureusement pas de " boule de cristal ". Toutefois, l'histoire a montré que les scientifiques ont presque toujours pu trouver une parade, plus ou moins rapidement. J'espère que cela continuera à être le cas car des nouvelles formes de pathogènes continueront à voir le jour.

Thèse

Identification, caractérisation moléculaire et valeur diagnostique d'un épitope protéique immunogène de l'antigène 5 d'Echninococcus granulosus (publiée le 21 juin 1991)

Contacts

Mostafa CHAMEKH

Faculté de Médecine

Campus de Charleroi - Gosselies (Biopark)

ULB CP300, rue des Professeurs Jeener et Brachet 12, 6041 Charleroi (Gosselies)