Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
sommairesommairepage précédentepage précédentepage suivantepage suivanteimprimerimprimerenvoyerenvoyermarquermarquer

Cécile VANDERPELEN-DIAGRE (Premier Assistant - 2010)

Parcours

Un choix d'études est souvent lié à une rencontre avec un professeur. Cécile Vanderpelen ne fait pas exception. Sa vocation, c'est son professeur d'histoire à l'athénée qui la lui a révélée : excellente enseignante, elle prend le temps de présenter à l'adolescente le programme d'études, lui expliquant qu'une licence en histoire, ce n'est pas " simplement " acquérir de la culture générale mais c'est aussi apprendre à faire de l'histoire, à travers des cours d'encyclopédie, d'heuristique...

Cécile Vanderpelen s'inscrit en 1re année " histoire " à l'Université libre de Bruxelles, avec une idée : devenir professeur d'histoire ou, peut-être journaliste, elle qui aime écrire. En licence, son goût pour la littérature la rattrape : comment concilier son envie de faire de l'histoire tout en travaillant sur la littérature ? Elle rencontre le Professeur Paul Aron qui lui propose de consacrer son mémoire à l'histoire des écrivains catholiques belges francophones dans les années 1920. " Je me suis lancée dans ce sujet avec la rage au coeur : j'avais la chance de toucher à la fois à l'histoire, à la littérature et à un thème qui m'intéressait particulièrement, l'engagement des intellectuels. En réalisant mon mémoire, j'ai découvert le monde de la recherche ", se souvient Cécile Vanderpelen.

Elle enchaîne donc avec une thèse de doctorat, sous la direction de Paul Aron. Son projet s'inscrit dans une mini-Arc de 4 ans intitulée " Ecrire sous le regard de dieu. Le monde catholique et la littérature en Belgique francophone, de 1920 à 1939 ". En 2003, sa thèse défendue, elle part en post-doctorat à l'Université Laval, au Canada pour étudier la littérature québecoise catholique. " Avant 1960 et la Révolution tranquille, toute la littérature québecoise est catholique. Et comme tout le monde est alors catholique, il est inutile d'avoir une littérature engagée : les auteurs se contentent de ne pas s'opposer à la censure et de ne pas intenter à la morale, mais sans devoir prendre une position revendicative du catholicisme ", explique-t-elle. Un an plus tard, Cécile Vanderpelen rentre à Bruxelles rejoindre son mari et poursuivre sa carrière à l'ULB. La chercheuse est engagée dans une Action de Recherche Concertée, la construction d'une base de données sur la vie littéraire en Belgique francophone, de 1920 à 1960.

Deux ans plus tard, elle entame avec le soutien du FNRS une recherche sur le Théâtre royal du Parc. " C'est le plus vieux théâtre de Bruxelles, il est même plus vieux que la Belgique puisqu'il a été fondé en 1782. C'est aussi longtemps le théâtre le plus utilisé par les dramaturges engagés et le seul obligé à jouer des auteurs belges. En étudiant l'histoire du Théâtre royal du Parc, j'ai appris à mieux connaître les mécanismes de production, de légitimation, de circulation de la littérature et des arts en général. C'est un sujet de recherche magnifique qui a donné lieu à un livre, publié aux Editions de l'Université ", précise la chercheuse.

Nommée en 2010, Premier Assistant en Faculté de philosophie et lettres de l'ULB, Cécile Vanderpelen étudie aujourd'hui la sociologie des élites intellectuelles en Belgique, aux 19e et 20e siècles - avec un intérêt particulier pour les élites catholiques -, s'interrogeant à la fois sur la manière dont ces élites se forment, sur leurs interventions dans la Cité, sur l'image qu'elles ont d'elles-mêmes, etc. Elle mène cette recherche au sein du CIERL, Centre interdisciplinaire d'étude des religions et de la laïcité.

" Je m'intéresse à des questions liées à la culture et à la religion mais dans une approche historique. D'ailleurs, ce que je préfère, c'est la recherche en archives. J'essaie de transmettre cette passion des documents originaux à mes étudiants : j'aime leur apporter un document inédit qu'on avait presque oublié dans des archives et leur expliquer à partir de cela, comment on arrive à un savoir, comment on fait de l'histoire ", commente Cécile Vanderpelen, " Apprendre des textes par coeur n'a pas d'intérêt, en revanche, apprendre une méthode de travail et transmettre une passion, le plaisir de comprendre les choses est riche. L'histoire vous permet d'avoir un regard plus profond sur l'actualité, de mettre les événements en perspective. Et puis, lorsque je me promène, ça m'amuse de découvrir pourquoi on a donné ce nom à telle rue ou pourquoi on a placé telle statue sur cette place ". Et lorsqu'elle n'est pas plongée dans les archives à interroger le passé, Cécile Vanderpelen se plait à danser, à aller au théâtre, à cuisiner - " surtout la pâtisserie ", souffle-t-elle - et à lire des histoires à ses deux jeunes enfants...

Contacts

Cécile VANDERPELEN-DIAGRE

Faculté de Philosophie et Sc. sociales

tel 02 650 3850, fax 02 650 3919,

Campus du Solbosch

ULB CP108, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles