Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
sommairesommairepage précédentepage précédentepage suivantepage suivanteimprimerimprimerenvoyerenvoyermarquermarquer

Anne WEYEMBERGH (Premier assistant - 2004)

Parcours

Licenciée en droit, j'ai entrepris deux licences spéciales : l'une en droit public et administratif, et l'autre en droit international. Je suis ensuite partie travailler au ministère de la Justice, dans le secteur de la justice pénale européenne, avant de revenir à l'ULB pour faire de la recherche dans le même domaine. En tant que chercheuse en droit, j'ai publié divers articles scientifiques. J'ai bien entendu donné des séminaires, des cours ou des formations sur le sujet, organisé et pris activement part à plusieurs colloques, participé à des conférences? J'ai toujours tenté de ne pas faire que de la théorie et de garder un pied dans la pratique.

Je travaille sur tout ce qui touche à la mise sur pied d'un espace pénal européen. En d'autres mots, toutes les mesures créées au niveau de l'Union européenne pour lutter contre différents types de criminalité. Il y a énormément de choses à en dire car c'est un chantier neuf mais également extrêmement complexe. C'est un domaine qui est au c?ur de la souveraineté des États membres : ceux-ci manifestent donc de fortes résistances lorsqu'il s'agit d'aller de l'avant. L'espace pénal européen touche par ailleurs de très près à toute la problématique des droits fondamentaux, ce qui en fait également un sujet très sensible. Ce sont toutes ces difficultés qui étaient d'ailleurs au c?ur de ma thèse de doctorat. Les coopérations avec des chercheurs d'autres universités belges et européennes sont essentielles. J'ai beaucoup collaboré avec le ministère de la Justice et avec les institutions européennes, surtout le Secrétariat général du Conseil et la Commission européenne? Ma nomination va d'ailleurs me permettre de pouvoir m'engager sereinement et à plus long terme dans certains projets pédagogiques et de recherche qui me tiennent à c?ur et que l'Union permet de financer. Pour cette année, j'ai par exemple obtenu un financement de la Commission européenne afin de lancer un réseau académique dans le domaine du droit pénal européen. Ce réseau devrait commencer à fonctionner en décembre de cette année. Pour nous y préparer, nous avons entre autres mis sur pied une summer school. Celle-ci nous a déjà permis de développer des partenariats privilégiés, comme par exemple avec les Universités de Ljubljana, de Bayonne, le Max Planck Institut de Francfort, etc.

Je souhaite également approfondir mes connaissances et recherches en droit pénal international. Cette année, je vais d'ailleurs suppléer Éric David dans un de ses cours.

Élargir l'Union européenne à de nouveaux pays est une idée fantastique. Mais avant de se prononcer, il faut savoir comment cet élargissement a été préparé et comment cela se passe concrètement aujourd'hui. Dans mon domaine, une Europe à 25 et plus est essentielle car la criminalité ne connaît pas de frontières : dans le secteur de la traite des êtres humains, par exemple, le développement de la coopération avec les nouveaux États membres et les pays candidats est fondamental. Il faut cependant pouvoir et savoir coopérer avec ces nouveaux membres, faire confiance à leurs systèmes de justice pénale. Or, l'évaluation de ces systèmes n'a pas toujours été suffisamment critique. À la veille de leur entrée dans l'Union, on s'est tout à coup aperçu de leur impréparation, ce qui engendre inévitablement des conséquences, notamment pour les droits fondamentaux.

Thèse

L'harmonisation des législations pénales : condition de l'espace pénal européen et révélateur de ses tensions (publiée le 17 décembre 2003 )

Contacts

Anne WEYEMBERGH

Faculté de Droit et de Criminologie

tel 02 650 3072, fax 02 650 3069,

Campus du Solbosch

ULB CP172, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles