Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Laurence LADRIERE (Premier assistant - 2006)

Parcours

Les sciences me passionnent depuis le secondaire, et, dès le début de mes études en biologie à l'Université de Mons, j'ai souhaité mener à bien une thèse de doctorat car mon attrait pour la recherche était également déjà bien présent. Apprenant justement que la Faculté de médecine de l'ULB, était à la recherche d'un thésard dans le domaine du diabète et expérimenté en microchirurgie chez le rat - compétences dont je pouvais faire preuve -, j'ai postulé et décroché la bourse. En ce qui concerne l'enseignement, mes idées se sont concrétisées par la suite.

Chercheur associé au sein du Laboratoire de médecine expérimentale depuis 1996, j'ai soutenu une thèse en sciences. Un des objectifs de ce travail consistait à étudier l'effet d'esters de nutriments sur l'activité sécrétoire d'îlots de rats normaux et diabétiques, et de proposer à plus long terme ces esters comme outils pour le traitement du diabète de type 2. Aujourd'hui, les thèmes de recherche dans lesquels je suis impliquée sont d'une part, la caractérisation des voies de signalisation et des mécanismes moléculaires impliqués dans la mort de la cellule béta du pancréas par le système immunitaire dans le diabète de type 1 et après transplantation d'îlots, et d'autre part, l'étude de la lipoxiticité des acides gras libres sur ces cellules et des mécanismes impliqués dans la mort de cette cellule induite par ces acides gras libres dans le diabète de type 2.

Il est à présent bien connu que, dans la phase précoce du diabète de type 1, la destruction des cellules bêta du pancréas se fait par l'infiltration de cytokines (substances du système immunitaire) provoquant ainsi l'activation ou l'inhibition de toute une série de gènes et la mort de ces cellules par le phénomène d'apoptose ou encore « suicide cellulaire ». Dans la phase chronique du diabète de type 2, les anomalies - à savoir la résistance à l'insuline et la toxicité au glucose - peuvent également contribuer à la mort de la cellule bêta.

Les techniques de puces à ADN ont permis à notre groupe de mettre en évidence que plusieurs centaines de gènes sont modifiés chez les diabétiques. Les objectifs à plus long terme de notre recherche, par la connaissance des mécanismes moléculaires responsables de ces modifications, sont de prévenir la mort de la cellule bêta du pancréas, de freiner l'évolution de cette maladie et de protéger les cellules à greffer aux patients dont le pancréas ne produit plus du tout d'insuline.

J'ai toujours souligné mon souhait de mener à bien une carrière universitaire partagée entre l'enseignement et la recherche. Je trouve qu'il est capital de pouvoir combiner ces deux disciplines sur un tel campus universitaire et ainsi partager notre expérience et nos connaissances avec les étudiants. Par cet échange tout à fait particulier, j'espère susciter leur intérêt pour la recherche et les sciences plus approfondies. Mon souhait a été en partie concrétisé en 1998 par l'obtention d'un poste d'assistant pour le cours de biologie en Faculté de médecine. De plus, à ma grande satisfaction, depuis 2005, j'ai été désignée en tant que professeur invité pour le cours de biologie et génétique à la Haute école libre de Bruxelles Ilya Prigogine, avec l'accord de l'ULB en vertu de la convention qui nous lie à cet établissement. Enfin, depuis 2005 toujours, je participe à l'enseignement du cours de biologie du Pr. De Vos, en Faculté des sciences appliquées.

Nous ne sommes bien entendu pas le seul laboratoire belge et encore moins dans le monde à travailler sur le thème du diabète. Pour conserver notre efficacité, nous devons garder le dynamisme qui nous caractérise. Il est également essentiel de se démarquer positivement. C'est pourquoi, nous essayons de publier nos résultats dans de très bonnes revues mais également de participer à des congrès internationaux chaque année. Je crois que cette démarche est absolument essentielle pour faire connaître au plus grand nombre l'aboutissement et la qualité de nos recherches.

Thèse

Actions métabolique et insulinotrope d'esters de nutriments (publiée le 14 décembre 2001)

Contacts

Laurence LADRIERE

tel 02 555 6138(6787), fax 02 555 6239,

Campus Erasme

ULB CP618, route de Lennik 808, 1070 Bruxelles