Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Pierre-François COHEUR (Chercheur qualifié - 2005)

Parcours

J'ai effectué ma première candidature en géologie mais je me suis tourné vers une licence en Chimie grâce à une passerelle en seconde candidature. Mon intérêt s'est rapidement porté vers la chimie physique et c'est dans ce domaine que j'ai réalisé mon mémoire.

Après ma licence, j'ai poursuivi ma recherche au Laboratoire de chimie physique moléculaire par une thèse de doctorat, financée par le Fonds pour la formation à la recherche dans l'industrie et dans l'agriculture. Mon travail de thèse a concerné l'étude de molécules carbonées de grandes tailles et de haute symétrie - les fullerènes -, découvertes en 1986 mais dont les premiers échantillons n'ont pus être synthétisés en quantités macroscopiques qu'au début des années 90. En combinant des mesures spectroscopiques dans l'UV-visible avec des calculs de chimie quantique, ma recherche a abouti à la caractérisation de certaines propriétés physiques et chimiques fondamentales des molécules mères C60 et C70 et d'une dizaine de leurs dérivés. L'ensemble du travail a bénéficié des collaborations mises en place au sein d'un réseau européen.

Après ma thèse, j'ai enchaîné sur une autre thématique qui se développait activement au laboratoire : la spectroscopie de l'atmosphère. Au départ, il s'agissait essentiellement d'obtenir, par le biais de mesures en cellule, les paramètres spectroscopiques de référence pour des molécules d'intérêt atmosphérique. Mon travail a alors surtout concerné la vapeur d'eau et son influence sur le budget radiatif de la planète. Plus récemment, ma recherche a évolué vers l'analyse de données de satellites scientifiques en orbite autour de la Terre. Mon objectif est de tirer parti des potentialités des instruments embarqués pour mesurer la composition de l'atmosphère avec une bonne résolution spatio-temporelle et une couverture globale, afin d'aborder certaines problématiques environnementales d'actualité.

Aujourd'hui, mes activités concernent principalement l'analyse des mesures réalisées par des instruments dédiés au sondage de la troposphère, au sein de laquelle les gaz en trace sont directement injectés, et où se déroulent également la plupart des processus qui régulent la pollution. Dans ce contexte, notre équipe prépare activement la mission Infrared Atmospheric Sounding Interferometer, qui fera partie dès 2006 de la série des plates-formes européennes MetOp. Mon travail sur IASI s'effectue en collaboration étroite avec le Service d'aéronomie à Paris : il vise à déterminer, à partir des spectres enregistrés dans le domaine de l'infrarouge, les profils verticaux de concentrations de certaines molécules clés de la chimie troposphérique (l'ozone, le monoxyde de carbone ou l'acide nitrique) et à identifier, sur cette base, les principales régions sources ainsi que le transport de ces polluants sur de longues distances.

Parallèlement à la mission IASI, je suis également impliqué dans le projet canadien Atmospheric Chemistry Experiment, dont l'objectif est de mettre en évidence les mécanismes physiques et chimiques qui provoquent la destruction de l'ozone dans la stratosphère. ACE, qui est en phase opérationnelle à bord du satellite Scisat-1 depuis le début de 2004, fournira des données jusqu'en 2007.

Malgré le développement de modèles de chimie atmosphérique de plus en plus complets, les prédictions sur l'évolution de l'atmosphère restent compliquées. De fortes incertitudes demeurent en effet sur l'estimation des émissions et des flux de polluants transportés des régions sources vers l'atmosphère globale, ainsi que sur leur devenir et leur impact sur la qualité de l'air et le climat. Afin de réduire ces incertitudes, une observation continue, globale et précise de l'atmosphère est essentielle. Les observations spatiales contribuent à cet objectif et devraient permettre d'élaborer, à terme, des actions internationales coordonnées assurant un suivi et une gestion adéquate de la pollution et de la qualité de l'air.

Thèse

Spectroscopie électronique de fullerènes (publiée le 11 mai 1999)

Contacts

Pierre-François COHEUR

Faculté des Sciences

tel 02 650 2578, fax 02 650 4232,

Campus du Solbosch

ULB CP160/09, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles