Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Patrick GOFFAUX (Chargé de cours - 2012)

Parcours

Bon élève en humanités, Patrick Goffaux s'inscrit en droit un peu par hasard. " J'aimais le latin, l'histoire, je voulais aussi comprendre le fonctionnement des institutions et les règles du système " se souvient-il, " la politique m'intéressait également ; ça venait sans doute de mon grand-père et de mon grand-oncle maternels, tous deux fortement engagés ; et, finalement, j'ai choisi le droit ". Après des candidatures à Saint-Louis, le jeune Brainois décroche à l'ULB sa licence en droit ainsi qu'une licence spéciale en droit public et administratif, " j'avais choisi l'ULB parce que les enseignements y étaient donnés en majorité par des praticiens. Or, et j'en suis aujourd'hui davantage encore convaincu, pour enseigner le droit positif, il faut l'avoir pratiqué. J'ai immédiatement adoré les cours et eu envie d'enseigner le droit. Peut-être est-ce là une influence de mon père, enseignant dans le secondaire ".

Lauréat du Prix René Marcq, il entame alors un doctorat en droit administratif sous la direction du professeur Favresse - " étudiant, je m'étais dit quand ce professeur prendra sa retraite, j'aimerais le remplacer " sourit-il - tout en s'inscrivant au Barreau de Bruxelles. Il travaille - et collabore encore aujourd'hui - pour le cabinet Stibbe (Me Maussion), réputé notamment pour les dossiers de droit administratif. " Je ne voulais pas me limiter à faire une thèse sur d'autres thèses mais je souhaitais également alimenter mes réflexions par les enrichissements de la pratique " précise-t-il.

Sa thèse portera sur l'inexistence des privilèges de l'administration et le pouvoir d'exécution forcée, une question jusqu'alors non résolue de manière convaincante par la doctrine et les juges. Elle fut accueillie en mars 2001 avec les félicitations du jury. Elle lui vaut d'être engagé comme professeur à temps partiel pour succéder, en octobre 2001, à J.-M. Favresse dans les matières de droit administratif. Il poursuit son activité au Barreau de Bruxelles en parallèle. En octobre 2012, il est nommé chargé de cours à temps plein et devient, en décembre, vice-doyen de la Faculté de Droit et de Criminologie. Faute de temps, son activité d'avocat passe au second plan, il n'intervient plus que ponctuellement comme expert dans des dossiers pointus.

Convaincu qu'une des clés du droit consiste à se mettre d'accord sur les concepts et leur portée, puis à raisonner logiquement à partir de ces concepts " un peu comme on apprend une langue étrangère " observe-t-il, Patrick Goffaux a publié un Dictionnaire de droit administratif dans lequel il commente de manière approfondie les grandes notions du droit administratif belge. La première édition parut en 2006. Une seconde édition est en voie d'achèvement. Par ailleurs, avec ses assistants et quelques collègues du Centre de Droit public, il mène également une recherche qui devrait se concrétiser par la rédaction d'un ouvrage commentant les grands arrêts du droit administratif. Patrick Goffaux est aussi l'auteur de plusieurs études consacrées à la théorie de l'acte détachable du contrat qui ont déjà trouvé un écho encourageant dans la jurisprudence de la Cour de cassation.

Lecteur assidu de livres d'histoire - avec une préférence pour l'Antiquité et la seconde guerre mondiale -, Patrick Goffaux aime passer ses temps libres avec son épouse, Gülev, rencontrée il y a quinze ans à Ankara, lors d'un colloque de droit administratif - " elle était guide et interprète " souffle-t-il.

Autre passion, plus inattendue, Patrick Goffaux est colombophile… " C'est une tradition qui remonte à mon arrière-grand-père " explique celui qui préside la commission de discipline de la Fédération royale belge de colombophilie. " Le but, c'est bien sûr de gagner la course. Ca suppose de s'occuper 7 jours sur 7 de ses pigeons, de veiller à leur alimentation, de travailler leur motivation… Je n'en n'ai malheureusement plus le temps aujourd'hui. C'est dommage parce que la colombophilie, c'est un espace de camaraderie - tout le monde se retrouve au café à discuter des pigeons et d'autres choses - et aussi une école de la vie - un orage éclate ou un rapace fait main basse sur votre pigeon et c'est plusieurs mois ou années d'investissement qui disparaissent en un instant -. Mais c'est tellement gai d'apercevoir au loin son pigeon revenir après un vol de quelque 500 kilomètres " confie-t-il, mi-rêveur

Contacts

Patrick GOFFAUX

Faculté de Droit et de Criminologie

tel 02 650 3889(02 533 52 11), fax 02 650 4546,

Campus du Solbosch

ULB CP137, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles