Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Vincent DETOURS (Premier assistant - 2006)

Parcours

Mon itinéraire n'est pas du tout linéaire. Je me suis tourné vers les sciences car j'étais passionné par la musique et je voulais concevoir des instruments de musique électronique. J'ai d'abord effectué un premier cycle en mathématiques et ensuite une licence et une maîtrise en informatique à l'Université Pierre et Marie Curie - Paris VI. L'année de ma licence, un ami et moi avons élaboré un ordinateur pour synthétiser les sons mais j'ai compris que les problèmes électroniques qui occupaient le gros de notre temps ne m'intéressaient pas. Les cours de logique dispensés pendant la maîtrise et la question passionnante de la représentation de la connaissance en intelligence artificielle m'ont poussé vers un DEA en sciences cognitives et j'ai ensuite dévié vers la biologie en faisant ma thèse avec un neurobiologiste reconnu, Francisco Varela.

Pendant cette période, j'ai passé un an et demi à l'ULB à l'Institut de recherches interdisciplinaires et de développements en intelligence artificielle (IRIDIA) avant de partir deux ans aux États- Unis où j'ai travaillé sur des problèmes d'immunologie. Dans le courant de ma thèse, j'ai développé des modèles mathématiques liés aux rejets des greffes, en particulier sur la sélection des cellules T. Ces lymphocytes jouent un rôle central dans la réponse immunitaire adaptative.

Après la défense de ma thèse fin 1996, je suis retourné aux Etats-Unis pour un post-doctorat de 3 ans au Los Alamos National Laboratory et au Santa Fe Institute au Nouveau Mexique dans le groupe d'Alan Perelson avec qui j'avais effectué la plus importante partie de ma thèse. J'ai alors poursuivi le même sujet et j'ai également travaillé sur la reconnaissance du VIH par les cellules T en effectuant des analyses bioinformatiques visant à comprendre le phénomène d'immuno-dominance. Grâce aux bases de données des séquences du VIH et des peptides du VIH reconnues par les cellules T, nous avons pu mettre à jour un phénomène d'échappement immunitaire massif.

Depuis fin 2002, je suis revenu à l'ULB, cette fois à l'IRIBHM, où je travaille sur les puces à ADN (microarrays). Ces outils permettent de mesurer l'activité de l'ensemble des gènes dans les cancers. Je compte y poursuivre l'étude comparative des cancers de la thyroïde liés à l'accident de Tchernobyl en Ukraine et des cancers sporadiques en France pour laquelle j'effectue l'analyse bioinformatique des données microarrays. Cette étude devrait permettre d'en apprendre davantage sur les prédispositions au cancer. Mon projet de recherche comprend également l'amélioration du diagnostic des tumeurs de la thyroïde. Les microarrays devraient permettre de reconnaître avec plus de certitude les cancers de la thyroïde, et d'éviter ainsi des actes chirurgicaux inutiles.

Parallèlement à la recherche, la réalisation de films documentaires est mon violon d'Ingre. J'ai temporairement changé de métier en coréalisant deux films pour la télévision sur l'accès aux traitements du VIH. Le premier, réalisé en 2002, portait sur l'histoire de l'AZT et le second, en 2004, sur le docteur Nagesh, un médecin de Bombay qui soigne les séropositifs trop démunis pour pouvoir s'acheter les médicaments. J'ai co-réalisé un troisième documentaire en 2005 et aujourd'hui, je poursuis cette activité pendant mon temps libre.

Thèse

Modèles formels de la sélection des cellules B et T (publiée le décembre 1996)

Contacts

Vincent DETOURS

Faculté de Médecine

tel 02 555 4220, fax 02 555 4655,

Campus Erasme

ULB CP602, route de Lennik 808, 1070 Bruxelles