Présentation des derniers chercheurs engagés à l'ULB
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Fabienne ANDRIS (Chercheur qualifié - 2004)

Parcours

La bosse des sciences m'est arrivée sur le tard. Jusqu'au mois de juillet, j'ai hésité entre les romanes et la biologie. Deux mondes que pourtant tout oppose? C'est finalement grâce aux enseignements de mes professeurs du secondaire que j'ai opté pour la biologie. Par ailleurs, mon arrivée à l'ULB est assez originale car j'ai gagné mon inscription lors d'un concours de dissertation organisé par l'amicale des anciens de l'ULB de la région de Soignies. C'était un des lots mis en jeu. J'y ai donc suivi une licence en biologie, avec zoologie comme option, puis biologie moléculaire. Ma thèse portait sur la régulation des lymphocytes T. Nous avons identifié un nouveau mécanisme de " rétrocontrôle " des réponses immunes. Ce signal d'arrêt participe à l'homéostasie du système immunitaire et réduirait les complications inflammatoires et/ou auto-immunes, souvent associées à une réponse immune exacerbée. Je suis ensuite restée au laboratoire de physiologie animale. On m'a proposé de l'ouvrir aux techniques de biologie moléculaire, afin d'étudier des nouveaux gènes pouvant être exprimés par les cellules du système immunitaire.

Le projet sélectionné par le FNRS concerne un nouveau thème de recherche basé sur l'étude d'une sous-population particulière des cellules du système immunitaire, les lymphocytes T auxiliaires. En résumé, ces cellules régulent l'activité des autres cellules du système immunitaire, et je m'intéresse plus particulièrement à leur rôle dans la régulation de la production des anticorps. Cela fait deux ans que nous travaillons sur ce projet précis, et nous essayons à présent d'étudier ces cellules de façon plus pointue, afin de découvrir si elles constituent une population cellulaire à part, ou un stade intermédiaire dans le développement des réponses immunes. Nous portons d'ailleurs notre intérêt sur les conditions optimales d'activation car, en fonction des voies d'immunisation ou des adjuvants utilisés en vaccination, on peut orienter les réponses immunes vers la destruction de cellules infectées par des virus ou vers des voies de production d'anticorps. Cette régulation des réponses immunes pourrait notamment permettre de développer de nouveaux protocoles de vaccination afin de mieux cibler une réponse immunitaire. C'est du moins notre espoir.

Comme je travaille dans un laboratoire de recherche fondamentale, je ne me focalise pas sur un virus en particulier. Nous essayons de percer les mécanismes généraux avant de transmettre nos connaissances aux médecins et aux firmes pharmaceutiques, en espérant que nos recherches pourront s'appliquer à un maximum de types de vaccinations. Puisque les projets sur lesquels je suis occupée prennent plusieurs années pour livrer un résultat, j'accueille ma nomination avec joie. Cela va me procurer une plus grande autonomie dans le choix des projets, parfois peu " médiatiquement porteurs ".

Curieusement, je n'ai pas l'impression qu'une découverte scientifique ait changé fondamentalement la face du monde. Certes, les travaux d'Einstein sont, par exemple, connus de tous mais j'estime qu'il ne doit pas y avoir de " star " en recherche. Chaque découverte engendre une nouvelle question, et permet à d'autres personnes d'explorer de nouveaux horizons. Tout le monde s'appuie toujours sur une idée venant de quelqu'un d'autre pour lancer son projet. Je ne pense donc pas qu'on puisse hiérarchiser les découvertes.

Thèse

Un nouveau mode d'inactivation des lymphocytes T helper : découplage du récepteur antigénique du système de transmission des signaux d'activation (publiée le juin 1992)

Contacts

Fabienne ANDRIS

UR en Immunobiologie

tel 02 650 9880, fax 02 650 98 60,

Campus de Charleroi - Gosselies (Biopark)

ULB CP300, rue des Professeurs Jeener et Brachet 12, 6041 Charleroi (Gosselies)