page d'accueil   sommaire  

Ecotoxicologie microbienne marine : impact des contaminants métalliques et organiques sur les communautés microbiennes des sédiments marins (analyses microbiologiques, moléculaires, biochimiques, et minéralogiques en milieux sains et altérés). [Marine microbial ecology : impact of metallic and organic contaminants on microbial communities in marine sediments (microbial, molecular, biochemical and mineralogical analyses, in pristine and polluted environments).]

Les interactions entre les communautés microbiennes benthiques associées aux sédiments (CMBS) et les polluants anthropiques (Cd, Cu, Pb, Zn, PCBs, etc.) sont très peu connues en milieu marin. Ceci est regrettable car les CMBS ont un rôle majeur dans les phénomènes de pollution secondaire (les contaminants accumulés dans les sédiments peuvent être réintroduits dans la colonne d'eau). Des recherches fondamentales concernant ce sujet sont actuellement menées au Laboratoire de Biologie marine. Les nouvelles méthodes de microbiologie moléculaire sont utilisées en routine au laboratoire. Ces méthodes sont la DGGE (Denaturing Gradient Gel Electrophoresis), le clonage-séquençage de l'ARN ribosomial 16S, et l'hybridation in situ (FISH, Fluorescent In Situ Hybridization). Grâce à ces méthodes, il a récemment été possible d'étudier la contamination extrême d'un fjord norvégien (le Sorfjord), contaminé pendant plus de 80 ans par des métaux lourds. Il a ainsi été montré que la biodiversité des CMBS, ainsi que leur biomasse, est comparable dans les zones contaminées et les zones non contaminées. Les CMBS sont donc capables de s'adapter à des conditions extrêmes. L'effet individuel des contaminants métalliques (par exemple le cuivre) sur les CMBS est également étudié en employant la technique des microcosmes (Gillan 2004). [Despite their importance for environmental and human health risks (secondary pollution processes), the interactions between Benthic Microbial Communities in Sediments (BMCS) and anthropic contaminants (Cd, Cu, Pb, Zn, PCBs, etc.) are poorly known in the marine environment. Research on this topic are carried out in the Marine Biology Laboratory. New methods of molecular microbiology are used routinely in the laboratory. These methods include DGGE (Denaturing Gradient Gel Electrophoresis), cloning-sequencing of 16S ribosomal RNA, and in situ hybridization (FISH, Fluorescent In Situ Hybridization). The extreme contamination of a Norwegian fjord (the Sorfjord, contaminated for more than 80 years by heavy metals) has been studied recently using these techniques. It was shown that biodiversity and biomass of the BMCS were identical in pristine and polluted areas. BMCS are thus able to adapt to high levels of metals. The effects of individual metals (for example copper) on BMCS are also studied using microcosms (Gillan 2004).]



équipe


Mathieu BAUWENS Ana DOS RAMOS CATARINO


disciplines et mots clés déclarés


Biologie

communauté microbienne dgge ecotoxicologie métaux microbiologie sédimentologie