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Gonadotoxicité et protection pharmacologique des ovaires lors de traitements chimiothérapeutiques [Gonadotoxicity and pharmacological protection of the ovaries during chemotherapy]

Afin de développer de nouvelles alternatives pour préserver la fertilité des patientes atteintes de cancer, il est indispensable de développer nos connaissances sur les mécanismes de gonadotoxicité des traitements de type chimiothérapie. La protection pharmacologique des ovaires offre une alternative particulièrement intéressante pour préserver la fertilité des patients atteints de cancer car elle est non invasive et permet une restauration spontanée de la fertilité après traitement. Le laboratoire s'est intéressé particulièrement à l'effet protecteur éventuel des analogues de la Gonadotropin-releasing Hormone (GnRHa) administrés durant la chimiothérapie. L'efficacité de ce traitement et ses mécanismes d'action restent en effet controversés. Au laboratoire, les mécanismes d'action et l'effet des GnRHa sont étudiées sur modèle murin. Plusieurs voies d'action directes et indirectes sont analysées sur les follicules primordiaux et en croissance.Le laboratoire a aussi mis en place une étude multicentrique visant à évaluer l'efficacité des GnRHa pour prévenir la défaillance ovarienne chez les patientes atteintes de lymphome (POF trial- ClinicalTrials.gov identifiant: NCT01160315). Cette etude a été cloture en 2015 près 5 ans de suivi. Elle a également permis au laboratoire de développer un large réseau de collaboration internationale avec les centres oncologiques. Ce réseau et l'expertise du laboratoire dans l'évaluation de la gonadotoxicité des chimiothérapies lui ont permis de participer à plusieurs études cliniques oncologiques.Recement, le laboratoire s'est également interressé au développement de nouveaux agents protecteurs pendant la chimiothérapie. Grâce à leur capacité de modeler l'expression de différent gènes, les micro-RNAs (miRNAs) se sont récemment révélés d'un intérêt majeur en oncologie. Ils peuvent en effet moduler la réponse tumorale à la chimiothérapie via la régulation post- transcriptionnelle des gènes. Dans ce projet, nous allons utiliser ces propriétés thérapeutiques prometteuses pour développer de nouvelles cibles afin de prévenir les effets de la chimiothérapie sur les ovaires. [Development of fertility preservation option requires extensive knowledge in the mechanism of drugs gonadotoxicity. Pharmacological ovarian protection during chemotherapy has several advantages to preserve fertility of cancer patients as it is non-invasive and allows spontaneous cycle recovery after treatment. Gonadotropin-releasing Hormone analogues (GnRHa) are the only ovarian protective agents tested in clinical trial. However, there are still controversies on potential mechanisms of action of GnRHa to prevent premature ovarian insufficiency. Their efficiency to protect ovarian follicles during chemotherapy treatment and to inhibit folliculogenesis are currently evaluated in a murine model in the laboratory. In this project, different pathways involved in the mechanisms of gonadotoxicity are investigated on primordial and growing follicles. The laboratory also set up a large multicentric European trial to evaluate the efficacy of GnRHa in lymphoma patients (POF trial- ClinicalTrials.gov identifier: NCT01160315). This study was closed in 2015 after 5 years of follow-up. Thanks to the large oncological collaborators network, the laboratory is involved in several oncological studies for their expertise in the management of clinical trials and in the evaluation of chemotherapy impact on the ovarian reserve.Recently, the laboratory developed new project to innovate in the pharmacological ovarian protection. As master regulators of genes transcription, microRNAs showed high potential by regulating transcription and post-transcription of targeted genes involved in fundamental cell functions including cell proliferation and apoptosis. Where miRNAs are used as genes modulators to increase the sensitivity of the neoplasic cells to chemotherapy, they might also be useful to reduce toxicity in healthy cells. By studying the role of miRNAs in follicular response to toxic agents, we aim to find a way to keep follicle healthy at the quiescent stage during chemotherapy.]



équipe


ALEXANDRI CHRYSANTHI Julie DECHENE Isabelle DEMEESTERE Yvon ENGLERT Matteo LAMBERTINI Geraldine VAN DEN STEEN


disciplines et mots clés déclarés


Cancérologie Gynécologie

gnrh analogues mirnas ovaire préservation de la fertilité