Etoiles chimiquement particulières et binarité : études observationnelles et théoriques.
Etude multispectrale d'étoiles géantes rouges chimiquement anormales (étoiles à baryum, étoiles S, étoiles symbiotiques, étoiles carbonées déficientes en métaux), détermination de leurs statut évolutif. Etude de l'environnement circumstellaire (enveloppe de CO, poussières, perte de masse). Surveillance photométrique d'éventuelles binaires à éclipses, ellipsoïdales ou symbiotiques. Surveillance à long terme des vitesses radiales en vue de la détermination des éléments orbitaux. Déterminations spectroscopiques d'abondances.
Préparation de la mission Gaia de l'ESA
Gaia est la mission d'astrométrie spatiale de l'Agence Spatiale Européenne dont le lancement est prévu pour 2011. Durant une période de cinq ans, elle vise à observer 1.2 milliard d'étoiles pour lesquelles des positions et mouvements précis (ainsi que quelques paramètres astrophysiques) seront mesurés. L'IAA accueille quelques composantes de l'unité de coordination (CU) 4 du consortium de traitement et d'analyse des données (DPAC) obtenues par Gaia. Cette unité est constituée de plusieurs unités de développement (DU) distribuées sur toute l'Europe. Ces dernières sont en charge de l'écriture, des tests, ... des codes qui constitueront par la suite la chaîne de réduction des observations de Gaia. Ces DU sont donc des constituants important du succès de la mission. Deux de celles-ci sont basées à l'IAA. Une est composée de deux post-doctorants et d'un informaticien qui sont responsables des logiciels pour les binaires à éclipses (une étoile en orbite autour d'une autre et qui bloque parfois la lumière émise par cette dernière). Cette unité est financée intégralement par une bourse Prodex de l'ESA. La seconde DU est chargée des binaires astrométriques et résolues. Les premières correspondent à des cas où le côté binaire de la source ne se manifeste qu'en analysant leur mouvement alors que les secondes apparaissent clairement doubles sur les détecteurs. Cette seconde unité est financée en partie par le FNRS et la Commission Européenne (au travers d'un réseau RTN) pour le reste. Le responsable de toute l'unité de coordination 4 est membre de l'IAA.