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Caroline SIMON


coordonnées


Faculté de Droit et de Criminologie
Caroline SIMON
tel 02 650 66 83, fax 02 650 36 11, Caroline.Simon@ulb.ac.be
Campus du Solbosch
CP137, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles



unités de recherche


Centre de Droit comparé, d'histoire du droit et d'anthropologie juridique [Center for Legal History and Legal Anthropology]



projets


Les familles étrangères face à la justice belge [For a multicultural family justice ? Ethnographic observations of Belgian family justice in a multicultural context]
Le projet de recherche de Caroline Simon prend ses racines dans la confrontation de deux constats incontournables concernant l'univers juridique contemporain, et plus spécifiquement encore le droit familial belge : d'une part celui du caractére profondément multiculturel de nos sociétés modernes, et d'autre part celui de modifications législatives substantielles dans le droit familial belge ces derniéres années, modifications elles-mêmes entraénées par une mutation profonde du systéme idéologique sous-tendant cette branche du droit. La confrontation de ces deux prémisses a amené Caroline Simon A  s'interroger sur la présence de la diversité culturelle au sein du droit et A  se demander si celle-ci émergeait ou non comme un enjeu dans le cadre de la justice familiale. En effet, on est en droit de se demander si un certain décalage ne se profile pas entre les nouveaux modéles familiaux véhiculés par le droit familial belge et le vécu plus traditionnel de certaines familles en contexte migratoire qui mobilisent ce droit pour résoudre leurs conflits familiaux. La premiére phase de sa recherche se concentre sur un domaine bien précis : celui de la mise en oeuvre judiciaire du droit familial. Son travail s'inscrivant dans la perspective de l'anthropologie juridique, elle se propose de nourrir le développement de ses réflexions par une étude de terrains privilégiés, oé se rencontrent in concreto les familles A  composante migratoire et les juges de la famille incarnant le pouvoir judiciaire belge : non seulement le prétoire de certaines audiences du tribunal de la jeunesse, mais aussi celui tout A  fait particulier des justices de paix. Ainsi, il lui sera permis de développer, A  partir de l'analyse qualitative de ces données, une réflexion qui puisse refléter le droit tel qu'il est pratiqué et vécu au quotidien par les différents acteurs de nos sociétés contemporaines profondément multiculturelles. [The research project of Caroline Simon deals with the relations between families from a migrant background and Belgian family law. It begins with the observation that the major changes Belgian family law has undergone in recent years have transformed family models and their inherent values, leading to a more individualistic and liberal system. The question is therefore whether new models generate difficulties for families with a traditional structure when they are subject to Belgian family law. The first step of the research is to focus on the courtroom to see what kinds of challenges come to the fore for the judge when dealing with families from a migrant background, and to examine how cultural differences and cultural diversity are addressed in the courtroom. The project lies within the framework of legal anthropology and thus uses empirical methodology in order to show the law in action as it is carried out in everyday life. This involves observations in courtroom and semi-directed interviews with professionals. Much existing literature concentrates on the impact of cultural diversity on the criminal justice system and juvenile delinquency, the aim of this project is to focus rather on the civil level, that is to say in local court (Justice de paix) and civil court, in the youth section (Tribunal de premiere instance, section jeunesse). A second step will be to enlarge the research areas with interviews with families and their counsel or social workers, to explore how the different actors in the field foresee the impact of cultural diversity and the migrant background on the family justice process. If the primary aim of this project is to be descriptive and qualitative rather than normative, it still cannot be completely divorced from the ambition of meeting the challenge of multiculturalism and articulating possible contributions to bettering our shared existence.]

Sans Papiers, Sans Droits ? Les résolutions alternatives des conflits dans une « communautée» de migrants brésiliens en situation illégale vivant en Belgique [Migrants without papers and without rights? Alternative modes of conflict resolutions in Brazilian migrants communities in Belgium]
Inscrit dans une perspective interdisciplinaire, ce projet de recherche entend analyser les formes de résolution des conflits telles que pratiquées par la communauté de Brésiliens en situation illégale résidant en Belgique. Malgré l'intérêt grandissant des études sur la problématique de la résolution des conflits ainsi que sur les mécanismes de régulation A« para-pénale A» dans de nombreux champs scientifiques, en particulier ceux de la criminologie et de l'anthropologie juridique, celles-ci demeurent rares dans les domaines de recherches s'intéressant A  l'immigration clandestine. Dans le cadre de cette recherche, il s'agira de documenter, d'analyser et de comprendre la maniére dont les Brésiliens, dans le contexte d'immigration, peréoivent et résolvent leurs conflits. A l'aide d'une méthodologie variée, de nature essentiellement qualitative, on s'efforcera, d'une part, de saisir la maniére dont les conflits émergent, prennent sens et sont résolus au sein de cette communauté et, d'autre part, d'identifier l'impact du statut illégal du séjour sur les mécanismes de régulation des conflits. A cet effet, la signification (culturelle, religieuse, sociale, économique etc.) du conflit et de sa résolution y sera particuliérement examinée. Notre argument est que les formes de résolution des conflits dépendent de la dynamique interactionnelle dans laquelle les membres de la communauté brésilienne s'inscrivent qui les conduit A  la fois A  définir la situation comme conflictuelle, A  opérer des ajustements de celle-ci et A  la retraduire pour qu'elle prenne sens. [In an interdisciplinary perspective, this research intends to analyze the forms of conflict resolution as practiced by the community of Brazilians living illegally in Belgium. Despite the growing interest of studies on the problem of conflict resolution as well as on A« para-criminal A» regulatory mechanisms in many scientific fields, in particular those of criminology and legal anthropology, those studies remain rare in the areas of research addressing illegal immigration. This research will document, analyze and understand the way Brazilians, in the context of immigration, recognize and resolve their conflicts. Using a varied methodology, essentially qualitative in nature, we aim to understand, firstly, how the conflicts emerge, make sense and are resolved inside this community; secondly, the impact of the illegal status of the stay of the Brazilians on the mechanisms of conflict resolution. To this end, the meaning of the conflict (cultural, religious, social, economic, etc.) and its resolution will be particularly considered in the context of this research. Our argument is that the forms of conflict resolution depend on the interactional dynamic in which members of the Brazilian community are inserted, which lead them to define the situation as a conflict, to make adjustments to it and to translate the situation in order for it to make sense.]



disciplines et mots clés déclarés


Droit romain

anthropologie juridique criminologie