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recherche  


(Premier Assistant)


coordonnées



Jacob SOUOPGUI
Sc: Embryologie moléculaire
Jacob.Souopgui@ulb.ac.be
Campus de gosselies
ULB CP300, rue des Professeurs Jeener et Brachet 12, 6041 Charleroi (Gosselies)


unité de recherche



Embryologie moléculaire


sujet de recherche


C'est au Cameroun que Jacob Souopgui réalise la première partie de son parcours éducatif, études primaires et secondaires, suivies d'une licence et d'un doctorat, à l'Université de Yaoundé, en biologie moléculaire et parasitologie, auprès du Prof. Vincent P.K. Titanji. Il entendait sans doute, légitimement, en rester là ! Il n'avait pas encore réalisé que celui qui veut faire de la recherche au Cameroun - mais cette caractéristique est largement partagée par la majorité des pays africains - rencontre des difficultés d'équipement et de financement telles qu'il n'y a, bien souvent, pas d'autre issue que de partir poursuivre sa formation ailleurs.

Il cherche alors une opportunité de postdoctorat en Europe et reçoit des réponses qui vont toutes dans le même sens : " personne ne connaît le système de l'enseignement supérieur camerounais et ne veut prendre de risques ". Jacob Souopgui décide alors de refaire un doctorat en Europe ! Il s'en faut de peu que le chercheur n'essuie un nouveau refus lié cette fois au fait qu'il est déjà docteur ! Il signera une convention, s'engageant sur l'honneur à mener sa seconde thèse à terme. Sélectionné parmi une quarantaine de candidats, il est admis comme thésard dans un programme doctoral mené conjointement par l'Institut Max-Planck et l'Université de Göttingen où il s'attelle à une thèse en biologie du développement, sur la formation du cerveau précoce, sous la direction du Prof. Tomas Pieler. Il la termine en deux ans et demi, en 2002, et se voit proposer un postdoctorat immédiatement, avec un contrat de travail. Il restera à Göttingen jusqu'en 2005.

Il a toujours l'intention de rentrer au pays, n'ayant pas de mandat définitif, et commence à se préoccuper de l'avenir scolaire de ses enfants, dans l'hypothèse d'un retour au Cameroun. C'est surtout la langue de l'apprentissage qui le taraude, si sa famille et lui poursuivaient leur séjour en Allemagne. Il se met en quête d'un nouveau point d'ancrage professionnel, en France ou dans un autre pays francophone.

En janvier 2006, il décroche un deuxième postdoc, au FNRS, pour travailler, à l'ULB, dans le laboratoire du Prof. Eric Bellefroid qui accepte la poursuite des travaux initiés à Göttingen. J. Souopgui obtiendra également de l'Université Paris XI, en parallèle au parcours bruxellois, l'habilitation à diriger des recherches (HDR), nécessaire pour être reconnu professeur au Cameroun.

A l'automne 2009, il peut enfin déposer ses valises et avoir des projets professionnels et familiaux, ici et maintenant, en devenant Premier Assistant à l'ULB, à l'Institut de Biologie et Médecine Moléculaires (IBMM). Pour l'heure, il est co-titulaire du cours de physiologie animale en BA2 (biologie).

Ses recherches portent toujours sur la neurogénèse primaire, la formation précoce du cerveau des vertébrés et plus précisément sur la régulation post-transcriptionnelle des gènes. Le sujet, complexe, a été abandonné par la plupart des scientifiques du domaine de la biologie du développement mais Jacob Souopgui a trouvé, à Göttingen, une piste d'investigation prometteuse : il a isolé entre autres une protéine (XSeb4R) qui intervient dans cette régulation post-transcriptionnelle au cours du développement embryonnaire chez le xénope. Ses préoccupations sont donc au c?ur de la génomique fonctionnelle ! Jacob Souopgui entretient des collaborations scientifiques avec Göttingen d'une part, avec Paris XI et Abidjan en projetant un travail commun sur le paludisme, et enfin avec les universités de Yaoundé, de Douala, de Dschang, et de Buea au Cameroun où son ancien mentor, le Prof. Titanji est devenu recteur.

Il souhaite faire de la coopération au développement, conscient du dénuement des PED en expertises. Mais il voudrait réfléchir préalablement aux types d'action et aux principes à mettre en ?uvre en priorité.

Spontanément il pense à trois approches :

1) Accueillir des doctorants et former des collègues pour qu'ils soient capables de diriger une équipe.

2) Encourager des formes de collaborations durables et de recyclages de personnels sur place. Lors de son séjour à Göttingen, J. Souopgui était arrivé à convaincre des collègues de sept départements de la Faculté de Médecine de consacrer une partie des congés d'été à organiser des séminaires de recyclage pour leurs pairs à l'Université de Yaoundé. Des raisons administratives et financières en ont empêché le lancement mais de telles initiatives devraient pouvoir être remises sur pied sans grandes difficultés.

3) Agir au niveau politique européen. Jacob Souopgui a pris contact avec l'Union Européenne et les Directions Générales appropriées pour souligner l'importance qu'aurait une " pression " communautaire sur les gouvernements africains en faveur de la recherche in loco.

SOUOPGUI, Jacob, RUST, Barbara, VANHOMWEGEN, Jessica, HEASMAN, Janet, HENNINGFELD, Kristine A., BELLEFROID, Eric, PIELER, Thomas - The RNA binding protein XSeb4R: a positive regulator of VegT mRNA stability and translation that is required for germ layer formation in Xenopus. In : "Genes and Development" 22, 2008, pp. 2347-2352.

BOY, Sébastien, SOUOPGUI, Jacob, AMATO, Marcos A., WEGNEZ, Maurice, PIELER, Tomas, PERRON, Muriel - XSEB4R, a novel RNA-binding protein involved in retinal cell differentiation downstream of bHLH proneural genes. In : "Development", 131, 2004, pp. 851-862, equal contribution.

SOUOPGUI, Jacob, SOLTER, Marion, PIELER, Tomas - XPak3 promotes cell cycle withdrawal during primary neurogenesis in Xenopus laevis. In : "Embo Journal", 21, 2002, pp. 6429-6439.