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(Premier Assistant)


coordonnées



Emilie VAN HAUTE
Faculté Sc.sociales, politiques, économ.
tel 02 650 48 82, fax 02 650 35 21, evhaute@ulb.ac.be
Campus du Solbosch
ULB CP124, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles


unité de recherche



Centre d'étude de la vie politique


sujet de recherche


Le choix d'entamer des études en science politique s'est fait assez naturellement chez Emilie Van Haute. Le passé familial a joué un rôle, plusieurs générations successives ayant embrassé la carrière diplomatique. Elle a grandi imprégnée de discussions passionnées sur l'organisation et le fonctionnement des Etats.

Elle entame ses études universitaires aux Facultés Universitaires Saint-Louis, seule université francophone à l'époque à offrir des programmes de cours trilingues (français-anglais-néerlandais). N'ayant pas pu effectuer de séjour linguistique à l'étranger après ses études secondaires, elle était particulièrement tentée par cette offre de cours qui lui permettrait d'améliorer ses capacités linguistiques en parallèle des études. Le passage des FUSL à l'ULB pour les licences était pour elle évident. Durant ses licences, elle opte pour l'orientation " sociologie politique ", son intérêt pour la science politique se concentrant de plus en plus sur les sphères directement liées aux acteurs politiques.

Emilie Van Haute décroche, dès la fin de ses licences, un mandat d'assistant, qui lui " apporte " beaucoup : " c'est un statut qui offre des opportunités magnifiques, même si le rythme de travail est parfois éreintant ". A côté des tâches d'encadrement des séminaires, elle gère les programmes d'échanges du département (développement de nouveaux partenariats, collaboration à la mise en place du Programme international Soco).

Les recherches d' E. Van Haute se concentrent peu à peu sur l'étude des acteurs politiques : électeurs, adhérents, militants, partis, candidats, parlementaires, etc. Son intégration au sein du Centre d'étude de la vie politique (Cevipol) a facilité l'entrée dans le monde de la recherche. Sa thèse, menée sous la direction de Pascal Delwit, s'est rapidement orientée vers une étude des adhérents de parti en Belgique. Elle porte sur la place de l'idéologie dans les mécanismes d'adhésion en Flandre (avec une focale sur le cas du CDV et du VLD).

Ce sujet rassemble les différents centres d'intérêt d' E. Van Haute : acteurs de la vie politique, participation politique, vie politique belge, démarche quantitative basée sur des enquêtes par questionnaire. Elle défend sa thèse en janvier 2008. L'intégration au sein du Cevipol a par ailleurs favorisé la participation à divers projets de recherches en parallèle de la thèse (projet PARENEL sur les parlementaires en Europe, projet SSTC sur le vote électronique, enquêtes " sortie des urnes ", etc.).

Elle bénéficie d'un premier postdoctorat - un postdoc intercommunautaire de la fondation Francqui - qui lui permet d'effectuer des recherches au département de science politique de l'Université d'Anvers. A la fin de son postdoc Francqui, elle obtient un mandat de chargée de recherches FRS-FNRS, avec un sujet dans le prolongement de sa thèse. La thèse adoptait une combinaison entre approche institutionnelle et génétique des partis et se concentrait sur les liens entre organisation, projet idéologique et composition de la base des partis. Le projet postdoctoral entend davantage se centrer sur une approche fonctionnaliste du phénomène de l'adhésion, et s'interroger sur le rôle des adhérents comme agents de la démocratie.

Emilie Van Haute n'a pas renoncé à la mobilité. Grâce notamment au prix " rayonnement international " du BRIC de l'ULB, elle passe un an, chargée de recherche FNRS, à UBC (University of British Columbia, Vancouver). UBC est dotée d'un centre de recherches dynamique en science politique, et accueille un des principaux spécialistes des théories de l'adhésion et de la participation politique. Ce choix devait en outre lui permettre de développer un réseau international au-delà de l'Europe, vers un ancrage Nord-Américain.

En termes de liens internationaux, elle participe au PAI liant l'ULB à la KUL, VUB, UA et Leiden, intitulé " Changing patterns of participation and representation ". Ce projet analyse les processus à l'?uvre qui modifient les tendances classiques de la participation et de la représentation politiques. Il comporte différents volets : comportement des électeurs, rôle des parlementaires, participation politique des citoyens, la question de la confiance en politique, le rôle des médias, la participation protestataire, la question de la représentation dans des territoires à multiples niveaux de pouvoir, et la participation partisane ou adhésion aux partis politiques. E. Van Haute y joue un rôle moteur dans le dernier volet portant sur l'adhésion. A côté de ce réseau belgo-belge ou intercommunautaire, elle est également impliquée dans un réseau de chercheurs européens travaillant sur l'adhésion partisane, et a, dans ce cadre, organisé une conférence internationale à Bruxelles en octobre 2008, et co-dirigé un panel à l'ECPR (European Consortium for Political Research) en septembre 2009. La phase d'élaboration d'un projet à soumettre à la European Science Foundation est en cours, qui devrait permettre de développer les recherches comparées dans ce domaine, inexistantes à ce jour. Elle est par ailleurs membre du standing group on political parties de l'ECPR.

Premier assistant depuis octobre 2009, Emilie Van Haute est nommée sur une chaire en politique comparée. Elle sera amenée à donner deux cours dans le Master en science politique : " Politics in the US ", axé sur les partis, la vie politique et les élections aux USA, et " Politique et sociétés dans l'Union européenne ".

Pour le futur, outre le PAI en cours et le réseau international, E. Van Haute espère pouvoir développer un nouvel axe de recherche se focalisant sur la vie interne des partis dans son ensemble, en maintenant un volet sur l'adhésion, tout en élargissant les recherches vers la gestion des conflits au sein des organisations partisanes, les processus d'élections internes, la constitution de factions ou groupes plus ou moins institutionnalisés, etc. Deux autres volets la passionnent : la question des familles de partis et toutes les formes artistiques de participation politique.