
sujet de recherche

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Dès la première candidature à l'ULB, ma passion
pour l'histoire s'est étendue à l'histoire de l'art. J'ai
donc suivi simultanément une double formation : en
histoire (option temps modernes) et en histoire et
archéologie (option moyen âge - temps modernes).
L'histoire du christianisme étant essentielle pour
replacer le patrimoine artistique européen dans son
contexte, j'ai ensuite suivi un troisième cycle à l'ULB
en histoire des religions (option christianisme) à
l'Institut d'études des religions et de la laïcité (devenu
depuis le CIERL) complété par un Erasmus à l'École
pratique des Hautes études à Paris (section sciences
religieuses).

Très tôt, j'ai choisi des thèmes de recherches
interdisciplinaires à la croisée de l'histoire, de l'histoire
de l'art et de l'histoire du
christianisme. Intéressé
par l'histoire culturelle
des XVIIIe et XIXe siècles,
j'ai tout d'abord étudié la
sécularisation des .uvres
d.art, c'est-à-dire la
manière dont nombre de
tableaux et de sculptures
ont été enlevés
des établissements
ecclésiastiques pour
être transférés dans des
musées. Dans mes trois
mémoires, j'ai approfondi
cette thématique en
l'analysant sous trois angles différents : historique,
artistique et religieux. J'ai eu la chance de pouvoir
publier le résultat de ces recherches dans un ouvrage
édité en 1998 dans la collection Études sur le XVIIIe
siècle.

Conscient que la sécularisation des oeuvres d'art
n'était qu'un des aspects d'une mutation plus
profonde du monde artistique à la fin des temps
modernes et au début de l'époque contemporaine,
j'ai ensuite entamé des recherches sur l'émergence
des institutions artistiques (salons, académies,
musées), sur le statut de l'artiste, sur la formation
d'un public et sur la constitution d'un patrimoine
artistique en Belgique. Grâce à un mandat d'aspirant
au FNRS (1998-2002), j'ai pu réaliser une thèse de
doctorat consacrée à l'émergence des beaux-arts en
Belgique : institutions, hommes et oeuvres (1773-
1835) ; thèse de doctorat qui a été publiée en 2004.

En 2002, j'ai obtenu un mandat de chargé de
recherches FNRS en proposant un projet sur l'étude
de la perception de l'Antiquité aux XVIIIe et XIXe
siècles. J'ai particulièrement analysé les mutations
culturelles qui accompagnent l'essor de l'architecture
néoclassique entre 1750 et 1850. Parallèlement
aux recherches en archives, aux voyages d'études à
l'étranger, aux participations à des colloques et à la
préparation d'un ouvrage qui sera prochainement
publié, j'ai animé de nombreuses visites guidées afin
de mieux faire connaître
ce type d'architecture
auprès du grand public.
L'enseignement à l'ULB
et à l'Université de Mons-
Hainaut m'a également
permis de transmettre le
fruit des mes recherches.
Le contact avec le grand
public et les étudiants
m'a beaucoup enrichi.

Mon nouveau thème de
recherches porte sur les
élites, les institutions et
la culture en Europe de
1750 à 1914. L'objectif est d'analyser, du milieu du
siècle des Lumières à la première guerre mondiale,
la formation d'une culture européenne parallèlement
au développement des cultures nationales.

Ma nomination va me permettre de développer
des projets collectifs à long terme, de développer
les liens entre différents groupes de recherches
internationaux, d'organiser des colloques, des
publications de collaboration et de mettre en place
des bases de données. N'avoir aucune limite de
temps change considérablement les modalités et
l'ampleur du travail du chercheur.

Dans la recherche historique, la périodisation
académique sépare souvent artificiellement les
temps modernes de l'époque contemporaine. Ces
périodes sont dès lors étudiées par des spécialistes
différents. Depuis le début de mes recherches,
j'essaie de transgresser cette césure chronologique
en englobant à la fois les XVIIIe et XIXe siècles. Il existe
en effet une véritable continuité culturelle entre le
siècle des Lumières et celui de l'industrialisation.
Dans l'histoire de la Belgique, la succession des
nombreux régimes politiques durant cette époque
(autrichien, français, hollandais et indépendance)
complique quelquefois la recherche, mais elle la
rend très passionnante.

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