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recherche  


(Chercheur qualifié)


coordonnées



Christophe LOIR
Dpt d'Histoire, arts et archéologie
tel 02 650 43 63, Christophe.Loir@ulb.ac.be
Campus du Solbosch
ULB CP175/01, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles


unité de recherche



Groupe d'étude du XVIIIe siècle


sujet de recherche




Dès la première candidature à l'ULB, ma passion pour l'histoire s'est étendue à l'histoire de l'art. J'ai donc suivi simultanément une double formation : en histoire (option temps modernes) et en histoire et archéologie (option moyen âge - temps modernes). L'histoire du christianisme étant essentielle pour replacer le patrimoine artistique européen dans son contexte, j'ai ensuite suivi un troisième cycle à l'ULB en histoire des religions (option christianisme) à l'Institut d'études des religions et de la laïcité (devenu depuis le CIERL) complété par un Erasmus à l'École pratique des Hautes études à Paris (section sciences religieuses).

Très tôt, j'ai choisi des thèmes de recherches interdisciplinaires à la croisée de l'histoire, de l'histoire de l'art et de l'histoire du christianisme. Intéressé par l'histoire culturelle des XVIIIe et XIXe siècles, j'ai tout d'abord étudié la sécularisation des .uvres d.art, c'est-à-dire la manière dont nombre de tableaux et de sculptures ont été enlevés des établissements ecclésiastiques pour être transférés dans des musées. Dans mes trois mémoires, j'ai approfondi cette thématique en l'analysant sous trois angles différents : historique, artistique et religieux. J'ai eu la chance de pouvoir publier le résultat de ces recherches dans un ouvrage édité en 1998 dans la collection Études sur le XVIIIe siècle.

Conscient que la sécularisation des oeuvres d'art n'était qu'un des aspects d'une mutation plus profonde du monde artistique à la fin des temps modernes et au début de l'époque contemporaine, j'ai ensuite entamé des recherches sur l'émergence des institutions artistiques (salons, académies, musées), sur le statut de l'artiste, sur la formation d'un public et sur la constitution d'un patrimoine artistique en Belgique. Grâce à un mandat d'aspirant au FNRS (1998-2002), j'ai pu réaliser une thèse de doctorat consacrée à l'émergence des beaux-arts en Belgique : institutions, hommes et oeuvres (1773- 1835) ; thèse de doctorat qui a été publiée en 2004.

En 2002, j'ai obtenu un mandat de chargé de recherches FNRS en proposant un projet sur l'étude de la perception de l'Antiquité aux XVIIIe et XIXe siècles. J'ai particulièrement analysé les mutations culturelles qui accompagnent l'essor de l'architecture néoclassique entre 1750 et 1850. Parallèlement aux recherches en archives, aux voyages d'études à l'étranger, aux participations à des colloques et à la préparation d'un ouvrage qui sera prochainement publié, j'ai animé de nombreuses visites guidées afin de mieux faire connaître ce type d'architecture auprès du grand public. L'enseignement à l'ULB et à l'Université de Mons- Hainaut m'a également permis de transmettre le fruit des mes recherches. Le contact avec le grand public et les étudiants m'a beaucoup enrichi.

Mon nouveau thème de recherches porte sur les élites, les institutions et la culture en Europe de 1750 à 1914. L'objectif est d'analyser, du milieu du siècle des Lumières à la première guerre mondiale, la formation d'une culture européenne parallèlement au développement des cultures nationales.

Ma nomination va me permettre de développer des projets collectifs à long terme, de développer les liens entre différents groupes de recherches internationaux, d'organiser des colloques, des publications de collaboration et de mettre en place des bases de données. N'avoir aucune limite de temps change considérablement les modalités et l'ampleur du travail du chercheur.

Dans la recherche historique, la périodisation académique sépare souvent artificiellement les temps modernes de l'époque contemporaine. Ces périodes sont dès lors étudiées par des spécialistes différents. Depuis le début de mes recherches, j'essaie de transgresser cette césure chronologique en englobant à la fois les XVIIIe et XIXe siècles. Il existe en effet une véritable continuité culturelle entre le siècle des Lumières et celui de l'industrialisation. Dans l'histoire de la Belgique, la succession des nombreux régimes politiques durant cette époque (autrichien, français, hollandais et indépendance) complique quelquefois la recherche, mais elle la rend très passionnante.


thèse


Les transformations artistiques en Belgique entre 1773 et 1835 : institutions, hommes et oeuvres (25 mars 2002)