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recherche  


(Chargé de cours à titre définitif)


coordonnées



Laurence BROGNIEZ
Faculté de Philosophie et Lettres
tel 02 650 43 51, Laurence.Brogniez@ulb.ac.be
Campus du Solbosch
ULB CP175, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles


unité de recherche



Groupe de recherche sur l'art moderne


sujet de recherche


Après des humanités en latin-grec, Laurence Brogniez s'inscrit à l'ULB, en Faculté de philosophie et lettres : elle commence l'histoire de l'art mais après quelques semaines, elle se ravise et s'oriente vers la philologie romane : la littérature lui manquait déjà. "J'ai toujours été une lectrice boulimique : je lis plusieurs livres par semaine, souvent en parallèle. Je lis un peu de tout, y compris des auteurs contemporains même si ma passion porte plutôt sur le 19e siècle. A 18 ans, le monde de l'édition et le journalisme m'attiraient", explique-t-elle. Elle consacre son mémoire de licence à un auteur décadent de la fin du 19e siècle, Joséphin Péladan. "C'est alors qu'est né mon goût pour la recherche. C'est aussi mon premier travail sur ce qui deviendra ma période de prédilection : la fin du 19e siècle" se souvient la chercheuse. Sa licence en philologie romane obtenue, elle entame la licence en écriture et analyse cinématographiques (Elicit). Elle part ensuite à l'Université de Cologne, comme lectrice de français, "c'est là que j'ai découvert le goût de l'enseignement", évoque-t-elle.

Au milieu des années '90, de retour à l'ULB avec le soutien du FNRS, elle entame sous la direction du professeur Jacques Marx une thèse de doctorat intitulée "Préraphaélisme et symbolisme. Peinture littéraire et image poétique". "Ma thèse m'a permis de concilier mes goûts littéraire et artistique, à travers une étude comparée des arts et des lettres en Belgique, en France et en Angleterre. Cela m'a amenée également à voyager pour consulter des fonds d'archives à Paris, à Londres ou encore en Suisse " précise Laurence Brogniez. En 1999, elle défend sa thèse et décide de " prendre une pause recherche" : elle rejoint le Festival de musique contemporaine Ars Musica où elle prend en charge les publications. Mais le " virus de la recherche " la gagne à nouveau : elle entame en 2000 un post-doctorat sur la transposition d'art dans la littérature belge.

En 2001, elle est engagée aux Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur pour assurer un cours de littérature générale en 1re année : "j'ai alors renoué avec l'enseignement et c'est évident, donner cours à un auditoire de 300 étudiants est pour le moins formateur", commente-t-elle. Sept ans plus tard, elle quitte les FUNDP pour l'ULB où elle est nommée chargée de cours à titre définitif en 2008. "L'ULB me permettait de donner cours en master et d'encadrer des mémoires ou des thèses. C'était aussi mon université d'origine, j'y avais encore beaucoup de contacts", explique-t-elle.

Sa recherche actuelle porte toujours sur les rapports texte-image et plus particulièrement sur les peintres écrivains : elle étudie les écrits de ces artistes à la double pratique - tels Rops, Ensor, Michaux, Alechinsky? -, leur diffusion, leur réception? Ses travaux ont donné lieu, notamment, à la création d'une base de données consacrée aux peintres écrivains (www.pictoriana.be), un colloque et, à paraître à l'automne 2008, un livre intitulé "Ecrit(ure)s de peintres belges". En collaboration avec Denis Laoureux - également nommé chargé de cours définitif en 2008 -, elle a mis sur pied un groupe de contact FNRS sur les "écrits d'artistes".

Autre thème de recherche pour Laurence Brogniez : femmes et critique. "En partenariat avec l'équipe LIRE-CNRS de l'Université de Lyon 2, j'étudie la participation des femmes à l'élaboration des discours critiques, je tente de cerner l'influence des femmes sur la perception de l'art. A terme, avec les membres de l'équipe, nous souhaiterions créer un réseau international consacré à cette question qui favoriserait les contacts entre l'ULB, LIRE et d'autres partenaires francophones, en Suisse et au Québec", précise la chercheuse. Enfin, un troisième axe de recherche se profile pour elle : l'adaptation littéraire au cinéma qu'elle compte étudier dans les prochaines années.

"J'aime la recherche sur le terrain : trouver des manuscrits en bibliothèque, aller à la source, rencontrer d'autres chercheurs? La recherche est pour moi un véritable terreau pour l'enseignement que je veux ouvert : j'ai par exemple pour habitude d'intégrer des activités culturelles dans mon programme. Je veux amener les étudiants à se forger leur propre culture littéraire, les aider à devenir des lecteurs curieux, actifs et critiques, les pousser à s'intéresser à la littérature au sens large, dans ses rapports avec la société et avec d'autres formes d'expression artistique" souligne Laurence Brogniez.