Presses Universitaires de Bruxelles asbl
débutdébutpage précédentepage précédentepage suivantepage suivanteimprimerimprimerenvoyerenvoyermarquermarquer

Prélude à la création des PUB

L'édition des cours avant 1958

Petit groupe d’étudiants pennés et baptisés appartenant à un cercle, lors du cortège annuel de la St V.

Depuis toujours, les étudiants ont pris l'habitude de s'échanger leurs notes afin de compléter leurs cours ou d'y combler certaines lacunes. Pour parvenir à ce que chacun dispose de notes de cours les plus satisfaisantes possible, les collaborations se sont très rapidement instaurées entre groupes d'étudiants, de sorte que tous puissent bénéficier d'un support écrit permettant de se préparer au mieux aux examens si redoutés.

C’est pourquoi, avant la création des PUB, l’impression des notes de cours au sein des organismes estudiantins se faisait soit par le biais des cercles, soit par le biais d’organisations extérieures spécialisées.


Les différents offices de cours

Cliché de l’ancien comptoir de la vente des cours aux PUB.

Dans les années 1940, quelques groupes facultaires se sont organisés en confiant la prise de notes à de petites assemblées d'étudiants. Par la suite, ils ont édité eux-mêmes, à l'aide de procédés de duplication, des résumés de cours qu'ils revendaient aux étudiants. Ces nombreux organismes étaient, à l'époque, connus sous le nom d' « offices de cours ». Ce système présentait par ailleurs un certain nombre de défauts : mauvaise gestion, mauvaise qualité des impressions, absence de vérification des contenus ...

Immédiatement après la guerre, différents cercles étudiants opèrent une centralisation de certains offices de cours. Ce remaniement laissa place à des organismes chargés de l'impression des notes de cours. Chaque organisme prenant en charge plusieurs facultés.

  • L'Office des Trois Cercles était une sorte de coopérative formée par certains étudiants des facultés des Sciences politiques, de Droit et de Philosophie et Lettres. Situé dans une cave de la Cité universitaire et placé sous la direction d'un collège d'étudiants, cet office n'était soumis à aucun contrôle de la part de l'Université. Certains cours étaient imprimés dans ses locaux, d'autres traités à l'extérieur.

  • L'Office des Cours du Cercle des Sciences, basé sur le même principe, disposait lui aussi d'un bureau à la Cité universitaire. A l'inverse, toutes les impressions se réalisaient à l'extérieur.

  • Enfin, La Fondation Serge Ghinet imprimait elle-même les cours destinés aux étudiants de la Faculté de Médecine. Trop confiants, ses responsables tentèrent de s'implanter sur le marché de l'imprimerie. Cette initiative s'est malheureusement soldée par un cuisant échec.

Malgré tout le bon vouloir de leurs promoteurs et le succès que de tels services remportèrent auprès des étudiants, ces organisations souffraient d'une discontinuité de gestion contre laquelle il n'y a guère de remède car la plupart de leurs membres ne passaient qu'un temps relativement court à l'Université.

De plus, bien que les personnes chargées de la vente de syllabus fussent toutes bénévoles, les moyens de production engendraient des coûts auxquels ces différents offices ne pouvaient faire face. Souvent, ils se trouvaient alors devant de lourds déficits. Cette situation avait un impact direct sur la qualité des services proposés.

Outre cela, la vente de syllabus par les offices étudiants posait un problème de discrimination. En effet, seuls les étudiants inscrits dans les cercles et adhérents à la politique libre-exaministe pouvaient se procurer les notes de cours. Les autres, extérieurs à ces assemblées étudiantes, étaient considérés comme opposants au principe de la maison.

C'est pour garantir l'impression régulière de notes de cours de qualité, accessibles à tous, sans discrimination et à un tarif avantageux que l'idée de créer un organisme de presses officielles est née.

Ligne thématique