Presses Universitaires de Bruxelles asbl
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Des offices étudiants aux PUB

Des débuts conflictuels

Les PUB, qui jouissent aujourd'hui d'une réputation de sérieux et d'équité, ont pourtant connu des débuts très chaotiques. En effet, avant d'en arriver au compromis d'un système de cogestion entre étudiants et anciens étudiants - qui a fortement contribué au succès de cet organisme - de nombreuses discussions ont été nécessaires entre les représentants de l'Université et les délégués étudiants afin de régler le conflit né de cette décision.

Les arguments avancés par chacun

Pour tenter de conserver un maximum de contrôle sur les éditions de notes de cours, les représentants des offices étudiants et l'Union des Anciens Etudiants (UAE) ont avancé une série d'arguments qui justifiaient leur légitimité. D'une part, ils dénoncent la politique de bas prix que les futures PUB annoncent pouvoir appliquer. Ils pensent qu'il est impossible d'atteindre un tarif plus compétitif que le leur, le personnel estudiantin travaillant gratuitement. D'autre part, ils accusent la politique de gros tirages - générateurs de coûts faibles - mais impliquant cependant que les supports de cours ne fassent l'objet d'aucune modification, ce qui est difficilement envisageable en matière d'enseignement. Enfin, ils s'opposent directement à la création d'un office de cours universitaires dont toute cogestion estudiantine serait exclue.

Du point de vue des instances universitaires, il est indéniable que les offices de cours et les cercles facultaires, qui ont déjà réalisé un début de centralisation, ont parfois obtenu des résultats tout à fait acceptables en matière d'édition. Cependant, leurs possibilités restent assez limitées en raison de l'instabilité de leur direction et de l'inexpérience de certains étudiants à la tête des offices. De plus, ces centres ne disposent que de moyens financiers réduits qui jouent fortement sur la qualité du service.

Les cours ainsi procurés par les cercles ne permettent pas toujours aux étudiants de disposer d'outils de travail fiable et de qualité. De surcroît, les chercheurs n'acquièrent que difficilement certains documents et ces publications ne permettent pas à l'Université de se faire connaître comme elle le devrait, de propager ses idées et de défendre sa position de grande institution.

Le compromis

Pour mettre fin à ce conflit et prouver la bonne volonté des uns et des autres, un compromis est avancé. Il s'agit d'instaurer au sein de la nouvelle asbl "Presses Universitaires de Bruxelles" une cogestion égalitaire entre étudiants et anciens étudiants. Cette solution permet aux représentants étudiants de s'assurer que cet organisme ne profite pas davantage à l'Université qu'à leurs semblables et à l'Université d'offrir un service sérieux et de qualité à l'ensemble de la population universitaire.

Une fois le conflit apaisé, les avantages d'une telle fusion sont manifestes : la centralisation de la gestion, du matériel et des locaux permet d'imprimer les cours à des prix de revient moins élevés et l'accès aux notes de cours en est facilité pour les étudiants.

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