Presses Universitaires de Bruxelles

L'histoire des P.U.B.

Des offices étudiants aux P.U.B.

La création des P.U.B., bien que plébiscitée par certains, n’a pas fait l’unanimité au sein de la population de l’U.L.B. À l’annonce de ce projet, la colère des offices estudiantins s’est bien vite fait sentir. Un virulent conflit a opposé durant plusieurs années les instances universitaires aux étudiants et à l’Union des Anciens Étudiants. Il a fallu attendre près de 6 ans pour mettre d’accord ces trois parties et voir enfin instituée l’a.s.b.l. « Presses Universitaires de Bruxelles ».

Autrefois les Offices de Cours…

Les CavesPetit groupe d’étudiants pennés et baptisés appartenant à un cercle, lors du cortège annuel de la St V.

Avant la création des P.U.B, l’impression des notes de cours au sein des organismes estudiantins se faisait soit par le biais des cercles, soit par le biais d’organismes extérieurs spécialisés. Bien que les personnes chargées de la vente de syllabus fussent toutes bénévoles, les moyens de production engendraient des coûts auxquels ces différents offices ne pouvaient faire face. Souvent, ils se trouvaient alors devant de lourds déficits. Cette situation avait un impact direct sur la qualité des services proposés et bien des syllabus ne satisfaisaient pas pour autant aux exigences des acheteurs.

De plus, la vente de syllabus par les offices étudiants posait un problème de discrimination. En effet, seuls les étudiants inscrits dans les cercles et adhérant à la politique libre-exaministe pouvaient se procurer les notes de cours. Les autres, extérieurs à ces assemblées étudiantes étaient considérés comme opposants au principe de la maison. L’accès aux syllabus « pirates » leur était donc interdit. De telles pratiques paraissaient inacceptables aux étudiants dont les cercles leur refusaient l’accès aux notes polycopiées.

Ancien ComptoirCliché de l’ancien comptoir de la vente des cours aux P.U.B.

Ces deux points sur lesquels reposait la gestion des offices de cours étaient problématiques, dans les années 50, aux yeux des instances universitaires. C’est pour garantir l’impression de notes de cours de qualité, accessibles à tous, sans discrimination et à un tarif avantageux que l’idée de créer un organisme de presses officielles est née.

Des débuts conflictuels

Les P.U.B., qui jouissent aujourd’hui d’une réputation de sérieux et d’équité, ont pourtant connu des débuts très chaotiques. En effet, avant d’en arriver au compromis d’un système de cogestion entre Étudiants et Anciens Étudiants – qui a fortement contribué au succès de cet organisme – de nombreuses discussions ont été nécessaires entre les représentants de l’Université et les délégués étudiants afin de régler le conflit né de cette décision.

Les arguments avancés par chacun

Pour tenter de conserver un maximum de contrôle sur les éditions de notes de cours, les représentants des offices étudiants et l’Union des Ancien Étudiants ont avancé une série d’arguments qui justifiaient leur légitimité. D’une part, ils dénoncent la politique de bas prix que les futures P.U.B. annoncent pouvoir appliquer. Ils pensent qu’il est impossible d’atteindre un tarif plus compétitif que le leur, le personnel estudiantin travaillant gratuitement. D’autre part, ils accusent la politique de gros tirages - générateurs de coûts plus faibles – mais impliquant cependant que les supports de cours ne fassent l’objet d’aucune modification, ce qui est difficilement envisageable en matière d’enseignement. Enfin, ils s’opposent directement à la création d’un office de cours universitaires dont toute cogestion estudiantine serait exclue.

Du point de vue des instances universitaires, il est indéniable que les offices de cours et les cercles facultaires, qui ont déjà réalisé un début de centralisation, ont parfois obtenu des résultats tout à fait acceptables en matière d’édition. Cependant, leurs possibilités restent assez limitées en raison de l’instabilité de leur direction et de l’inexpérience de certains étudiants à la tête de ces offices. De plus, ces centres ne disposent que de moyens financiers réduits qui jouent fortement sur la qualité du service.

Les cours ainsi proposés par les cercles ne permettent pas toujours aux étudiants de disposer d’outils de travail fiable et de qualité. De surcroît, les chercheurs n’acquièrent que difficilement certains documents et ces publications ne permettent pas à l’Université de se faire connaître comme elle le devrait, de propager ses idées et de défendre sa position de grande institution.

Le compromis

Pour mettre fin à ce conflit et prouver la bonne volonté des uns et des autres, un compromis est avancé. Il s’agit d’instaurer au sein de la nouvelle a.s.b.l. « Presses Universitaires de Bruxelles » une cogestion égalitaire entre étudiants et anciens étudiants. Cette solution permet aux représentants étudiants de s’assurer que cet organisme ne profite pas davantage à l’université qu’à leurs semblables et à l’université d’offrir un service sérieux et de qualité à l’ensemble de la population universitaire.

Une fois le conflit apaisé, les avantages d’une telle fusion sont manifestes : la centralisation de la gestion, du matériel et des locaux permet d’imprimer des cours à des prix de revient moins élevés et l’accès aux notes de cours est facilité pour les étudiants.


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