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Peut-on apprendre à comprendre ?


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LOUIS Vandevelde

Université Libre de Bruxelles

1. Comprendre ?

1.1. Définition conventionnelle


Le verbe COMPRENDRE autant que le substantif COMPREHENSION interviennent de manière extrêmement fréquente dans le langage scolaire.
Leur utilisation pose beaucoup de problèmes didactiques en raison de la polysémie à laquelle ces termes se prêtent.
Pour un même regroupement de sens apparentés, le dictionnaire Robert propose :
Appréhender par la connaissance
Etre capable de faire correspondre à quelque chose une idée claire
Déchiffrer, interpréter, saisir, traduire
Apprendre, montrer, démontrer, prouver
Apercevoir, pénétrer, saisir, sentir, voir
Connaître, savoir...
Il va de soi que cette diversité de significations rend l'éducation et l'évaluation de la compétence qui y correspond très précaires.
A des fins d'apprentissage, il conviendrait d'adopter une acception conventionnellement délimitée, utilisable quels que soient l'objet ou la classe d'objets sur lesquels porte l'activité (pourvu qu'il s'agisse d'intentions de communiquer ) :
COMPRENDRE, selon Robert, est synonyme de "saisir" : c'est-à-dire "se mettre en mesure de comprendre, de connaître quelque chose par les sens , par la raison" .
Il suffirait de limiter l'extension de l'objet à un message, à une communication, à une intention d'être compris : Comprendre se circonscrirait dès lors à la recherche du sens, de la signification d'une intention de communiquer.
COMPRENDRE consisterait à se mettre en mesure de joindre, de découvrir la signification d'un message (quel qu'en soit le code).
En ce sens,
- comprendre appellerait un ensemble d'initiatives ( recherches - consultations de références - prises d'informations...) que nous prenons en vue de rencontrer une pensée exprimée ;
- comprendre, serait vouloir rencontrer, saisir, découvrir la pensée de l'auteur d'une communication, mais non la juger, ni l'approuver, ni la contester ;
- comprendre réclamerait des efforts que le récepteur n'est pas toujours enclin à fournir totalement ou volontiers.
Ceci signifie que la démarche de compréhension nécessiterait à la fois une attitude, une aptitude, une volonté (refus de ne pas comprendre), et enfin, une décision (nous n'interrompons la recherche que lorsque nous considérons avoir rencontré de suffisamment près le sens de la pensée émise par l'auteur de la communication).
On peut avoir compris sans avoir dû comprendre !
Un même message ne réclame pas la même quantité d'efforts de la part de chaque récepteur.
Le caractère plus ou moins familier du sujet, l'intelligence générale, la relative maîtrise de la langue, la culture générale, rendent la compréhension plus ou moins aisée, rapide, fidèle, ...
Eu égard à la définition "restrictive" proposée ci-dessus ,
COMPRENDRE serait une ACTION,
à distinguer de son résultat éventuel :
AVOIR COMPRIS.
En ce sens, grâce au savoir dont on dispose, il peut arriver qu'on ait compris sans avoir dû ( faire l'effort et de multiples démarches conscientes pour chercher à ) comprendre.
Si la signification d'une communication s'imposait (apparemment) spontanément à notre esprit, il faudrait admettre que nous avons "RECONNU" ( grâce à notre savoir éventuellement par transfert) .
Ceci signifie aussi qu'un même message peut déclencher un travail de compréhension chez d'aucuns et ne pas le nécessiter de la part d'autres. L'exercice de la compréhension ne s'accommoderait dès lors pas des démarches heuristiques collectives fréquentes dans nos classes.
Comprendre serait affaire individuelle exigeant un travail personnel.

1.2. Constater, évaluer, la compréhension d'autrui


Eduquer la démarche de compréhension constitue un aspect essentiel du rôle de l'enseignant. Cette mission ne peut se réaliser sans mettre en place une procédure d'évaluation formative continue (destinée à diagnostiquer les inhabilités et à conseiller en vue de faire progresser).
A cet égard, il importe que les questions et les consignes utilisées pour vérifier l'état de la compréhension fassent appel aux mêmes processus fondamentaux que la compréhension elle-même, c'est-à-dire à l'identification, à la discrimination (recours à des tâches à réponses fermées).
En d'autres termes il est contre-indiqué de demander à exprimer ce qui a été compris pour juger de la qualité d'une compréhension. En effet, si une évocation satisfaisante atteste évidemment la bonne compréhension, l'inverse n'est pas aussi clair. Un compte-rendu boiteux met l'évaluateur devant cette embarrassante alternative: l'intéressé a-t-il mal exprimé ce qu'il avait par ailleurs bien compris ou, au contraire, dit-il fidèlement ce qu'il avait mal compris.

1.3. COMPRENDRE peut s'apprendre


Apprendre à comprendre ,
serait, d'abord, constater qu'on peut ne pas comprendre , et donc s'interroger systématiquement à cet égard ; ce serait, ensuite, refuser l'échec ; ce serait, enfin, identifier les obstacles qui empêchent la rencontre avec la pensée exprimée et se mettre en mesure de les surmonter :
- par la consultation de références extérieures ;
- par une éventuelle réorganisation mentale de la syntaxe;
- par la mise à l'épreuve de l'hypothèse posée en fonction du contexte.

2. COMPREHENSION et consultation de références


L'acception des termes "COMPREHENSION" et "COMPRENDRE" ainsi conventionnellement limitée, fait apparaître la capacité à consulter des références, à s'informer pour combler des lacunes, comme compétence pré-requise .Or, si les programmes des différents pouvoirs organisateurs d'enseignement, et pour chaque niveau d'études, mentionnent effectivement la consultation de sources de références parmi les objectifs éducatifs prioritaires, l'expérience montre que de très nombreux élèves n'ont guère acquis les attitudes et les aptitudes que ce comportement réclame.
Ce jugement résulte de divers travaux expérimentaux[1] tendant à étudier les "compétences" d'élèves, tant d'enseignement primaire que du secondaire (soit entre 10 et 18 ans) en matière de consultation d'outils de référence (dictionnaires, ouvrages généraux, manuels scolaires, etc.), et, plus généralement, la capacité et la volonté de chercher des informations et des renseignements divers. A l'origine de l'ensemble de ces travaux se trouve une première investigation très significative :

2.1. Première investigation


Nous avons administré à un échantillon représentatif des différents réseaux d'enseignement du pays et constitué de plus de deux mille élèves de 11, 14, et 16 ans, deux épreuves standardisées, l'une de langue maternelle, l'autre de mathématiques. Ces "tests" comprenaient à la fois des questions portant sur des matières inscrites aux programmes des classes de cet âge et des questions intentionnellement choisies en dehors des programmes officiels.
En réalité, tous les élèves ont été invités à répondre deux fois à chacune de ces épreuves : une première fois en se basant exclusivement sur leurs connaissances ; la seconde fois, en ayant à leur disposition un "lexique" spécialement conçu pour cette recherche et comprenant tous les éléments nécessaires pour répondre aux questions posées, avec, pour "clés d'entrée", une table des matières et un index alphabétique de contenus.
Les résultats font apparaître que pour plus de 80% des élèves, quel que soit le niveau d'âge considéré, les performances accomplies avec l'aide du lexique comme "source de référence" ne sont pas meilleures que les résultats obtenus sans accès à l'information.
Deux autres observations extrêmement significatives sont également apparues à cette occasion : d'une part , un très grand nombre d'élèves, y compris parmi ceux dont les résultats à l'épreuve de mémoire sont excellents, n'ont même pas tenté d'utiliser le livret de référence; d'autre part, certains élèves qui avaient effectivement eu recours à la source de références et y avaient trouvé l'aide nécessaire (comme en témoignait la formulation de leur réponse) ont préféré déclarer qu'ils n'avaient pas eu recours à cette aide, considérant qu'il était plus "honorable" de pouvoir répondre "sans copier"! Cette justification montre combien le système scolaire sous-estime la valeur intellectuelle de la recherche et valorise la restitution.

2.2. Educabilité de la compétence à consulter des références


Elle a permis de mettre en évidence que si à 11, 14 ou 16 ans , la compétence à consulter des sources de référence pour résoudre une question est très inégalement acquise, elle est parfaitement éducable.
En effet, trois échantillons d'élèves, respectivement âgés de 11 ans (cinquième année primaire, 14 ans (deuxième année du secondaire) ,et 16 ans (quatrième année du secondaire) ont été soumis à divers types d'entraînement à la consultation de sources de références pendant une période de huit mois à raison d'une ou plusieurs séances d'exercices par semaine. A l'issue des apprentissages, des "tests" standardisés ont été administrés aux élèves de chacun des ces groupes de même qu'à trois groupes "témoins" de mêmes niveaux scolaires mais auxquels aucun entraînement privilégié n'avait été donné.
Cette expérience fait clairement apparaître trois constatations majeures:
- L'entraînement à la consultation de références n'est pas seulement "éducable", elle permet à des élèves entraînés de l'enseignement primaire de réaliser des performances moyennes statistiquement supérieures à celle d'élèves de 16 ans non entraînés.[1]
- S'il est démontré que la capacité requise et les attitudes favorables à la consultation de références sont éducables, les résultats favorables n'apparaissent que moyennant un entraînement très systématique; le "learning by doing" (sans renforcement) ne suffit manifestement pas.

2.3. Consultation de références et manuels scolaires

2.3.1. CONSTATS


Les expériences synthétiquement signalées ci-avant ont en commun de porter sur l'apprentissage à consulter des ouvrages et autres outils, très courants, spécialement conçus comme sources de références.
Nous nous sommes ensuite demandé si les manuels scolaires courants pouvaient contribuer à développer ces mêmes compétences.
A cet égard encore , une observation systématique a été effectuée.[2].
Elle consiste à présenter une série de questions (dans le domaine de la langue maternelle) à des élèves de 15 ans ; de les inviter à y répondre "de mémoire" , ensuite de consulter leur manuel scolaire(effectivement en usage au cours de cette année scolaire) et d'indiquer ,le cas échéant, si des éléments de réponse figurent dans ce manuel , enfin , de répondre aux questions en exploitant les informations découvertes (s'il s'en trouve).
Cette expérience confirme, d'abord , la très médiocre aptitude (et très certainement le peu d'habitude) qu'ont la majorité des élèves de ce niveau scolaire à utiliser le manuel pour résoudre des questions d'ordre général.
Elle révèle, en outre, que le manuel scolaire ne constitue pas (ou très rarement) l'outil de travail, la source privilégiée de références qu'il devrait être.
A l'analyse des résultats de la dernière expérience il apparaît avec évidence que la majorité des échecs n'est pas seulement à imputer au manque d'entraînement à la consultation proprement dite, mais que la très grande majorité des manuels scolaires ne sont pas conçus pour être employés comme outil de référence:

- les tables des matières sont non seulement souvent incomplètes mais leurs rubriques ne renvoient que rarement à des mots - clés significatifs;

- l'organisation des matières respecte généralement la succession adoptée par le choix pédagogique de l'auteur mais rend la consultation difficile et même aléatoire;

- exceptionnels sont les manuels qui contiennent un index alphabétique des matières (qui constitue cependant une clé d'entrée particulièrement fonctionnelle;
- par tradition (regrettable à certains égards), les manuels scolaires s'organisent distinctement , selon les programmes des différentes années scolaires ; ceci a pour effet que l'élève qui a oublié une matière figurant à programme antérieur mais indispensable pour résoudre une question actuelle, ne trouve évidemment pas l'aide nécessaire. Il suffit de quelques expériences, même peu nombreuses, de cette nature pour que l'élève perde confiance en son livre et renonce par conséquent à chercher.

2.3.2. DE QUELS MANUELS OU OUVRAGES D'APPUI DISPOSENT-ON EN BELGIQUE EN 1995?

Les participants au séminaire "Actualité Pédagogique Comparée"[3] se sont récemment livrés à l'analyse d'ouvrages destinés à l'enseignement secondaire et relevant de disciplines très variées.
Leurs constatations confirment que le manuel scolaire "traditionnel" ne se présente pratiquement jamais comme "ouvrage de référence".

2.4. Échelle de difficultés rencontrées par les élèves en matière de consultation de sources générales de références (dictionnaires - encyclopédies)

Les travaux dont question ci - avant ont permis de dresser un inventaire de difficultés rencontrées par les élèves et même de constituer des bases de données relatives à des consignes de consultation hiérarchisées en fonction de documents de référence très généraux tels que les dictionnaires et les encyclopédies
Une épreuve diagnostique d'aptitude à consulter ce type de références a notamment été réalisée à partir de ces observations
Epreuve diagnostique collective
Aptitude à consulter des ouvrages de références
(Documents de référence : Dictionnaire Robert - Encyclopédie QUID)
Critères

Déclencheur


Nbre Consultations


Traitement


Echelle






Certain


Une


NON


N 1


Certain


Plusieurs - Un ouvrage


NON


N 2


Incertain


Un ou + - ouvrages


NON


N 3


Certain


Une


OUI


N 4


Certain


Plusieurs -Même ouvr.


OUI


N 5


Incertain


Un ou + même ouvr.


OUI


N 6


Certain/Incertain


Plusieurs - 2 ouvrages.


NON


N 7


Certain/Incertain


Plusieurs - 2 ouvrages


OUI


N 8


Evaluation


Un ou 2 ouvrages


OUI ou N.


N 9


Cert./ou Incert..


Un ou 2 ouvrages


Production.


N.10



Exigences des différents niveaux de difficulté (N1 à N10 - Difficulté croissante)
Niveau N 1
Le déclencheur de la recherche est évident . Une seule consultation est nécessaire ( compte non tenu du passage par la table des matières ou de l'index ) .L'information convient telle quelle pour répondre à la question à résoudre.
Exemple: En quelle année Emile Zola est-il mort?
Niveau N 2
L'évidence du déclencheur est la même que pour le niveau N1.Il ne faut pas davantage de traitement , ce qui figure dans l'ouvrage de référence sert immédiatement dans la forme donnée. Par contre , la réponse ne s'obtient qu'après deux ou plusieurs consultations dans le même ouvrage.
Exemple: A quoi sert l'alisme ? (Dans Robert : Alisme> (:Alismacées) > Plantain )
Niveau N 3
Mêmes démarches pour la nombre de consultations et pour l'état dans lequel figure l'information cherchée. Par contre , aucun mot de la question posée (ou que l'on se pose) n'indique explicitement à quel endroit l'information est fournie.
Exemple: Un paquet déposé à la poste porte la mention :"N.C.V.". Que signifie cette mention?
L'essentiel consiste à songer que N.C.V. constitue une abréviation. L'index de Quid consulté au mot "abréviation" indique la page où figure la liste des "abréviations principales" qui commence à cette page et qui est présentée par ordre alphabétique. On trouve en regard de "n.c.v" : No commercial value - Sans valeur commerciale"
Niveau N 4
Le déclencheur est évident. Une seule consultation suffit pour trouver d'information. La difficulté réside cette fois dans le fait que les références doivent subir une transformation pour pouvoir être utilisées.
Exemple: " Qui emploie la mailloche ? "
A l'article "Mailloche" , le Robert donne :"
1° Gros maillet de bois. Mailloche de mouleur. Marteau de carrier. V. Mail
2° Baguette terminée par une boule garnie de peau , pour frapper la grosse caisse
Niveau N 5
Le déclencheur est certain. Plus d'une consultation est nécessaire pour obtenir l'information. Comme pour le niveau précédent , un traitement est nécessaire pour exploiter les données.
Exemple: "Classe les mots suivants en familles de mots : Ancolie - Cholémie - Mélancolie - Aquifère - Acholie ."
Sans qu'on y soit explicitement invité , il va de soi qu'il y a lieu de vérifier avant tout ce qu'il faut entendre par "famille de mots", après quoi les données étymologiques permettent d'établir un classement.
Niveau 6
Après une décision à prendre à propos de l'orientation de la recherche (déclencheur non évident) plusieurs consultations sont nécessaires pour trouver une information qui demande transformation.
Exemple: "Nous ne lisons pas tous à la même vitesse .Comment pourrais-tu qualifier un individu capable de le faire à une vitesse d'environ 800 mots à la minute ?
Niveau 7
La question la plus délicate caractérisant ce niveau est l'obligation ( le caractère inévitable) de faire appel à deux ouvrages différents. Chacun des ouvrages disponibles ne fournit qu'une partie de l'information.
Exemple:
Un des cinq voeux du jaïnisme , religion pratiquée en Inde , est l'ahimsa. Quels sont les quatre autres ?
Niveau 8
Ce niveau de difficulté appelle également la consultation obligatoire de deux ouvrages mais exige , en outre , un traitement des données découvertes.
Exemple:
Au cours d'un examen un étudiant déclare: "Au crétacien , division de l'ère tertiaire , les ammonites et les trilobites étaient nombreux."
Le Professeur l'interrompt et dit :"Attention , vous faites beaucoup d'erreurs". Vérifiez notamment si le Robert et "Quid" sont du même avis.
Niveau 9
Comment appelle-t-on le procédé qui permet d'identifier quelqu'un par les traces qu'il a laissées en maniant des objets?
Plusieurs itinéraires sont possibles.
Niveau 10
Selon certains , le nom donné en France et en Belgique notamment , au nombre 109 (1 suivi de neuf zéros) n'aurait pas d'existence légale. Ce mot sert pour traduire le mot billion dans son acception américaine et italienne.
Quel est ce nom ? décrivez comment Robert en explique l'origine ;

2.5. Perspectives


L'échelle de complexité relative des démarches intellectuelles de consultation de références établie à partir de supports ordinaires, non informatisés, peut-elle être étendue aux banques de données électroniques ?
La recherche de réponses à cette question constitue un des prolongements privilégiés actuellement en cours dans le service de Didactique Expérimentale de l'ULB.
Les premiers travaux consistent à comparer les itinéraires suivis pour la consultation du dictionnaire " Robert" selon le support considéré : papier ou CD ROM (Robert électronique)
Certains voient dans l'apparition des banques de données et dans la rapide évolution de la convivialité des logiciels un moyen de faire l'impasse sur l'élaboration d'une didactique spécifique à la consultation de références.
La "navigation" dans les bases de données étant mise à la portée de tous , il deviendrait superflu d'entraîner les élèves à la pratique de la consultation de sources de références non informatisées.
Exprimée sous cette forme l'hypothèse peut paraître simpliste. Elle mérite cependant la plus grande attention et en tous cas une recherche dont la justification, les objectifs, la méthodologie ainsi que les moyens nécessaires sont en voie de détermination.
Essai de détermination de critères de complexité relative de consultation d'ouvrages non spécifiquement organisés pour la consultation de références lorsque les documents considérés sont utilisés à des fins de recherche d'informations.
En réalité , les travaux menés à bien jusqu'à présent sont relatifs au traitement de la question : " How to use Resources Books ? ".
La poursuite des travaux s'oriente à présent vers le traitement de deux autres questions :
" How to Use Libraries ", et porte sur la consultation systématique de base de données; l'autre consiste à chercher à établir une didactique destinée à développer les principales démarches intellectuelles requises pour découvrir , comprendre et traiter en fonction des besoins, des informations de toutes natures.


[1]

Les recherches rapportées ici ont été effectuées en Belgique, dans l'enseignement primaire et secondaire par le Service de Didactique expérimentale de l'Université Libre de Bruxelles et ont donné lieu à des publications
[1]Ces travaux ont donné lieu à une thèse de doctorat défendue par M.FRYDMAN à l'Université de Mons et dont les résultats les plus importants ont été publiés dans un ouvrage "S'informer pour se former" .Nathan - Labor -Bruxelles 1977
[2]Les conditions de travail et les principaux résultats de cette recherche figurent dans le mémoire de licence de Ph.Hougardy défendu à l'Université Libre de Bruxelles en 1992 sous le titre :"Commet évaluer les compétences scolaires fondamentales dans le domaine de la consultation de références?"
[3]Séminaire inscrit en 1994-95 au programme ULB "Former des Adolescents aujourd'hui". Les remarques et réflexions ont donné lieu à une base de données comprenant quelques indications générales , une bibliographie conseillée ,ainsi que l'identité chaque auteur qui a accepté de répondre aux questions que le lecteur souhaiterait éventuellement poser.


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