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Les interrogations autour de la recherche documentaire sont de plus en plus
nombreuses dans les communautés scolaires de nombreux pays (France,
Québec, Belgique, ...). C'est qu'elles s'inscrivent dans un contexte
très actuel d'une société où "tout le monde a
besoin d'information", et où "tout le monde doit savoir retrouver
l'information". Or manifestement cette compétence "documentaire" n'est
pas très répandue.
Dans la mesure où elle doit être considérée comme
indispensable, il faut désormais en assurer largement l'acquisition.
D'où les interrogations du monde scolaire.
Les enjeux de la recherche documentaire à l'école sont aussi des
enjeux pour l'université puisque celle-ci devrait accueillir demain des
étudiants compétents en ce domaine, et qu'elle devra former les
futurs acteurs de cette acquisition de compétences.
Mais qu'entend-on par recherche documentaire ? S'agit-il d'acquérir un
simple savoir-faire technique permettant de retrouver des documents, ou,
plutôt, de maîtriser un savoir, une information, tout
élément utile contenu dans ces documents? Et dans les deux cas,
par quelle méthode, à quel niveau de cycle et par qui ? Et alors
quelle compétence "documentaire" globale peut être attendue chez
un élève sortant du cycle scolaire ? Nous nous proposons ici de
réfléchir à cette question à travers l'observation
de la situation française.
Dans l'expression "recherche documentaire", il y a le mot "documentaire". Or
celui-ci a une triple acception. Il peut signifier : "relatif au document" ;
"relatif à la documentation" ; et "qui renseigne".
Le but de la recherche documentaire est de retrouver ("relatif à la
documentation") des supports ("relatif au document") aux contenus pertinents
("qui renseigne") conservés dans une mémoire personnelle ou
collective ("-thèques" ; banques ; fichiers) en réponse à
un besoin informationnel exprimé par une personne.
Longtemps la réponse documentaire a été une simple
référence à des unités documentaires,
généralement des entités éditoriales (recherche
référentielle). De plus en plus souvent, ce sont des documents
originaux, porteurs potentiels de l'information attendue (texte
intégral), voire l'information elle-même (système
question-réponse).
Il convient donc de former les élèves à cette
activité, car c'est une des réponses à :
- un souci pédagogique : le cours est un cadre structurant mais
l'essentiel des contenus doit être recherché par l'apprenant.
D'autant que si celui-ci poursuit ses études - à
l'université ou ailleurs -, il devra faire des recherches documentaires.
On doit donc lui apprendre à rechercher.
- un besoin sociétal : l'apprenant, futur citoyen, doit acquérir
la maîtrise informationnelle indispensable pour se diriger dans la vie,
pour décider et pour agir dans quelque domaine que ce soit, à
quelque moment que ce soit. Il faut lui apprendre à s'informer, à
trouver, à lire et à utiliser les documents, dès le plus
jeune âge, dès le collège et le lycée, d'autant que
tous ne poursuivront pas des études supérieures. Cela doit donc
être un acquis à la sortie du cycle secondaire.
- un projet d'éducation : l'élève doit acquérir
l'autonomie de travail. Il doit apprendre à retrouver seul les
éléments nécessaires à sa formation, et en
particulier l'information dont il a besoin [24]. Il faut donc le former à trouver, et à
lire les objets porteurs d'informations. D'où l'importance
désormais accordée à la recherche documentaire et le
rôle dévolu dans les établissements scolaires au CDI, lieu
d'exercice normal de cette activité.
Mais ces considérations générales cachent un certain
nombre de difficultés :
- l'absence de définition claire des objectifs :
- s'agit-il uniquement de savoir manipuler des outils particuliers (fichiers,
...), ou des logiciels spécifiques (comme Mémolog), pour trouver
des documents dans une mémoire documentaire ? problème de
techniques. Ou s'agit-il plutôt d'apprendre à définir un
besoin informationnel et à savoir y trouver une réponse dans un
environnement donné ? problème plus culturel.
- s'agit-il d'une formation à l'usage d'un lieu (le CDI, voire la
bibliothèque) et de ses outils (fichier ; micro ; CD-Rom ; etc.) ; ou
à l'usage des documents de référence [25] ; ou encore à l'usage de tous les documents quels
qu'en soient la forme, le genre et le contenu ?
- s'agit-il d'une formation pour tous les élèves (approche
sociétale et éducative) ? ou uniquement pour ceux qui viennent au
CDI (besoin d'autonomie dans le lieu) ? ou simplement pour ceux qui sont
envoyés par un autre collègue (entraide pédagogique dans
le cadre d'une discipline) ?
- le manque de professionnalisme des intervenants, illustré par :
- un grave déficit en maîtrise des "techniques documentaires" du
fait du cursus d'origine - massivement étranger aux "sciences de
l'information et de la communication" -, et des motivations d'accès -
majoritairement autour du livre et de l'enfant. D'où les
difficultés rencontrées lors de l'informatisation du CDI [26] ; d'où la place alors accordée
aux activités pédagogiques ou d'éveil ou d'animation
(ateliers de lecture (lecture-plaisir) ; exposition ; etc.) ;
- une faible voire une absence de maîtrise disciplinaire en "science de
l'information" : les concepts ; le vocabulaire ; les théories ; ...
Dès lors ils créent un espace documentaire en copiant les anciens
- sur un modèle bibliothéconomique hérité du
XIXè siècle -, et ils apprennent aux élèves comment
l'utiliser. Mais cela se traduit par une attitude de pure reproduction
technique, et aboutit à un comportement comptable.
- une approche trop instrumentale de la recherche, un accent mis sur la
technique documentaire et ses outils présentés comme outils
incontournables dont il faut apprendre la manipulation :
- la classification et ses indices (CDD ou CDU) ;
- le fichier manuel et la description des documents (fiches ; notices) ;
- le micro et le logiciel de traitement (Mémolog) ;
- le mot-clé (Motbis) et les opérateurs booléens [27].
Ainsi alors que la tendance documentaire générale est aujourd'hui
à favoriser l'autonomie des usagers dans la phase de recherche par la
mise à disposition de ressources et d'outils directement interrogeables
(Minitel ; Internet ; Interrogation en LN ; Interrogation des OPAC ; etc.),
à concevoir un système documentaire comme
une voiture [28], nombre de responsables de
CDI ont tendance à maintenir, voire renforcer, les aspects techniques,
la spécificité du traitement documentaire. Il est vrai que cela
justifie d'autant leur présence comme intermédiaire, et donc leur
fonction.
Il est vrai aussi que leur formation a généralement mis l'accent
sur ces aspects techniques et sur leur rôle lors de la phase de
recherche, lors de l'exploitation. En outre les outils utilisés ont
renforcé cette tendance, à l'instar du logiciel documentaire
Mémolog qui ne leur propose que les modules "utilisateur" : "saisie" et
"recherche", les fonctions "concepteur" et "administrateur" leur étant
complètement occultées !
- une conception utilitaire de l'activité : la recherche est vue comme
une technique, voire comme un ensemble de recettes à utiliser
ponctuellement, au bon moment. Il suffit de savoir quelques petits trucs, et on
se débrouillera avec quand on en aura besoin.
Dès lors tous les aspects autres que techniques - culturels,
intellectuels, linguistiques, etc. - sont souvent sinon évacués,
du moins minorés. Or ceux-là seuls sont en fait
intéressants et formateurs.
- le comportement de l'élève : il regarde la recherche de
documents comme un travail supplémentaire pour lequel il n'est pas
formé, et qui lui prend beaucoup de temps. Il n'en voit pas la
finalité. Il en fait donc le moins possible. Il sollicite la famille,
les parents, les frères et soeurs. Il reprend les travaux des
copains.
D'où, actuellement, le besoin - la nécessité - de la part
du formateur d'intégrer cette recherche dans une formation disciplinaire
pour justifier cette activité et éveiller la curiosité
sans paraître en faire un enseignement supplémentaire.
Quand l'élève vient au CDI, il privilégie l'outil -
l'ordinateur, le CD-Rom, le Minitel, l'Internet - et son aspect ludique, ce qui
conforte souvent le professeur -documentaliste dans son approche technique.
Ainsi cette activité n'est actuellement pas réellement
formalisée dans les établissements scolaires français.
Elle est trop dépendante de la formation théorique ou technique
du responsable du CDI, de sa disponibilité, des moyens existants, du
nombre d'élèves. Cela est largement insuffisant pour
répondre aux besoins de l'école et de la société.
Nous proposons une approche globale de cette activité telle que la
suggère la triple acception du mot "documentaire", même si nous
considérons que parmi celles-ci il faut privilégier le "qui
renseigne", le "qui apporte des informations". Dès lors l'essentiel
réside dans le "savoir", les "connaissances", l'"information" ou la
"nouveauté". C'est à partir et autour de ces notions qu'il
conviendra de développer des compétences sur le document et son
contenu, et sur les techniques spécifiques de son traitement, puisqu'on
ne peut négliger le "relatif au document" et le "relatif à la
documentation".
L'activité de recherche documentaire sera assurée par la
convergence de savoirs et de savoir-faire divers, qui relèvent sur le
plan théorique de disciplines diverses (linguistique ; psychologie ;
sciences cognitives ; documentologie ; informatologie ; sémiologie ;
analyse littéraire ; analyse historique ; etc.) et qui du fait de leur
actualisation autour d'un objet identifiable et pertinent, le document et son
contenu, constituent les fondements d'une discipline : la science de
l'information.
Notre réflexion sur la recherche documentaire vise ainsi
délibérément à mettre en distance l'approche
"technique" autour des outils et des procédures du spécialiste ;
à mettre entre parenthèses l'approche "moyen pédagogique"
fut-elle intégrée à un projet d'école ; bien
davantage à défendre l'approche "disciplinaire" autour du
document et de son contenu.
Concrètement, chaque membre de la communauté scolaire doit se
mobiliser pour transmettre ces savoirs, former à ces savoir-faire, et
assurer cette convergence, chacun selon ses compétences. Cette
mobilisation sera mieux réalisée s'il existe un
référentiel de compétences documentaires, une liste de
tout ce qu'un élève devrait être normalement capable de
faire à la sortie du cycle scolaire.
Il doit apprendre à identifier son besoin informationnel pour ne pas se
tromper dans la démarche de recherche. A dire, à exprimer
spontanément ce qu'il veut ou aimerait avoir ou voir, ce qu'il faut
mettre à jour. Il le fera par l'entretien, par le questionnement
personnel. C'est normalement la phase de la recherche la plus facile à
faire car il suffit de laisser parler ou de faire parler. C'est aussi la plus
paradoxale car comment peut-on dire ce qu'on ne connaît pas. Comment
aussi savoir préciser ce que l'on veut : "tout", "seulement", seulement
mais pas tout" ou "tout mais pas seulement" ? Cela dépend de la
question, de la situation, de l'environnement. Ce n'est jamais pareil [29].
Il faut apprendre à le comprendre, à sensibiliser
l'élève à ce problème afin qu'il puisse mieux
exprimer son besoin informationnel et ainsi mieux utiliser les ressources du
système documentaire pour obtenir satisfaction.
Il faut travailler à la clarification des idées.
C'est l'exercice de la sociabilité, de l'échange, dans le cadre
d'un partage de ressources et d'un travail sur une mémoire commune
à tous les "rechercheurs" d'information. C'est la confrontation entre sa
représentation et celle d'autrui, conceptuellement et
linguistiquement.
Il faut apprendre à situer sa recherche dans un cadre qui dépasse
sa petite sphère, et à l'étendre à celui
représenté par l'ensemble des documents à une
échelle donnée, celle de l'organisation de la mémoire
documentaire interrogée, laquelle peut être mondiale comme dans
l'Internet.
Il faut réfléchir sur l'organisation des connaissances
(classification ; hiérarchisation ; association) ; distinguer
"classifier" et "classer" ; etc.
Il faut déterminer des domaines de connaissances et explorer chaque
domaine.
Il faut travailler sur les concepts et leur expression.
Il
est utile qu'il sache à qui il peut ou ne peut pas s'adresser
(spécialistes ; techniciens ; responsables) ; quelle source il peut ou
ne peut pas consulter et par quel moyen - sur papier ou sur Minitel ou par
l'Internet par exemple - ; quel lieu il peut ou ne peut pas fréquenter
(organismes spécialisés ; institutions diverses ; etc.).
Un parcours d'initiation doit lui être proposé, indiqué,
balisé [30].
Il doit apprendre à trouver des informations précises (nom ;
adresse ; numéro de téléphone par exemple) pour prendre
des contacts ; à rédiger un courrier : une lettre ou une demande
de renseignements ; à appeler au téléphone ; à
organiser et préparer un rendez-vous ; à lire un plan
d'accès ou de situation ; à savoir se présenter ; etc.
L'élève doit apprendre à travailler avec les outils de
recherche mis à sa disposition à l'école et ailleurs, en
particulier ceux de la recherche documentaire informatisée, la RIAO
(Recherche d'Informations Assistée par Ordinateur) qui offrent un
accès immédiat à des informations stockées sur des
serveurs de données, soit en site local (BDD interne), soit à
distance (BDD externe), d'autant que ces outils deviennent de plus en plus
faciles d'usage du fait du nombre et de la variété des
méthodes de recherche (booléenne ; par menus ; hypertextuelle ;
navigationnelle ; en LN ; etc.).
Il conviendra de favoriser une approche multi-modale à l'instar de ce
que l'on commence à trouver sur l'Internet (avec "Web", avec "Gopher"),
ou lors de la consultation des "pages jaunes" de l'annuaire électronique
français (le "36 11") avec la recherche booléenne et celle en LN.
Il doit apprendre à regarder les résultats bruts pour en
apprécier la valeur et les limites, c'est à dire comparer ce qui
existe et ce qu'il a trouvé ; relativiser ce qu'il a trouvé ; ne
pas penser que ce qu'il n'a pas trouvé, n'existe pas ! ;
reconnaître ce qu'il a trouvé en repérant des
éléments utiles comme le titre, la date d'édition,
l'auteur ; etc.
Il doit être sensibiliser à des paramètres
d'évaluation de son travail : exhaustivité ; pertinence ; bruit ;
silence ; actualité ; disponibilité. C'est une formation à
l'analyse critique de son travail, un apprentissage à sa propre
évaluation.
Il doit savoir identifier les lieux de conservation potentiels (-thèques
; organismes éditeurs) ; être initié au droit d'auteur, et
en particulier au droit de reproduction des oeuvres.
C'est la phase de lecture/appropriation du contenu, celle d'extraction de
l'information utile, nécessitant une identification de la structure
formelle de l'oeuvre, une analyse du contenu, une analyse critique, etc. En
aucun cas, il ne s'agit d'apprendre à lire, c'est à dire à
déchiffrer et comprendre intelligemment des suites de signes
linguistiques.
Pour ce faire, il doit maîtriser différentes techniques de
lecture, entre autres la "documentaire" : notion de problématique
(thématique) ; notion d'information principale et secondaire
(hiérarchie) ; notion d'argumentaire (hypothèses) ; notion de
résultats de la recherche ; etc.
Il doit apprendre à mettre en relation des documents, à comparer
les contenus, à vérifier les informations. Ainsi
l'élève découvrira les points de vue, les opinions, les
arguments autour d'un même événement (étude
synchronique). Il pourra aussi détecter les omissions, étudier
les évolutions dans le temps (étude diachronique).
Il doit apprendre à faire valoir l'information utile par la
réécriture, par une production propre et donc originale, dans le
cadre de travaux personnels, scolaires ou professionnels : proposition de
documents pertinents ; établissement de dossiers ; choix des
extraits et des citations ; rédaction d'une liste bibliographique ;
réécriture personnalisée ou professionnalisée ; etc.
Il doit apprendre l'expression publique, c'est à dire à
présenter son travail dans le cadre d'une communication soit
écrite, soit orale, en veillant à lui donner l'efficacité
souhaitée.
Ce référentiel comporte de nombreuses séquences qui
permettent des mises en situation particulières : dans les
séquences 2, 10 et 11, l'élève est confronté
à l'autre ; dans les séquences 1, 3, 4, 5, 6, 7, 8, et 9, en
revanche, l'élève est face à lui-même.
Mais celles-ci ne doivent pas être lues comme des étapes
pédagogiques, comme des suites obligées. C'est un listage de
compétences documentaires à acquérir dans le temps et dont
l'apprentissage peut - doit - être modulé et adapté en
fonction des niveaux de formation (classes et cycles), en fonction des
circonstances (besoin ponctuel ou projet global) et en fonction des acteurs
(élèves et enseignants). On pourrait, il est vrai, pousser
l'exercice jusqu'à indiquer des niveaux de formation (par classe), des
objets d'étude spécifiques (texte ; image fixe et image
animée), des contenus précis, des acteurs. Mais ainsi on
créerait une nouvelle discipline scolaire avec son programme et son
volume horaire. Est-ce aujourd'hui envisageable ?
L'activité de recherche documentaire est une activité globale qui
doit être davantage axée sur le document et son contenu que sur la
technique de recherche. D'où un travail de préparation plus
théorique que pratique. D'où la reconnaissance d'un nouvel objet,
le document, et d'une nouvelle approche naturellement pluri-disciplinaire
autour de cet objet.
Elle concerne tous les élèves car tous les élèves
ont besoin de savoir "rechercher" l'information. Elle doit donc être
adaptée à eux, par les objectifs, les contenus de formation, les
lieux d'apprentissage, les moyens, etc.
Elle doit être réalisée par un personnel formé
à travailler avec ce nouvel objet. Or, actuellement, il n'y en a pas.
D'où les interrogations sur le rôle et la fonction du
professeur-documentaliste car celui-ci se voit bien davantage comme un
documentaliste avec son lieu, le CDI, que comme un enseignant avec son objet
d'enseignement, le document, et sa classe.
D'où alors l'enjeu universitaire avec la création d'une
filière de formation (celle de la licence et de la maîtrise de la
documentation ?).
COMPETENCE |
COMPETENCE SPECIFIQUE |
PROGRAMME |
OBJECTIFS |
MOYENS |
PRODUCTIONS |
QUESTIONNEMENT |
analyse du besoin informationnel |
information ; savoir |
arriver à définir son besoin |
auto-questionnement |
phrase écrite / énoncé oral |
représentation scien-tifique de son besoin |
disciplines scientifiques / les connaissances |
se situer par rapport aux autres |
classification / organisation des savoirs |
arbre des connaissances / schémas fléchés | |
expression commune de son besoin |
concept / vocabulaire |
bien choisir ses mots ou expressions |
lexique ; thesaurus |
mot ; expression ; MC | |
REPERAGE |
connaissance des lieux |
les
"-thèques" ; le CDI ; |
identifier et spécifier les rôles |
visites |
compte-rendu |
connaissance des personnes |
les acteurs de la recherche et de la production |
identifier
les acteurs |
Annuaires |
Listes
diverses | |
connaissance des documents |
documentologie |
décrire les différents documents |
- thèques |
étude | |
connaissance des outils |
techniques de recherche manuelle et informatisée |
manipuler les outils de recherche |
Micro
/ logiciel |
exercices | |
récupération des documents |
droit d'accès ; droit de photocopie |
identifier les lieux ; droits et devoirs |
cours |
||
évaluation des résultats |
paramètres d'évaluation |
faire de l'analyse critique |
grille d'analyse |
rapports d'évaluation | |
|
LECTURE |
lecture - appropria-tion (sans finalité) |
techniques
de lecture |
comprendre le contenu : idées ; thème ; arguments ; concepts |
grille de lecture |
marques et fiches de lecture |
|
lecture - sélection (finalité précise) |
idées |
extraire l'information recherchée |
grille de lecture |
marques des idées |
lecture
- restitution |
thèmes ; méthodes ; résultats |
extraire l'information utile |
grille de lecture |
marques des éléments | |
évaluation de la lecture |
lecture comparée |
évaluer les sources ; indiquer et vérifier les apports |
grille comparative |
rapports d'évaluation | |
EXPLOITATION |
choix d'extraits per-tinents |
information pertinente |
composer à partir d'un document fourni |
supports d'information |
extraits divers |
écriture |
public ; besoin ; techniques d'expression |
savoir écrire |
texte et note | ||
réécriture |
différents formes de réécriture |
savoir réécrire |
grille |
produits documentaires : résumé ; dossier ; ... | |
COMMUNICATION |
expression publique |
rhétorique ; information - communication |
faire un exposé ; savoir parler |
simulation |
présentation orale |
cf l'activité
d'"auto-documentation" sur les métiers.
[25] Mais lesquels pour ne pas empiéter
sur les territoires disciplinaires ? Uniquement les transversaux, c'est
à dire les encyclopédies et les dictionnaires ?
[26] cf Fondin Hubert - "Résultats
d'une enquête sur l'informatisation des CDI des lycées et
collèges de la région Aquitaine en 1995" - à
paraître début 1997 dans la revue "Inter-CDI".
[27] Actuellement, on peut identifier quelque
11 méthodes différentes de recherche informatisée. Deux
sont classiques pour les professionnels :
- la recherche sur chaîne de caractères ; la recherche par M-C et
opérateurs booléens.
Quatre sont faciles d'emploi du fait de leur caractère pragmatique :
- la recherche par menu arborescent ; la recherche mixte (menu et MC) ; la
recherche hypertextuelle ; la recherche navigationnelle.
Cinq sont plus futuristes même si certaines sont déjà
anciennes :
- la recherche sur texte intégral ; la recherche en langage naturel ;
la recherche probabiliste ; la recherche par logique "floue" ; la recherche par
citations.
On voit ainsi que c'est essentiellement l'approche professionnelle qui est
implicitement présentée dans les établissements scolaires
même si, grâce au CD-Rom les recherches hypertextuelle et
navigationnelle font désormais leur entrée.
[28] Il y a une partie visible que l'usager
maîtrise - l'interrogation à l'aval -, et une partie cachée
qui ne le concerne pas : l'organisation et le fonctionnement en amont, espace
d'investissement du professionnel.
[29]D'où les difficultés pour
apprécier une demande d'autrui. D'où la personnalisation des
systèmes de recherche.
[30] Ex. : initiation au fonctionnement et
à l'organisation d'une bibliothèque car là sont les objets
susceptibles d'être intéressants ; initiation à l'Internet
- accès, services, produits - car là va être demain
l'accès à toutes les ressources informationnelles mondiales (sic
!) ; initiation à la consultation des annuaires papier et
électronique ; etc.