Claude Cohen-Tannoudji

Claude Cohen-Tannoudji est né en 1933 à Constantine (Algérie).

Il effectue ses études supérieures à l'Ecole Normale Supérieure de Paris de 1953 à 1957 et obtient le titre de Docteur en 1962.

De 1960 à 1964, Claude Cohen-Tannoudji est attaché au CNRS et de 1964 à 1973, il est successivement Maître de Conférence et Professeur à la Faculté des Sciences de Paris.

En 1973, il est nommé Professeur au Collège de France, à la Chaire de Physique Atomique et Moléculaire. Les travaux de Claude Cohen-Tannoudji relèvent de l'électrodynamique quantique, de l'optique quantique et d'une manière plus générale de l'interaction photons-atomes. Ses travaux sont à la fois théoriques et expérimentaux. L'importance des travaux de Claude Cohen-Tannoudji est reconnue en France dès 1963 lorsqu'il reçoit le Prix Langevin. La reconnaissance internationale viendra quelques années plus tard avec en 1976 une invitation comme Professeur Visiteur à Harvard et au Massachusetts Institute of Technology. A partir de ce moment, les distinctions nationales et internationales s'enchaînent à un rythme accéléré et ceci conduit à l'attribution du Prix Nobel de Physique en 1997.

Claude Cohen-Tannoudji est reconnu comme l'un des plus grands spécialistes mondiaux en optique quantique et ses travaux expérimentaux sur les atomes ìfroidsî sont considérés comme des prouesses techniques et scientifiques d'autant plus remarquables qu'elles ouvrent la voie à des développements très importants en mécanique quantique. Claude Cohen-Tannoudji est non seulement un chercheur exceptionnel : c'est aussi un enseignant hors pair. Son livre de Mécanique Quantique avec B. Diu et F. Laloë, publié en 1973 en français et en 1977 en version anglaise est considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs, sinon le meilleur traité général jamais publié sur le sujet.

Les travaux très fondamentaux de Claude Cohen-Tannoudji ont déjà et auront des retombées majeures en optique, en microélectronique et plus encore dans les domaines frontières entre ces deux disciplines.