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Le sixième numéro de SLAVICA BRUXELLENSIA (Revue polyphonique de Littératures, Cultures et Histoires Slaves) est en ligne !
Thème : Linguistique russe


Les cinq premiers numéros sont toujours disponibles en ligne, n'hésitez pas à les télécharger !



Slavica Bruxellensia n°3 ("Pensée des hommes") [document momentanément indisponible]



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Rubriques

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Au sommaire du sixième numéro

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Un article de Cécile Gauthier (Universités Paris IV, Paris VIII, Picardie Jules Verne ) intitulé Altérité slave et imaginaire de la langue. Quelques cas de figures….

Un article de Daniel S. Larangé (Université Paris IV, Université McGill de Montréal) intitulé De la psycholinguistique slave au folklore ukrainien. Introduction à la pensée d’Aleksandr A. Potebnja. .

Un article de Irina Kokoškina (Université Paris IV) intitulé L’état physique dans tous ses états. Parallèles franco-russes. .

Un entretien avec les derniers descendants d'Aleksandr S. Puškin, Aleksandr A. Puškin et Maria A. Puškin, par Katia Vandenborre (ULB, Université de Varsovie) et Eric Metz (UGent, Artesis Hogeschool).

Une traduction de Den', kogda upal Čelendžer ( Le jour de l’accident du « Challenger ») de l'écrivaine russe Bella Ulanovskaja par Françoise Lhoest (ULB).

La mise à l’honneur de Mikhail Bakhtine, par Laura Calabrese-Steimberg (ULB).

Cinq recensions d'ouvrages récents (2009-2010) concernant les Etudes Slaves.

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Edito n°5 de Dorota Walczak, Rédacteur en chef

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"Si la lecture n’est pas accompagnée d’une profonde étude de la grammaire, on ne doit pas espérer faire de grandes découvertes », écrivait Marcus Terentius Varro (116-21 avant J.-C.), l’un des plus grands érudits de l’histoire, dans son célèbre ouvrage De Lingua Latina (VI, 2). Depuis, la réflexion portée sur la langue et sa place a dépassé les frontières des différentes disciplines scientifiques, même si ce sont surtout les linguistes qui s’y intéressent le plus. Or, « la grande découverte » semble toujours rester au-delà de la temporalité et des siècles qui passent - cette étoile guide penseurs et chercheurs.
Le tournant du XXe siècle, moment décisif, privilégia comme jamais l’aspect communicatif de la langue, ce qui se confirma tout au long des décennies suivantes ; ainsi les rêves de Ludwik Lejzer Zamenhof (1859-1917), le créateur de l’espéranto, et les écrits de Ludwig Josef Johann Wittgenstein (1889-1951) sur la philosophie du langage se côtoient librement chez leurs nombreux disciples et imitateurs.
Nous-mêmes ne sommes pas loin de Wittgenstein qui a tant écrit sur les limites de la langue et de la connaissance, quand cette exclusivité érudite devient une nécessité quotidienne de nous poser des questions telles que : Quels sont les mots et les phrases qui nous parlent, qui nous éveillent, qui nous transforment ? Quelle est l’importance de la formulation linguistique de nos pensées par rapport aux émotions ? Quelle est la place de la langue, l’outil de communication le plus courant, vis-à-vis des autres moyens d’expression, surtout par rapport au son et à l’image ? Autrement dit, quelle est l’importance de la langue, de notre langue et du langage que nous utilisons et en quoi elle se traduit ? Ces questions resteront toujours ouvertes même si la complexité de la problématique linguistique peut s’éclaircir à la lumière des nouvelles études.
Ainsi, dans le sixième numéro de « SLAVICA BRUXELLENSIA », vous pourrez avoir un avant-goût des débats infinis sur le domaine consacré aux présences et usages des langues. De Mikhail Bakhtin présenté par Laura Steimberg-Calabrese à Bella Ulanovskaja dans une traduction inédite de Françoise Lhoest, des réflexions sur l’altérité slave par Cécile Gautier à la psycholinguistique slave par Daniel S. Larangé jusqu’aux états physiques par Irina Kokoškina : le choix des articles est vaste et varié. En guise de « dessert » : l’interview menée par Katia Vandenborre et Eric Metz, fascinante rencontre avec le plus grand maître de la langue russe, Aleksandr Puškin, raconté par sa famille en Belgique. En petit format, comme à chaque fois, vous trouverez l’ensemble des critiques consacrées aux nouveautés libris.
Bonne lecture et bonnes vacances à toutes et à tous !

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Au sommaire du cinquième numéro

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Un article de Milivoj Srebro (Université Bordeaux III) intitulé La Littérature serbe avant et après la chute du Mur de Berlin .

Un article de Natalia Leclerc (Université Paris IV-Sorbonne) intitulé Dernières nouvelles du bourbier d’Alexandre Ikonnikov, un ouvrage d’un satiriste russe à l’usage des Européens ? .

Un article de Natalia Dzienisiuk (doctorante, Institut de langue et de littérature NAN de Mińsk) intitulé Les littératures polonaise et biélorusse dans le contexte du postmodernisme .

Un article de Katrin Van Cant (doctorante, Université catholique de Leuven) intitulé Affronter un lourd passé : débats de presse sur l’Holocauste en Pologne et en Slovaquie après 1989 .

Un entretien avec l'écrivaine et bibliophile Maja Wolny , par Dorota Walczak (ULB) et Eric Metz (UGent, Artesis Hogeschool).

Une traduction de Amazonia (Amazonie) (extraits) du dramaturge polonais Michał Walczak par Cécile Bocianowski (Université Paris IV-Sorbonne).

La mise à l’honneur du livre du marquis de Custine intitulé La Russie en 1839, par Emmanuel Waegemans (Université catholique de Leuven).

Six recensions d'ouvrages récents (2007-2009) concernant les Etudes Slaves.

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Edito n°5 de Dorota Walczak, Rédacteur en chef

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Durant les années 1990, la carte politique du monde changea de manière significative, entre autres dans la partie slave de l’Europe. Ces changements furent à la fois fondamentaux et fondateurs. Après des décennies de communisme « commun » sous l’égide d’une USSR en déliquescence progressive, les pays de l’ex-bloc soviétique cherchèrent un chemin vers une nouvelle démocratie, une nouvelle économie et une nouvelle liberté d’expression. Cette voie est périlleuse : il ne s’agit pas seulement d’établir de nouvelles identités mais aussi de convaincre l’Europe occidentale de cette nouvelle « légitimité » européenne qui permettra de considérer les pays slaves sur un pied d’égalité avec eux. Or, la chute du Mur en 1989 ne fut pas qu’un prélude à l’ode à la joie exécutée à l’unisson ; les années suivantes seront syncopées par des tensions ethniques, la guerre des Balkans, d’innombrables scandales politiques et économiques, les affaires de « lustration » et de suspicion en tous genres dans les ex-pays communistes, ainsi que par un chaos parlementaire sans précédent. Mais comme Bronisław Geremek nous l’a souvent rappelé dans ses écrits et ses discours, le communisme était fondé sur la passivité de la société. La tâche la plus ardue, qui se laisse découvrir au sein de la société « post », reste de balayer cette passivité et de responsabiliser la société.
Cependant, ce qui marque les dernières vingt années dans les parties divisées du globe, est assurément l’incroyable développement technologique et communica-tionnel qui nécessite des perspectives de jugement différentes, mais qui surtout rend possible la communication, l’information : la conséquence en est la transformation des sociétés au-delà de l’imaginaire. Débarrassées du dogme officiel du socialisme réaliste, les littératures et cultures slaves deviennent partie intégrante de la tendance post-idéologique qui caractérise notre tournant du siècle. Ainsi, les auteurs de ce numéro évoquent-t-ils les différents aspects de ce phénomène. En se penchant sur le panorama de la littérature serbe, la nouvelle satire à la russe, la relecture de l’Holocauste, le postmodernisme biélorusse et polonais ou le surréel tragi-comique au quotidien d’un jeune couple dans les aléas de la société contemporaine, ils enregistrent non seulement les changements historiques mais tentent de communiquer l’impact de cette transformation.
À tous les auteurs de ce cinquième numéro qui ont eu le courage et la persévérance d’affronter le sujet du « post ’89 » au travers d’une diversité de thèmes, de genres et de styles, avec application scientifique et originalité : Merci ! Et à tous : Une bonne lecture !

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Au sommaire du quatrième numéro

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Un article de Dariusz Dziurzyński (Uniwersytet Warszawski) intitulé La réception de Maeterlinck dans la Jeune Pologne. Voix de trois lecteurs. .

Un article de Honza Petružela (doctorant, Université Charles de Prague) intitulé Michel de Ghelderode en République tchèque .

Un entretien avec l'écrivain et traducteur belge Alain van Crugten , par Katia Vandenborre (doctorante ULB, Uniwersytet Warszawski) et Alexandra Dufour (étudiante ULB).

Une traduction de 11 poèmes du recueil Dalekie kraje (Pays lointains) de la poétesse polonaise Agnieszka Kuciak par Dorota Walczak (ULB).

La mise à l’honneur du livre de David Scheinert intitulé L'Apprentissage inutile (1948), par Joël Goffin (auteur de guides littéraires belges).

Six recensions d'ouvrages récents (2008-2009) concernant les Etudes Slaves.

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Edito n°5 de Dorota Walczak, Rédacteur en chef

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Tempus fugit ! Difficile d’y croire mais voilà : le temps a fait une boucle et un an précisément s’est écoulé depuis la mise en ligne de notre premier numéro de « SLAVICA BRUXELLENSIA ». Je profite de cette occasion, d’autant plus que l’Université Libre de Bruxelles fête son 175e anniversaire, pour remercier tous nos lecteurs qui nous témoignent leur vif intérêt et toute leur sympathie. Merci beaucoup aux auteurs et aux traducteurs qui collaborent avec notre périodique et tout particulièrement et très chaleureusement à toute l’équipe de la rédaction.
Pour ce premier anniversaire, nous vous proposons un numéro qui honore les liens culturels entre la Belgique et l’univers slave. La littérature belge francophone (sans parler de la peinture, la musique, la danse, le cinéma, l’artisanat et la bande dessinée) se fait connaître dans le monde littéraire slave déjà à partir du XIXe siècle, tant en langue française que par le biais de la traduction. Depuis lors, sa place est incontestable dans le canon slave des lectures européennes obligatoires. Émile Verhaeren, Georges Rodenbach, Michel de Ghelderode, Marguerite Yourcenar, Georges Simenon, Hugo Claus, Amélie Nothomb et tant d’autres en font partie.
Quant à l’histoire belge et au monde slave… il y a entre eux plus de similitudes qu’il n’y paraît au premier regard. L’important est que ce petit pays, à l’histoire mouvementée, riche de ses contradictions et de ses habitants, pays accueillant, ouvert et tolérant, semble apprécier depuis des siècles l’amalgame de ce qui est propre aux trois groupes linguistiques slaves de l’est, de l’ouest et du sud.
Ainsi, dans ce numéro nous vous proposons de découvrir des personnalités, des auteurs qui ont fortement marqué ces liens et ce, toutes époques confondues : Maurice Materlinck, Michel de Ghelderode, Zenon Przesmycki, Stanisław Brzozowski, Stanisław Przybyszewski, Alain Van Crugten, Agnieszka Kuciak, David Scheinert, tous ont créé leur propre univers, tous ont profité des richesses d’un croisement des cultures belge et slaves, tous sont parvenus à agencer dans un style unique, la multitude des langages et à faire résonner la belle polyphonie des voix littéraires.
Ces auteurs aident aussi à redécouvrir la pensée insoumise, révoltée, originale et constructive. Pas de doute sur l’existence de ce que l’on appelle « l’âme slave »… depuis que le concept « slave - (non)esclave » a fait son chemin, elle est bel et bien enracinée dans la littérature. Quant à l’âme belge, nous ne doutons pas de son caractère tout aussi insaisissable et… indispensable.

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Au sommaire du troisième numéro

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Slavica Bruxellensia n°3 [document momentanément indisponible]

Un article de Joanna Goszczyńska (Uniwersytet Warszawski) intitulé La nation dans les conceptions messianiques de Michal Miloslav Hodža .

Un article de Julja Černjavskaja (Université de Minsk) intitulé La religion de la paysannerie biélorusse : la métaphysique de l’ordinaire .

Un article de Marc Peeters (ULB) intitulé Le problème des définitions dans l’École de Lvov-Varsovie .

Un article de Olivier Santamaria (doctorant ULB) intitulé Boris Mouravieff et l’ésotérisme chrétien .

Un article de Jeremy Lambert (doctorant Université Charles-de-Gaulle Lille3) intitulé Le towianisme en France. La France dans le towianisme. .

Un entretien avec l'intellectuel russe Alexandre Avelitchev , professeur à l'Université de Mons, par Katia Vandenborre (doctorante ULB) et Eric Metz (UGent, Artesis Hogeschool).

Une traduction de Ruženje naroda u dva dela (Outrage au peuple en deux parties ) (extraits) de l'écrivain serbe Slobodan Selenić par Nataša džigurski-Dubajić (Université Charles-de-Gaulle Lille3).

La mise à l’honneur du livre de Jan Patočka intitulé Essais hérétiques sur la philosophie de l’histoire (1975), par Clélia Van Lerberghe (doctorante UCL).

Six recensions d'ouvrages récents (2007-2009) concernant les Etudes Slaves.

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Edito n°3 de Dorota Walczak, Rédacteur en chef

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Chers Lecteurs, dans ce troisième numéro de « SLAVICA BRUXELLENSIA », le dernier de cette année académique, nous vous proposons un rendez-vous hors du commun avec le clair obscur de la pensée humaine. Le tableau soumis à votre regard exhibe des dimensions imposantes, des techniques mixtes et une texture complexe. Étrangement, les plus fous et les plus raisonnés des concepts examinés par les auteurs des articles présentés dans ce numéro (Julja Černjavskaja, Joanna Goszczyńska, Jeremy Lambert, Marc Peeters, Olivier Santamaria, Clélia Van Lerberghe) se placent en équilibre et en harmonie dans l’univers de la réflexion et dans l’Histoire humaine.
Ainsi, surprenants qu’ils sont, le mysticisme slovaque et le messianisme polonais, plaident pour une comparaison apparente, mais pas du tout évidente. Le mystérieux ésotérisme slave tente d’équilibrer l’image du possible en présence de l’école logique de Lvov-Varsovie et de la phénoménologie tchèque, excellant encore une fois, comme au XVe siècle, dans l’imagerie de l’hérésie salvatrice…
Une part de découverte nous est réservée également dans les présentations de sept ouvrages (rubrique : recension) et dans la traduction d’une pièce serbe de Slobodan Selenić par Nataša Džigurski-Dubajić.
Dans la maîtrise de ce clair-obscur, les auteurs de ce numéro démontrent l’évolution de l’homme de façon transversale à travers les siècles et les pays et de manière linéaire au travers des évènements historiques. Et ce à l’encontre des obstacles biographiques et biologiques.
Les chercheurs mettent en lumière et réexaminent des individualités, des personnages, des maîtres et des disciples (Andrzej Towiański, Boris Mouravieff, Jan Patočka, Michal Miloslav Hodža, Stanisław Leśniewski et tant d’autres) qui représentent chacun une histoire particulière.
La tentative toujours renouvelée de dépasser les règles et les codes établis, l’effort de passer outre la peur par la sagesse, l’astuce, la dérision ou la force de pensée insoumise, si bien racontés par Aleksandr Aveličev dans l’interview menée par Katia Vandenborre et Eric Metz, constituent aussi une part de la tâche qui s’impose aux protagonistes et aux auteurs des articles.
À l’exemple des personnalités qu’ils décrivent, les auteurs nous demandent de réfléchir à notre tour sur la place de l’individu dans société, dans la nation et dans l’ensemble de l’humanité.
D’ailleurs, y a-t- il plus courageux et plus insolite que la quête de l’essence de l’être et la façon d’agir de l’homme face à l’inconnu ?
Y a-t-il audace plus grande que de vivre par la pensée en naviguant sans cesse entre la raison et l’émotion dans cette soif inassouvie de saisir et de comprendre… ?

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Au sommaire du deuxième numéro

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Un article de Wojciech Tomasik (Uniwersytet Kazimierza Wielkiego w Bydgoszczy) intitulé Pour la défense de « Tarcza », de Wisława Szymborska .

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Un article de Eric Metz (UGent, Artesis Hogeschool) intitulé Anita ! Adorada ! Femmes fatales et étrangères dans la poésie de Konstantin Bal’mont .

Télécharger l'article ICI

Un article de Katia Vandenborre (doctorante ULB, Uniwersytet Warszawski) intitulé De la princesse de conte de fée à la Reine de Pologne : quelques exemples littéraires de jeux allégoriques .

Télécharger l'article ICI

Un entretien avec l'écrivain tchèque Petra Hůlová par Sarah Flock (doctorante ULB, FNRS) et Richard Vacula (ULB, Univerzita Karlova v Praze).

Une traduction de La Pousse de ronce (extraits) de l'écrivain russe Lena Eltang par Anne Delizée (ISTI).

La mise à l’honneur du livre de Stanisław Barańczak intitulé Ocalone w tłumaczeniu (1992), par Dorota Walczak (ULB).

Six recensions d'ouvrages récents (2008) concernant les Etudes Slaves.

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Edito n°2 de Dorota Walczak, Rédacteur en chef

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Wisława Szymborska, lauréate du prix Nobel de Littérature en 1996, commence son poème « Portrait féminin » par ces vers : Il faut qu’elle soit au choix / Qu’elle change de sorte que surtout rien ne change. Ainsi, elle met en exergue le questionnement sur la condition et le conditionnement contemporains de la femme. Le statut de la femme dans la société et sa place dans la littérature ont fortement changé, surtout depuis les années 1960. Et pourtant, les archétypes et stéréotypes continuent à inspirer et à révolter les écrivains, les critiques et les lecteurs de tous genres.
Loin des cadrages féministe, érotique et lyrique (certes intéressants mais également réducteurs), sans s’inscrire dans la ligne droite du gender, post-, neo- et autres « studies », ce deuxième numéro de « SLAVICA BRUXELLENSIA » propose des textes qui gravitent autour de la « femme » dans un spectre très large : femme à la fois auteur et thème, sujet et objet de réflexion, lecteur et traducteur de son propre cheminement intellectuel...
Ainsi, l’article de Wojciech Tomasik revient sur les débuts poétiques de Szymborska en discutant l’interprétation d’un de ses poèmes réalistes socialistes, Éric Metz expose la panoplie poétique déployée par Konstantin Bal’mont, le chantre des femmes « étrangères », et Katia Vandenborre se penche sur l’image de la princesse dans le conte polonais et sur une curieuse influence du symbole religieux au sein de la littérature polonaise. Dans l’interview menée par Sarah Flock et Richard Vacula, la Tchèque Petra Hůlová témoigne de son activité de romancière et partage ses pensées sur la façon actuelle d’écrire et de parler d’une femme. La partie de notre revue consacrée à la traduction présente des fragments du roman épistolaire La Pousse de ronce, inédit en français, de Lena Eltang, auteur russe très en vogue et magnifiquement traduite par Anne Delizée.
L’auteur mis à l’honneur dans ce numéro est l’écrivain et traducteur polonais Stanisław Barańczak. Aussi, comme dans le premier numéro, six critiques viennent compléter cette édition et offrent un échantillon éclectique des nouvelles parutions littéraires et scientifiques de l’univers culturel slave.
Merci encore à toute l’équipe de la rédaction et à vous, chers lecteurs, vous qui nous avez manifesté tant de sympathie, d’encouragements et de félicitations à la sortie du premier numéro. Le prochain rendez-vous est fixé au 15 juin 2009 ! Bonne lecture à tous !

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Au sommaire du premier numéro

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Un article de Marta Skwara (Uniwersytet Szczecinski) intitulé Une locomotive folle, un feu d'artifice interculturel à la Witkacy .

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Un article de Aleksey V. Yudin (UGent) intitulé La mythification des professions dans la culture traditionnelle des Slaves de l’est .

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Un article de Sarah Flock (doctorante ULB, FNRS) intitulé Premières réflexions théoriques d’Otomar Krejča, prémices de son théâtre ? .

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Un entretien avec l'écrivain polonais Marian Pankowski par Dorota Walczak (ULB) et Jeremy Lambert (doctorant Lille3, ULB).

Une traduction de Evropané du dramaturge tchèque Jiří Adámek par Sarah Flock (doctorant ULB, FNRS).

La mise à l’honneur de la pièce de Janka Kupala intitulée Tutejšyja (1922), par Ihar Skrypko, dramaturge principal du Théâtre national du drame biélorusse à Minsk (Bélarus).

Six recensions d'ouvrages récents (2008) concernant les Etudes Slaves.

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Edito n°1 de Dorota Walczak, Rédacteur en chef

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Ne cherchez pas en vous, en vous il n'y a rien ; cherchez dans l'autre qui est en face de vous - avait coutume de dire à ses acteurs, sans crainte de déplaire, le célèbre réformateur russe du théâtre Konstantin Stanislavskij (1863-1938). En plaçant l’acteur face au miroir, face au personnage qu’il devait incarner et face au public, dans un répertoire d’auteurs si différents que Cekhov, Shakespeare ou Molière, ce dramaturge exceptionnel multipliait savamment les divers côtés de cet « autre » qu’il s’agissait d’interpréter. Stanislavskij demandait alors de puiser dans la « mémoire affective » et de partir d’une matière humaine propre à soi pour créer non seulement une nouvelle qualité du spectacle, mais aussi une présence réelle et palpable.
Voici un nom qui mérite d’être rappelé et un bon exemple d’esprit libre et ouvert pour le premier numéro de « Slavica Bruxellensia » que la Rédaction et tous les auteurs des textes ont la joie de vous offrir à la lecture ! La revue qui se veut slave, comparative et transculturelle se soucie, elle aussi, de cette remise en question du soi par rapport à l’autre dans un raisonnement clair, scientifique mais aussi, pourquoi pas, ludique… Ainsi, dans ce premier numéro, vous trouverez un mélange équilibré de textes et d’éléments biélorusses, polonais, russes, tchèques, serbes et ukrainiens dans un large contexte historique et européen.
Cette fois-ci, le théâtre est à l’honneur. Stanislaw Witkiewicz alias Witkacy, Marian Pankowski, Otomar Krejca, Jirí Adámek et Janka Kupala sont tous des gens de théâtre enracinés dans leur propre culture slave mais aussi des auteurs sachant prendre une distance salvatrice par rapport à « l’encombrant ». Venant de différents pays, temps et espaces, ils savent tous réagir à l’actualité du monde et en même temps toucher l’universel.
Dans la foulée, « SLAVICA BRUXELLENSIA » présente aussi un article sur les anciennes professions slaves (ô combien slaves et théâtrales) et un choix de six recensions d’ouvrages actuels de genres divers.
Les temps changent, « SLAVICA BRUXELLENSIA » est surtout un périodique web, mais il rend hommage à ses prédécesseurs « LA LAMPE VERTE » et « TRANSCULTURES » qui embellissaient à l’époque la vitrine de la Slavistique à l’ULB. Elle rend aussi hommage à l’éminent slaviste et orientaliste belge et polonais qui nous a quitté cette année le professeur Wojciech Skalmowski.
Il me reste une tâche agréable à accomplir, c'est-à-dire remercier les auteurs des textes ainsi que toute l’équipe de la Rédaction pour leur travail et leur enthousiasme sans pareil. Merci aussi à tous ceux qui nous ont encouragés en chemin pour la préparation de ce premier numéro. BONNE LECTURE et rendez-vous pour le prochain numéro, le 15 février 2009 !

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Recommandations aux auteurs

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A propos de SLAVICA BRUXELLENSIA

La spécificité de la revue tient en son approche transculturelle et transdisciplinaire des littératures, cultures et histoires slaves. Privilégiant une perspective comparative, elle se propose d'étudier les contacts culturels entre les peuples slaves dans leur espace géographique comme dans leur rapport au reste du monde.
A raison de trois parutions par an (15 octobre, 15 février et 15 juin), "SLAVICA BRUXELLENSIA" se compose d’articles scientifiques, d’un entretien avec une personnalité du monde slave, d’une traduction inédite, de la présentation d’une śuvre slave à la dimension intemporelle et de critiques littéraires. La langue d'édition est la français.
Ayant son siège à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université Libre de Bruxelles, "SLAVICA BRUXELLENSIA" se veut une tribune moderne tant pour les sommités mondiales et les slavisants belges de renom que pour les jeunes chercheurs, les doctorants et les étudiants.
ISSN : 2031-7654

Comité scientifique

 dr. Metz Eric, Université de Gand, Artesis Hogeschool Antwerpen
 Pr. Rubeš Jan, Université Libre de Bruxelles
 Pr. Dana Slabochovà, Université Charles de Prague
 Pr. Marek Tomaszewski, Université Charles-de-Gaulle Lille3
 dr. Walczak-Delanois Dorota, Université Libre de Bruxelles
 dr. Zhirovova Nadezhda, Université Libre de Bruxelles, Artesis Hogeschool Antwerpen

Comité de rédaction

 dr. Metz Eric
 dr. Walczak-Delanois Dorota (Rédactrice en chef)
et
 Flock Sarah, doctorante ULB, aspirant FRS-FNRS
 Lambert Jeremy (Rédacteur technique), doctorant Charles-de-Gaulle Lille3, enseignant Lille3, collaborateur scientifique ULB
 Vandenborre Katia, doctorante ULB

Contact

Pour toute information complémentaire, contacter le comité de rédaction : slavica.bruxellensia@ulb.ac.be

Prochain numéro

Sortie du numéro 5 prévue pour le 15 février 2010.
La thématique choisie est : 1989, et... ?

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