Universités & Entreprises.
Milieux académiques et industriels en Belgique. 1880-1970 |
Le
Cri, Bruxelles, 2006. |
Résumé
A
l’heure où il est de plus en plus question de mettre en
place les conditions propres à établir une "société de
la connaissance" en Europe,
ce livre se penche sur un aspect fondamental de cet ambitieux programme
: la redéfinition du rôle économique
dévolu aux universités en Belgique.
L’ouvrage
tente de montrer, à travers une perspective historique qui remonte
au milieu du XIXe siècle, que les universités belges n’ont
pas attendu les années 1970 et la chute des dépenses publiques
dans le secteur de la recherche et de l’enseignement supérieur
pour élaborer des contacts directs avec le secteur
privé.
On
peut d’ailleurs dire que l’âge d’or des
relations industrie-université date de l’entre-deux-guerres,
après
que la science eût montré la voie à suivre pour accélérer
le développement d’une industrie moderne. Que ce soit par
l’entreprise des ingénieurs issus des Facultés
des sciences appliquées ou dans les collaborations interindividuelles
impliquant de nombreuses disciplines, les universités belges ont
déserté, pour le meilleur et pour le pire, la fameuse « tour
d’ivoire » derrière laquelle on les range
si fréquemment.
Sur le plan de l’enseignement, elles ont également participé au
démarrage des formations en management, s’inscrivant
plus que jamais dans une dynamique de perfectionnement des élites
dirigeants.
Au final, cet ouvrage évalue dans quelle mesure et à travers
quels mécanismes l’espace académique a fini par rencontrer
les exigences d’un nouveau régime économique à forte
concentration scientifique.
Commande
Le
Cri - Bon de souscription
Table
des matières
Préface,
par Philippe Busquin
Introduction
Première
partie: Effets de rémanence et de rupture (1880-1914)
Chapitre
1er : Les chemins de la science
1.
Un modèle introuvable
2.
L’incorporation
académique de la technique
3. Itinéraires de légitimité académique
Chapitre
II : L’innovation appropriée
1.
L’industrie lourde
: la pesanteur des structures
2. La chimie : une « industrie de
la science »
3. L’électricité : transmission
et utilisation des compétences
Chapitre
III :Les infiltrations du discours professionnalisant
1.
Les noces de Mercure et de Minerve
2.
Les milieux contrastés des ingénieurs
3. La fabrique des
patrons : un état des lieux
Bilan : Prestige et expertise
Deuxième
partie: La scientificisation de l'industrie et ses limites (1914-1944)
Chapitre
IV : « La lumineuse leçon de la guerre »
1.
L’envers
de l’occupation
2. Du soulagement à la reconstruction
3.
L’émancipation des universités
Chapitre
V : Contrôles,
essais et recherche orientée
1. À la
marge de l’institutionnalisation
2.
Le F.N.R.S. ou l’option universitaire
Chapitre
VI : D’une
crise à l’autre
1. Le nouvel
ordre de l’organisation
2.
Le redéploiement des cadres sociaux de l’innovation
3. Retour à la
case départ
Bilan : Un âge d’or en
sursis
Troisième
partie: L’industrialisation de l'université (1945-1970)
Chapitre
VII : Reconfiguration du champ technico-scientifique
1.
Promouvoir la recherche coopérative : l’IRSIA
2. Organisation
de la recherche et système technique
3. Contacts directs à l’heure
de la mégascience
Chapitre
VIII : Perfectionnement, formation, management
1.
Le relais universitaire
2.
Voyage à travers
la Fondation industrie-université
Chapitre
IX : Ambitions internationales et expansion régionale
1.
Les chantiers de la politique scientifique
2.
La grande transformation
Bilan : Les termes
de l’échange
ÉPILOGUE
: Vers l’université entrepreneuriale
CONCLUSIONS
GENERALES
Notices
biographiques
Sources et bibliographie
Index des noms cités