La
publicité en Belgique (1850-1975).
Des courtiers aux agences
internationales |
Académie Royale de Belgique, Bruxelles,
2005 |
Résumé
La
publicité, au carrefour de l’économique et du
culturel, est un observatoire privilégié pour l’histoire
des sociétés de consommation et de leur globalisation.
Basé sur des sources inédites, ce livre retrace l’évolution
d'un secteur controversé, entre modèle français
et américain, entre art et commerce.
C’est au XIXe
siècle qu’apparaissent les premières entreprises spécialisées
dans la réclame, dans le cadre des métiers de la presse,
de l’édition et de l’affiche. Puis, vers 1900,
surgissent les pionniers d’une profession nouvelle, la publicité,
dont il faudra défendre la légitimité aux côtés
des annonceurs et des médias. Le mouvement de rationalisation
s’amplifie au cours de l’entre-deux-guerres et s’accompagne
de l’implantation d’agences américaines. La principale
d’entre elles, J. Walter Thompson, devient en moins de dix
ans la première agence de Belgique. La rupture de la Seconde
Guerre mondiale donne ensuite lieu à une tentative sans précédent
de contrôle de la publicité, par le biais d’une
association corporatiste sous contrôle allemand. Au
terme de la guerre, la Belgique s’inscrit dans un mouvement d’autodiscipline
professionnelle dans lequel les associations belges vont progressivement
adopter la représentation tripartite entre agences, annonceurs
et médias.
Du
côté des agences, l’évolution
se marque par une ouverture croissante au débat global/local,
avec le développement du marché néerlandophone
et la domination des groupes internationaux. Ce mouvement s’accompagne
d’une diversification des activités des entreprises
en direction d’un réinvestissement de la sphère
publique.
L’ouvrage s’achève sur un secteur qui
a progressivement acquis son identité propre, et a élargi
son expertise pour devenir central dans la mise en place d’une
culture globale de communication et de consommation.
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