Historique
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Aux origines du CIERL, il faut placer l’enseignement d’Eugène Goblet
d’Alviella (1846-1925), pionnier de l’histoire scientifique des religions,
qu’il enseigna à l’Université libre de Bruxelles de 1884 à 1914.Titulaire
de la chaire, l’une des premières au monde, après la Hollande en 1877, mais
avant l’École pratique des hautes Études de Paris, en 1886, l’auteur de La
Migration des Symboles (1891) concevait l’histoire des religions comme une
science critique et comparative, objective dans ses méthodes, libre exaministe
dans son esprit. Ces orientations furent celles-là même que choisirent d’imprimer en 1965
à leurs enseignements les fondateurs — François Masai et Jean Préaux — de
l’Institut d’histoire du christianisme, annexé à la Faculté de Philosophie
et Lettres de l’Université libre de Bruxelles. l’Institut entendit d’emblée proposer à
ses auditeurs une approche dégagée de tout apriorisme confessionnel, ce qui
constitue aujourd’hui encore notre spécificité. En 1985, sous l’impulsion du professeur Hervé Hasquin, l’ancien Institut
a considérablement élargi le champ de ses préoccupations en se transformant
en Institut d’étude des religions et de la laïcité et s’est donné pour
objectif l’étude scientifique du phénomène religieux dans toutes ses
dimensions et dans sa relation avec la pensée libre. L’Institut s’est en
outre intéressé à l’histoire de la franc-maçonnerie universelle, à travers
les activités d’une chaire d’enseignement spécifique nommée Chaire Théodore
Verhaegen, en hommage au fondateur de l’Université libre de Bruxelles. Depuis l’année académique 2003-2004, le programme d’enseignement de
l’IERL a été intégré au sein du nouveau Département de philosophie et de
sciences des religions. Celui-ci dispense, à travers des diplômes d’études
complémentaires (DEC) et approfondies (DEA), un enseignement structuré
permettant d’acquérir une formation scientifique en étude des religions, à
laquelle participent, dans une perspective pluridisciplinaire, philologues,
historiens, philosophes, historiens de l’art… Et ce dans les domaines des
polythéismes antiques, de l’histoire du christianisme, de l’histoire, de la
pensée et de la civilisation juives, de l’histoire, de la pensée et de la
civilisation de l’islam, ainsi que dans le domaine de la laïcité, du
rationalisme et de la franc-maçonnerie. Quant aux activités de recherche de l’IERL, ainsi que ses manifestations
scientifiques (colloques, séminaires…), elles ont été reprises sous
l’appellation de CIERL. Dans un monde où le phénomène religieux continue à largement imprégner
la pensée, la société et la politique, le CIERL espère favoriser
l’investissement personnel dans la compréhension des phénomènes religieux
considérés dans leur globalité. Il a également l’ambition de fournir à tous
ceux que leurs activités ou leurs engagements culturels et pédagogiques
(par exemple dans le cadre des cours de morale et de philosophie ou
d’histoire comparée des religions) amènent à s’intéresser aux questions
religieuses les outils critiques d’interprétation dont ils peuvent avoir
besoin.
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