Centre interdisciplinaire d'étude des religions et de la laïcité - CIERL

Maïté Maskens

Chercheuse FRFC

Doctorante en anthropologie

CP : 108

Tél.: 02/650.42.35

Courriel : mmaskens@ulb.ac.be

Domaines de recherche :

Conversion au pentecôtisme, genre et religion, missions et migration.

Principales publications

2009, "Identités sexuelles pentecôtistes : féminités et masculinités dans des assemblées bruxelloises ", Christophe Broqua et Fred Eboko (co.), La fabrique des identités sexuelles, Autrepart, n°49, pp. 65-81.

2008, " Migration et pentecôtisme à Bruxelles. Expériences croisées ", Archives des Sciences Sociales des Religions " Christianismes du Sud à l'épreuve de l'Europe ", n°143, pp. 49-68.

2008, " Et si l'on "dédogmatisait" le dogme? Un regard anthropologique sur la transmission et l'appropriation du dogme religieux ", Bruxelles Laïque Echos, Bruxelles, n°61, pp. 10-12.

2008, " Ethnographie du voisinage : des Églises pentecôtistes dans un quartier musulman de Bruxelles ", in. Anne-Sophie Lamine, Françoise Lautman, Séverine Mathieu (dir.), La religion de l'autre. La pluralité religieuse entre concurrence et reconnaissance, Paris, L'Harmattan (coll. Religions en question), pp.121-132.

2007, " La sexualité dans les Églises pentecôtistes bruxelloises ", Actes du Colloque organisé par la Fédération Laïque de Centres de Planning Familial (FLPF) " Le plaisir? Un question politique? ", pp. 26-32.

2007, Maskens Maïté et Joël Noret, " La nouvelle Jérusalem. Éléments d'histoire et de sociologie ", Le Figuier, Bruxelles, n°1, pp. 117-137.

2006, " Témoignage de conversion, récit pour convertir ", Espaces de liberté, n° 348, décembre pp.16-17.

Projets de recherche en cours

" Les Églises chrétiennes émergentes à Bruxelles. Recompositions identitaires et pratiques religieuses dans les assemblées pentecôtistes composés de migrants originaires d'Afrique subsaharienne et d'Amérique Latine sur le territoire bruxellois "

Dimanche. Neuf heure quarante-sept du matin. Le vrombissement des moteurs de la cité est presque inaudible. Un homme se gare dans la rue calme. Il sort de sa voiture et la contourne pour ouvrir la portière passager. Une femme sort. C'est son épouse. Il porte sa bible à bout de bras, elle porte son sac à main. Il ferme la voiture. Vêtu d'un costume trois pièces, les cheveux courts et les chaussures brillantes, la sonnerie de son portable retentit. Il parle avec l'accent congolais : " Ah Frère Paul ! Oui, je l'ai bien reçu, merci. Oui, je viens d'arriver. Ah d'accord, d'accord. Que Dieu te bénisse mon frère. " Pendant ce temps, elle remet en place le talon de sa chaussure rouge écarlate. Son boubou fleuri jaune et vert, ajusté, laisse entrevoir la courbe d'une promesse d'enfant. Ils font quelques pas sur le trottoir et saluent chaleureusement un autre couple qui les attend. Lui, petit, le visage aux traits ronds, arbore un T-shirt gris " 100% Jésus ". Il salue l'autre homme avec un accent espagnol : " Bonjour Pasteur ! ". Ils se font la bise. Sa femme, petite, aux longs cheveux bruns attachés, est tout sourire. Elle n'a d'yeux que pour le ventre de la femme du pasteur qui s'arrondit : " Grâce à Dieu ! "

Cette retrouvaille entre frères et sœurs en Christ sur le pas d'une église pentecôtiste à Schaerbeek précède la tenue du culte dominical. Une petite trentaine de fidèles s'y réunissent chaque semaine. C'est pour tenter de comprendre pourquoi s'y rendaient-ils chaque semaine que moi aussi, j'ai commencé à m'y rendre…