Centre interdisciplinaire d'étude des religions et de la laïcité - CIERL

Fondation de la Mémoire contemporaine

Créée en 1994, la Fondation de la Mémoire contemporaine étudie l'histoire des Juifs et du judaïsme en Belgique au XXe siècle. Depuis 2007, elle est reconnue comme partenaire privilégié du Centre interdisciplinaire des Religions et de la Laïcité (CIERL).

Site internet : http://www.fmc-seh.be

Projets de recherche en cours

Jacques Déom mène des recherches sur l'Alya Bet, l'émigration clandestine vers la Palestine entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et la proclamation de l'indépendance de l'Etat d'Israël, le 14 mai 1948. Au cours de cette période, 64 bateaux transportèrent vers la Palestine, le plus souvent en s'efforçant de contourner le blocus imposé par la Grande-Bretagne, puissance mandataire sur le pays, plus de 70.000 passagers, pour la plupart rescapés de la Shoah.

La Belgique a sa place dans ce processus de migration clandestine de réfugiés vers la Palestine. C'est sur son sol qu'a été mis sur pied l'envoi de trois bateaux : le "Tel Haï", parti de Marseille le 27 mars 1946 avec à son bord des orphelins de Bergen-Belsen ayant transité par la Belgique; le "Ha-hayal ha-ivri", parti d'Anvers le 31 juin 1946, et le "Theodor Herzl", parti de Marseille le 13 avril 1947 et transportant, parmi ses 2.641 passagers, près de 1500 "displaced persons" de Belgique.

L'étude s'attachera donc à éclairer la relation triangulaire qui s'établit, dans le contexte du début de la guerre froide, entre sionistes, décideurs belges et gouvernement britannique. Elle n'oubliera pas la considérable organisation logistique et financière que supposent de pareilles opérations, ni le contexte idéologique et médiatique dans lequel elles s'inscrivent. Elle s'efforcera de donner tout son relief à l'expérience humaine complexe des protagonistes.

Barbara Dickschen : Projet " marginalité juive " : Si la population juive de notre pays s'est souvent illustrée par son esprit d'entreprise et son désir d'insertion dans la nation, il nous semblerait intéressant de nous pencher sur la face obscure de l'histoire de cette intégration, celle de la marginalité. L'étude de l'itinéraire d'une frange de la population souffrant d'une double marginalité - " raciale " et " sociale " - n'a en effet pas encore été abordée.

L'arrivée massive d'immigrants juifs tout à fait démunis a pour effet la modification du profil socioreligieux du judaïsme belge et, par ricochet, celle du regard que portent sur eux les autorités nationales et l'opinion publique. L'immigration allant bien souvent de pair avec la pauvreté et l'exclusion, nous tenterons de saisir les différentes stratégies de survie développées par ces immigrés et d'esquisser le portrait d'une existence bien souvent à la limite de la légalité.

Catherine Massange poursuit son étude de la vie associative juive en Belgique après la Seconde Guerre moniale.

Insa Meinen se penche sur les conditions d'arrestation des Juifs en Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale et les stratégies de survie développés par ceux-ci pour échapper au sort funeste qui leur était réservé. Ce projet de recherche mené originellement sous l'égide de l'Université de Constance se poursuit actuellement dans la cadre de la Fondation de la Mémoire contemporaine

Hélène Wallenborn étudie la restitution des biens juifs spoliés durant la Seconde Guerre mondiale en Belgique.