Journée d'étudesAnnée académique 2010-2011
|
Fables mystiques
Journée d'études, le mercredi 4 mai 2011 dans la grande salle du CIERL, 17, av. Fr. Roosevelt Programme 10h à 10h30 : Accueil des participants autour d'un café - Introduction de la journée par Olivier SANTAMARIA, aspirant FNRS 10h30 à 11h30 : « Fables certaldiennes » par Fleur COURTOIS-l'HEUREUX, chargée de recherche (FNRS) à la Faculté de philosophie et
lettres de l'Université libre de Bruxelles La fable mystique (1982), ouvrage-clef de Michel de Certeau, offre l'occasion à cette journée d'études de revenir sur la
profonde virtualité du concept de « fable ». Plus qu'un discours, la fable est une manière de dire et de faire de la métaphysique en
rejouant et en déplaçant les clôtures socio-politiques. Fleur Courtois-l'Heureux analysera les différentes performativités métaphysiques
et les conséquences historiographiques qui ressortent de l'étude certaldienne de la mystique aux XVIe et XVIIe siècles, en prenant appui
sur le Jardin des délices, les figures du fou et de la foule, de l'errant et de l'enfant et, enfin, sur le traducteur. 11h30 à 12h : Discussion 12h à 14h : Déjeuner 14h à 15h : « Fables pantagruéliques » par Bruno PINCHARD, professeur des universités à la Faculté de philosophie de Lyon 3
et responsable de l'Equipe « Centre de Recherche sur la Circulation des Idées » (CRCI) Il s'agira dans cet exposé de s'attacher à une figure absente de l'expérience mystique selon Michel de Certeau : François Rabelais.
En réalité, tout indique que l'auteur de la Fable mystique implique en permanence la dimension pantagruélique dans son savoir du corps
mystique et de la chair extatique. Bruno Pinchard s'efforcera de montrer dans ces conditions ce qu'aurait pu être une lecture certaldienne
de Rabelais, et quel regard elle permet de jeter sur la figure de la jouissance féminine rencontrée à l'âge classique par Michel de
Certeau. 15h à 15h30 : Discussion 15h30 à 16h30 : « Fables sorcières » par Jean LECLERCQ, professeur à la Faculté de philosophie, arts et lettres de l'Université
catholique de Louvain Dans un article significatif « Une mutation culturelle et religieuse. Les magistrats devant les sorciers au XVIIe siècle » (1969),
Michel De Certeau associait le concept de « mutation » à l'émergence d'un nouveau discours sur l'homme, avec sans doute pour effet une
forme renouvelée d'humanisme, mais aussi une forme régénérée de « mystique » aux contours également refaits. Ainsi, la sorcière
laisse-t-elle désormais entrevoir la possédée, et la fable se transmue-t-elle au gré de ses nouveaux paramètres lexicaux et sémantiques,
si bien qu'advient une nouvelle grammaire du visible et avec elle une nouvelle rubrique indiquant les changements de principes
épistémologiques, puisque c'est bien le langage lui-même qui est « désontologisé », au point que les mots deviennent des passeurs
et non plus des indicateurs d'un réel à jamais perdu. 16h30 à 17h : Discussion et clôture Entrée libre
|