En attendant son roman de la rentrée, un regard
s’impose sur le petit livre d’Elisa Brune sous-titré « récit de voyage en
terre savante », qui emporte le lecteur à travers l’espace et le temps à
la faveur d’un colloque – fatalement multidisciplinaire – consacré à l’unité de
la connaissance. Observatrice moins candide qu’elle ne veut bien le dire, la
romancière, par ailleurs « matheuse » de pointe, unit son talent
d’écrivain à son esprit scientifique pour évoquer les vertigineuses
perspectives ouvertes par cette heureuse (et rare) rencontre de sommités de
tous bords (physiciens, philosophes, psychologues, théologiens, etc.) davantage
animée par un esprit d’échanges mutuels que par le souci de briller devant un
public. Impossible d’en résumer les aspects particuliers (l’auteur s’en
charge), mais cette plongée dans l’univers de tous les possibles, de leurs
implications inouïes et de leurs éventuelles convergences est tout simplement
fascinante et confirme qu’en donner une idée au lecteur moyen est affaire trop
délicate pour la confier à des savants.
Ghislain Cotton, Le Vif-L'Express.
Elisa Brune
Née en 1966 à Bruxelles, Elisa Brune est docteur en économie de l'environnement. Elle est l'auteur d'un recueil de nouvelles, Fissures (L'Harmattan, 1996), de trois romans, Petite Révision du ciel, Blanche cassé, La Tournante (Ramsay, 1999, 2000 et 2001), et d'un essai, L'Unité de la connaissance (Bernard Gislon, 2002).
A lire également, d'Elisa Brune, Les Jupiters chauds, Belfond, 2002, 433 p., 20 euros.
Articles :
La Libre Belgique