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L'image du mois: collecte de météorites en Antarctique

Où et comment trouve-t-on des météorites? Et pourquoi? C'est le sujet de notre image du mois.

Matthias van Ginneken est chercheur au laboratoire G-TIME de la Faculté des Sciences, dont l'un des buts est d'étudier les météorites tombées sur Terre afin de mieux comprendre les origines de l'univers. Mais où trouver ces météorites ? Dans la dernière réserve naturelle préservée du monde, pardi : l'Antarctique !

Accompagné d'un collègue de la VUB, Matthias van Ginneken vient de rentrer d'une campagne de récolte de météorites dans les Monts Sør Rondane, situés à proximité de la Station Princesse Elisabeth en Antarctique. Le but principal de l'expédition BELAM (Belgian Antarctic Meteorites) était la recherche de micrométéorites sur les sommets des montagnes et dans les moraines glaciaires. Ces terrains, qui ont été exposés pendant des millions d'années au flux de matière cosmique, sont des sites d'échantillonnages privilégiés pour la recherche des micrométéorites.

Matthias van Ginnekens a réalisé une vidéo pour montrer comment se passe la recherche et la collecte de ces micrométéorites : à découvrir ci-dessous.

Les deux chercheurs sont actuellement en train d'analyser les échantillons de sol afin d'isoler les micrométéorites. Ils estiment que le nombre final de micrométéorites approchera la dizaine de milliers, ce qui fera de cette collection une des plus importantes sur le plan international.

La plupart des météorites et micrométéorites sont issues d'astéroïdes de la ceinture principale entre Mars et Jupiter, qui se sont formés lors de la formation du Système Solaire il y a 4,6 milliard d'années. Leur analyse permettra donc d'étudier la formation du Système Solaire et des premiers blocs formant les planètes.

Le mot-clef: MT180

Ils étaient 16 doctorants à "s'affronter" ce week-end lors de la finale ULB du concours Ma thèse en 180 secondes. Tous motivés par le défi - présenter en maximum 180 secondes leur sujet de thèse -, tous intéressés à partager leur recherche avec le grand public.

Le jury composé de scientifiques et de professionnels de la communication a choisi quatre d'entre eux pour défendre les couleurs ULB lors de la finale interuniversitaire, qui aura lieu également à l'ULB le 24 mai prochain:

  • Alexandru Mihai Dumitrescu (Une carte pour le neurochirurgien, Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation) - qui a reçu également le Prix du Public ;
  • Marie Eubelen (Le transport en commun du cerveau humain, Faculté des Sciences) ;
  • Claire Liefferinckx (Recherche de variations génétiques influençant la sévérité des maladies de Crohn et Rectocolite, Faculté de Médecine) ;
  • et Jennifer Watchi (Développer des nouvelles structures d'isolation, oui mais pourquoi?, Ecole Polytechnique de Bruxelles).

Félicitations et bonne chance !

#scicomm

On parle 'recherche' sur les réseaux sociaux:

  • ‏@SciencePoULB [Media] «#Poutine, un président indétrônable». Une interview d'Aude Merlin, Professeure à @SciencePoULB, au journal télévisé de la @RTBFinfo. [Lien reportage, à partir de 3'10''];

  • @YvonEnglert La soirée des 20 ans de rtbf matiere grise vient de commencer et déjà 2 coups de coeur pour des chercheurs de l'@ULBruxelles Sophie Van Eck et Pasquale Nardone pour leurs talents de scientifiques ET de vulgarisateurs! [Photo];
  • @PolytechBXL L'École Polytechnique de Bruxelles est désormais sur Twitter! N'hésitez pas à nous suivre pour connaître les dernières actus de la Faculté!

Les chercheur.e.s et les recherches de l'ULB sont aussi sur nos écrans et sur les ondes:

  • Christophe Wasinski (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) parle des "revenge movies" pour l'émission "Tellement ciné" de la RTBF [Lien];

  • Caroline Sägesser (Faculté de Philosophie et Sciences sociales) a participé à la rédaction de l'ouvrage "Les fabriques d'Église en Wallonie, de Napoléon au 21e siècle". Focus dans l'émission "Un jour dans l'histoire" [Lien podcast];
  • Olivier Corten (Faculté de Droit et de Criminologie) était dans le studio de "La Première" pour parler de l'histoire des "protest songs" [Lien podcast, à partir de 45'30''].

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Le dossier à la Une

Les "fausses informations" au coeur de l'actualité

Il y a quelques jours, un groupe d'experts mandatés par la Commission européenne a dévoilé son rapport sur les fake news. Ce rapport doit servir de base pour définir les premières pistes d'action pour mieux traquer ces fausses informations au niveau européen. Décryptage avec François Heinderyckx, Doyen de la Faculté de Lettres, Traduction et Communication et chercheur au ReSIC (Centre de recherche en Information et communication).

François Heinderyckx, les fake news sont-elles un phénomène récent?

F.H. : L'expression fake news est intimement liée à la campagne électorale de Donald Trump en 2016 et à son arrivée à la Maison Blanche, et aux faits alternatifs promus par ceux et celles qui étaient confrontés à des faits qui ne leur étaient pas favorables. Ce n'est cependant pas un phénomène nouveau : la presse populaire britannique, par exemple, était connue pour inventer et diffuser de fausses informations concernant l'Union européenne. Mais cela se faisait ouvertement dans l'espace public médiatique et les autorités pouvaient réagir. La diffusion des  fake news se déroule de façon sournoise et dissimulée, mais néanmoins à grande échelle et à la vitesse du numérique.

La Commission européenne a-t-elle raison de se mêler du débat autour de ces fausses informations ?

F.H. : Oui, car il s'agit de protéger rien moins que le bon fonctionnement démocratique : la capacité des citoyens à être informés sur la réalité du monde dans lequel ils vivent, des enjeux, de l'action de l'autorité publique, fonde la démocratie représentative. Cependant, le rapport qui a été dévoilé est plutôt décevant : les recommandations se cantonnent à de grands principes généraux qui, en outre, n'apportent aucun apaisement à court terme (responsabilisation et autorégulation, éducation aux médias, déontologie...). La France, l'Allemagne ou l'Italie tentent de légiférer, mais il semble que ces législations soient très difficiles à mettre en œuvre et risquent de rester lettre morte, nourrissant le sentiment d'impunité qui règne autour de toutes ces manœuvres de manipulation de l'opinion.

Y a-t-il d'autres pistes à envisager pour une meilleure régulation ?

F.H. : Les initiatives les plus prometteuses tentent d'agir sur les conditions qui favorisent la diffusion des messages contentieux. Les dispositions prises par l'Union européenne en matière de protection de la vie privée sont, à ce titre, intéressantes. Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) qui prendra effet en mai prochain va, indirectement, perturber le rôle central des réseaux sociaux dans la diffusion des messages malicieux, du moins en Europe. La presse a récemment révélé comment la société Cambridge Analytica se serait servie de données personnelles mal protégées par Facebook, pour organiser des campagnes d'influence qui pourraient avoir joué un rôle significatif dans la dernière élection présidentielle américaine et, avant cela, dans le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni. Protéger la vie privée des citoyens et revaloriser d'urgence le journalisme et les médias d'information de qualité me semblent donc deux pistes essentielles.

Echos de la rue: 5 podcasts pour décrypter

"Echos de la rue" a recueilli les réflexions des citoyens sur la question des fake news, avant de tendre le micro aux chercheurs de l'ULB pour y répondre. De nombreuses thématiques sont ainsi abordées :

  • l'influence des fausses informations sur le jugement et la mémoire (Olivier Klein, Centre de psychologie sociale et interculturelle);
  • la difficulté de distinguer le vrai du faux (Laura Calabrese, ReSIC);
  • la responsabilité des internautes dans la prolifération de fake news (David Domingo, ReSIC et LaPIJ);
  • le rôle des journalistes comme garants de la démocratie (Florence Le Cam, ReSIC et LaPIJ);
  • mais aussi les stratégies des hommes et femmes politiques pour semer le doute (François Heinderyckx, ReSIC).

À découvrir sur notre page "podcasts recherche": http://www.ulb.ac.be/recherche/actu/podcast.html

Éducation aux médias: vidéo

Comme l'explique Olivier Klein, chercheur au Centre de psychologie sociale et interculturelle, dans "Echos de la rue" (à écouter dans ce dossier): "C'est difficile d'avoir un jugement critique efficace quand on est confronté en permanence à des fake news. La solution pour arriver à une vision valide de la réalité, est d'avoir confiance en certaines sources".

À quel(s) média(s) faire confiance? Comment reconnaître une source d'information fiable?

Explications en images, avec la vidéo "C'est quoi l'information?", issue du dossier Carnets d'identités, publié en collaboration avec Le Soir+ en 2017.

Retrouvez l'ensemble des chapitres de Carnets d'identités sur LeSoir+ et les cinq capsules d'animation sur YouTube, ULBtv, playlist Carnets d'identités.

Dans l'actualité

Pollution de l'air: un lien direct avec l'athérosclérose

Pour la première fois, des chercheurs de l'ULB démontrent un lien direct entre une exposition à un gaz polluant et l'athérosclérose chez un être vivant.

Les chercheurs de l'ULB – dont Karim Zouaoui Boudjeltia (Laboratoire de Médecine Expérimentale, ULB 222, CHU Charleroi), Cédric Delporte et Pierre Van Antwerpen (Plateforme Analytique de la Faculté de Pharmacie) – se sont penchés sur la métabolisation de l'acide cyanhydrique, la forme volatile du cyanure. Il s'agit d'un gaz généré par la combustion des matières organiques issue de l'utilisation de moteurs thermiques, la consommation de tabac, les feux, etc.

Les chercheurs ont tout d'abord démontré qu'une protéine humaine impliquée dans le développement de l'athérosclérose, la myéloperoxydase (MPO), est capable d'oxyder ce cyanure en cyanate, ce qui favorise la transformation de protéines circulant dans le sang. Avec l'aide d'équipes autrichienne et américaine, ils ont ensuite démontré, sur modèle murin, que l'exposition au cyanure induit l'accumulation de protéines modifiées par ce polluant spécifiquement dans les plaques d'athérome – ces plaques que l'on retrouve dans la paroi des vaisseaux, à l'origine de certaines maladies cardiovasculaires. Les protéines modifiées de cette manière sont également impliquées dans le déclenchement de mécanismes inflammatoires pouvant devenir chroniques.

Ces travaux, publiés dans le Journal of Biological Chemistry, soulignent, si c'était encore nécessaire, le rôle de la pollution atmosphérique dans la survenue d'évènements cardiovasculaires médiée par l'athérosclérose.

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Rédaction: Nathalie Gobbe, Natacha Jordens, Mathieu Léonard, Communication Recherche, Département des relations extérieures

Développement et mise en page: Cellule Web

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