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Décryptage

3 questions à...

Financement des hôpitaux en Belgique... Trois questions à Magali Pirson, responsable du centre de recherche Economie de la santé, Gestion des institutions de soins et sciences infirmières, à l'Ecole de Santé publique.

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Images de sciences

L'ARC "Nutrition and circadian rhythms in plants" se penche sur les relations entre les rythmes circadiens de la plante et l'absorption de nutriments essentiels à sa croissance, comme le magnésium.

L'horloge biologique remplit des fonctions fondamentales chez de nombreux organismes, des cyanobactéries à l'homme en passant par les végétaux. Mais, chez la plante, l'influence réciproque des nutriments sur le rythme circadien est jusqu'à présent peu comprise. Le but de cette Action de recherche concertée (ARC) est donc d'étudier ces relations, en prenant le magnésium et le calcium comme minéraux modèles.

Concrètement, l'équipe de l'Unité de Chronobiologie (Faculté des Sciences) développe des modèles théoriques à partir, notamment, des observations expérimentales récoltées par les chercheurs du Laboratoire de Physiologie et de Génétique Moléculaire des Plantes (LPGMP, Faculté des Sciences et Ecole Polytechnique de Bruxelles). Ces prédictions théoriques sont ensuite testées expérimentalement par le LPGMP pour valider le modèle proposé.

Améliorer la compréhension de ces mécanismes permettrait notamment d'optimiser la croissance des plantes, de favoriser leur production dans des conditions extrêmes ou de rationaliser l'utilisation de pesticides.

Plus d'informations en images ci-dessous, ou sur le descriptif du projet.

Portrait de chercheur

Enfant, Rika Devos se rend régulièrement chez une de ses amies et c'est là que naît sa fascination pour l'architecture. "Le père de mon amie était architecte et son bureau trônait dans la salle de séjour. Je crois qu'inconsciemment cela a réveillé en moi l'envie de me diriger vers ce métier", indique Rika Devos.

A l'issue de ses études en 2000, Rika Devos décide de rejoindre le secteur privé et travaille en tant qu'ingénieure architecte et en tant que stagiaire dans un bureau d'architecte à Gand, Architettura, et chez le réputé Eugeen Liebaut à Alost.

En 2008, elle devient Assistante post-doctorante au sein du Département d'Architecture et d'Urbanisme de l'UGent et dès 2009, en plus de ce poste, Rika Devos enseigne l'histoire et la théorie de l'architecture contemporaine au St Lucas University College (WENK) à Gand et Bruxelles. "J'ai ensuite postulé pour un poste vacant de chargé de cours au Département BATir de l'ULB où j'ai été engagée en octobre 2012", explique Rika Devos.

Découvrez son portrait.

Dernières publications

Une équipe de neurologues et neuropédiatres de l'Hôpital Erasme (B. Legros, M. Pandolfo, P. Van Bogaert, C. Depondt) et de chercheurs du Laboratoire de Neurologie expérimentale, UNI, Faculté de Médecine (S. Donatello, M. Rai), en collaboration avec la Duke University et des cliniciens belges et australiens identifient le gène muté dans une forme d'épilepsie focale de l'enfance, associée à une déshabilité intellectuelle, à des troubles comportementaux et à l'autisme.

Cette découverte confirme la relation étroite entre des formes sévères d'épilepsie et des comorbidités neuropsychiatriques chez l'enfant.

A lire dans Di-Fusion.

Rédaction:

- Nathalie Gobbe, Damiano Di Stazio, Département des Relations extérieures
- Frédérique Margraff, Département Recherche
- Natacha Jordens, Académie universitaire Wallonie-Bruxelles

Développement et mise en page:

- Cellule Web

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Focus sur...

À la découverte de l'Europe

Quelles sont les transformations en cours dans le processus d'intégration au sein de l'Union européenne? Comment la citoyenneté y est-elle envisagée? Quelles sont les différences entre le droit européen et les droits nationaux? Voici des questions que se pose Teresa Pullano depuis un bout de temps. Après une thèse à l'Institut d'études Politiques de Paris et un post-doctorat à l'Université de Columbia (New-York), la chercheuse a choisi l'ULB et le Centre de Théorie politique (Faculté des Sciences sociales et politiques) pour poursuivre ses travaux.

« Mon choix s'est très vite porté sur la ville de Bruxelles », confie Teresa Pullano. « Pour quelqu'un qui travaille sur les thématiques européennes, être si proche de la Commission ou du Parlement est un véritable atout. En plus, le projet Marie Curie m'offre une grande liberté individuelle. À l'issue de mes deux années de recherche, je compte publier un livre sur les Citoyens en manque d'Europe ».

La suite? La chercheuse l'envisage... en Europe. « L'Union européenne offre pas mal d'opportunités », poursuit-elle. « J'attends de voir les possibilités proposées par le programme Horizon 2020. Les programmes européens me paraissent un moyen indispensable pour continuer à mener mes recherches. Et puis, j'aimerais aller en Grèce pour travailler sur le positionnement des partis de gauche ou d'extrême-gauche, en réponse à certaines politiques européennes actuelles ».

Découvrez Teresa Pullano en vidéo.

"Obtenir un postdoctorat en Europe est un plus"

La cristallographie structurale, Basab Chattopadhyay l'étudie depuis plusieurs années déjà. Il lui a consacré sa thèse de doctorat obtenue à l'Indian Association for the Cultivation of Science, à Kolkata en Inde. Depuis un an, il poursuit ses recherches au sein du laboratoire de Chimie de polymères, en Faculté des Sciences de l'ULB.

« J'ai choisi ce laboratoire avant tout pour son directeur: à la lecture des CV et des publications scientifiques, Yves Geerts était le spécialiste des questions que j'étudie. J'ai posé ma candidature et quelques mois plus tard, il m'accueillait dans son équipe » se souvient Basab « J'avais participé à une conférence en Espagne, sinon, je n'avais jamais quitté l'Inde. Je suis arrivé à Bruxelles avec mon épouse en avril 2012. Ca n'avait rien à voir avec mon pays bien sûr et pourtant, je ne me suis pas senti réellement dépaysé; il est vrai que le laboratoire compte de nombreux étrangers, européens, indiens ou japonais notamment et que désormais avec Skype, rien n'est vraiment loin: je peux garder le contact avec ma famille et mes amis restés en Inde ».

Avec le soutien du programme Marie Curie, Basab mène son projet de recherche DISCO, visant à mieux comprendre grâce à une approche théorique et expérimentale combinée, comment les cristaux liquides discotiques s'organisent à l'interface d'un matériau solide et quels sont les paramètres qui influencent cette organisation. Cette recherche est importante pour améliorer par exemple les propriétés des transistors composés de cristaux liquides discotiques. « Obtenir un postdoctorat en Europe, dans un laboratoire reconnu internationalement est un réel plus sur un CV; c'est aussi une opportunité pour développer son réseau scientifique. Grace à cela, j'espère décrocher un poste de chercheur permanent en Inde et poursuivre les collaborations avec l'ULB ».

Découvrez Basab Chattopadhyay en vidéo.

"J'ai l'opportunité d'apprendre de nouvelles techniques"

Si Manuela Capello a choisi l'ULB, c'est avant tout pour son laboratoire d'Ecologie sociale (Faculté des Sciences) et son expertise multidisciplinaire. « Ce laboratoire est composé de scientifiques experts dans la modélisation et dans l'étude du comportement des animaux sociaux », explique Manuela Capello, originaire d'Italie. « En venant à l'ULB, j'ai l'opportunité d'apprendre des nouvelles techniques de modélisation et d'analyse de données auprès de biologistes, de physiciens, d'éthologues et même d'informaticiens ».

Son domaine de prédilection ? L'étude des phénomènes collectifs, des systèmes d'auto-organisation appliquée aux problématiques des sciences de la pêche. L'objectif de son projet QUAESITUM (Quantifying environmental and social interactions for tuna fisheries management), soutenu par une bourse Marie Curie, est de mieux comprendre le comportement collectif des poissons ainsi que leurs interactions avec la pêche et, au final, de contribuer à la gestion durable des ressources pélagiques.

«Pour l'instant, on connait trop peu les impacts des DCPs (Dispositifs de Concentration de Poissons) sur les écosystèmes pélagiques », continue Manuela Capello. « L'idée est de fournir un cadre quantitatif sur le comportement des poissons autour des DCPs et de limiter les impacts de ce type de pêche ».

Actuellement, Manuela monte une expérience en laboratoire visant l'étude du comportement associatif du zebrafish autour d'objets flottants,– l'idée étant de confronter l'information obtenue en laboratoire et les observations de terrain sur les poissons pélagiques proches des DCPs -, une première pour cette jeune chercheuse.

Découvrez Manuela Capello en vidéo.

Défi

L'enseignement attire-t-il les jeunes? Et les retient-il? A en croire l'étude menée par l'UCL, en collaboration avec l'ULB, la réponse semble non: 35% des jeunes enseignants (dans le fondamental ou le secondaire) quittent le métier au cours des cinq premières années!

Mais, les chercheurs nuancent fortement cette conclusion: la situation varie selon les formations initiales, les contextes professionnels et les situations personnelles.

Chercheurs auprès de METICES, Faculté des Sciences sociales et politiques, Pierre Desmarez et Matthieu Veinstein ont suivi en particulier le parcours de diplômés sortis des sections pédagogiques des Hautes écoles en 2002. « On observe que 93% de ces diplômés travaillent dans l'enseignement mais pas nécessairement de manière continue; un peu moins de la moitié d'entre eux sont insérés de manière stable dans l'enseignement sur la période étudiée (2002-2010). Donc, seuls 7% de ces diplômés n'ont jamais travaillé dans l'enseignement mais ont été engagés, pour la majorité d'entre eux, dans l'administration » observe Pierre Desmarez.

Pourquoi ces diplômés restent-ils dans l'enseignement ou a contrario le fuient-ils? Comment se passe leur insertion professionnelle? Comment les directions d'écoles gèrent-elles leurs recrutements? Réussissent-elles à garder les bons éléments? Les chercheurs vont tenter de répondre à ces questions dans les prochains mois.

En quelques mots

Groenland: l'écoulement des glaciers s'accélère

"Pour comprendre les effets des changements climatiques sur l'élévation du niveau des mers, nous devons comprendre comment les glaciers et les calottes glaciaires réagissent à l'augmentation des températures. Nous avons constaté récemment une dynamique accrue des glaciers émissaires du Groenland, et partant, une perte de volume spectaculaire. Il est donc essentiel que nous comprenions le phénomène pour avoir une idée précise de la hausse future du niveau des océans" explique Faezeh Nick, du Laboratoire de Glaciologie, Faculté des Sciences.

Avec ses collègues du programme européen ice2sea - dont Frank Pattyn, à l'ULB - , la chercheuse a mis au point un nouveau modèle perfectionné pour mieux évaluer la vitesse à laquelle la glace du Groenland avance et se déverse dans la mer. "Le modèle montre qu'en raison de l'écoulement plus rapide de la glace des glaciers émissaires du Groenland uniquement, le niveau de la mer montera de 4 à 9 cm d'ici 2100. Cela équivaut environ à la moitié de la contribution totale de la calotte glaciaire du Groenland à la montée du niveau de la mer au cours de la même période" précise la chercheuse.

L'étude vient d'être publiée dans la revue Nature.

Solvay au coeur de l'histoire

En 1863, Ernest Solvay développait un procédé chimique inédit et fondait l'entreprise Solvay. Passée du statut de start up à une des plus importantes entreprises chimiques au monde, l'organisation fête ses 150 ans cette année, évènement rare pour une entreprise belge !

Plusieurs chercheurs, dont Kenneth Bertrams du centre de recherche Mondes Modernes & Contemporains, en Faculté de Philosophie et Lettres, ont mené une étude sur cette célèbre multinationale.

« Ce projet de recherche remonte à une initiative de Daniel Janssen, président honoraire de l'entreprise Solvay et de Ginette Kurgan, ancienne professeur d'histoire à l'ULB », précise Kenneth Bertrams. « Depuis 2007, une équipe de 3 auteurs-chercheurs travaille sur ce projet d'histoire basé sur des archives multiples, inédites et inexploitées ».

Ces recherches ont donné deux publications scientifiques parues chez Cambridge University Press: un ouvrage de type académique co-écrit par Nicolas Coupain (S.A. Solvay, historien diplômé de l'ULB), Ernst Homburg (Université de Maastricht) et Kenneth Bertrams et un second ouvrage rédigé par ce dernier et disponible en trois langues.

Le premier livre retrace les étapes marquantes de la vie de l'entreprise depuis sa création par Ernest et Alfred jusqu'à la fusion récente avec le groupe industriel Rhodia, tandis que le second aborde l'histoire de Solvay: «Il s'agit plutôt de faire comprendre à un large public la façon dont Solvay a vécu l'histoire du monde. Quelles ont été les relations entre Solvay et son environnement? Comment l'économie, le monde politique par exemple ont impacté l'entreprise? », conclut le chercheur.

Consommation énergétique : You Know Watt?

Le projet ECA (Energy Consumption Advisor), issu du laboratoire BEAMS (Ecole Polytechnique), est actuellement financé par Innoviris, l'Institut Bruxellois pour la Recherche et l'Innovation, dans le cadre de son programme Spin-off in Brussels. L'équipe (1 chercheur, Frédéric Klopfert, 1 business developer et 1 doctorant), développe, avec l'aide transversale de plusieurs autres centres de recherche de l'ULB, une technologie innovante qui permet de déterminer les consommations électriques des équipements en aval d'un point unique de mesure. Pour une maison ou PME, ces mesures pourraient se faire au niveau du compteur ou du tableau électrique.

Martin Melchior, le business developer du projet, s'est inscrit aux présélections de la deuxième édition de l'émission Starter de la RTBF. Au bout de 5 journées de casting, 60 projets étaient retenus par les coaches de l'émission. Après délibération, les membres du jury (composé de 5 grands entrepreneurs belges) ont sélectionné les 6 projets qui participeront à l'émission, dont le projet ECA. Grâce aux performances accomplies par son équipe, Martin a notamment pu décrocher une page de présentation de son projet dans Le Soir, et rencontrer des acteurs du secteur de l'énergie comme SIBELGA, Lampiris, mais aussi l'ABE, l'ASE et le Secrétaire d'état Melchior Wathelet.


Les activités de la spin-off se limitent, dans un premier temps, à la désagrégation des consommations électriques des divers appareils électriques présents au sein d'un domicile. Leur cible est dans un premier temps le B2B (Bureaux d'étude énergétique, sociétés de services énergétiques ESCO's, restaurants, etc.) et dans un second temps le grand public, avec feedback adapté aux consommateurs, prenant en compte les aspects sociaux et psychologiques.


La technologie You Know Watt fournit la consommation électrique d'appareils électroménagers individuels à partir d'un unique point de mesure (le compteur électrique) à travers la reconnaissance de signatures de consommation d'appareils. D'autres services basés sur la consommation individuelle d'appareils électroménagers peuvent être offerts: le conseil sur la consommation d'énergie (un conseil sur mesure peut être généré automatiquement à partir de la consommation individuelle) et la détection de défectuosité d'appareil électroménager. La technologie se développe grâce à l'aide de plusieurs labos et récemment, Martin a approché le Département Informatique de l'ULB : "Je remercie les gens qui bossent sur le projet en amont, qui développent remarquablement la technologie. Ce qu'ils font est énorme et le projet ne serait rien sans eux."

Etats-Unis: une aide sociale limitée à 5 ans

Les mesures d'activation qui poussent, voire forcent, les bénéficiaires d'allocations sociales à réintégrer le marché de l'emploi, ne représentent-elles pas une entrave au droit au travail, lequel inclut le droit de déterminer librement son orientation professionnelle? Cette question est au cœur d'une étude menée au sein du Centre de Droit public (Faculté de Droit et de Criminologie) et présentée lors d'un récent colloque à l'Institut syndical européen.

Daniel Dumont (Centre de Droit public) s'est penché en particulier sur le cas des États-Unis, précurseur de ces politiques d'activation. « Alors que l'activation est multiple dans beaucoup de pays européens et prend par exemple la forme de l'aide à la réinsertion professionnelle, les USA procèdent à une activation très dure », explique le chercheur.

« L'aide sociale y est limitée dans le temps », poursuit Daniel Dumont. « Le dernier rempart contre la pauvreté est limité à une durée maximale de cinq ans. Après ça, les bénéficiaires d'allocations sociales n'ont plus rien ». La conséquence? Une explosion de la pauvreté: selon le chercheur, 1 Américain sur 4 vit sous le seuil de risque de pauvreté, ce qui représente un des taux les plus élevés parmi les pays occidentaux.

Un ouvrage collectif consacré à cette problématique sera publié dans le courant de l'année, sous le titre Activation Policies for the Unemployed, Right to Work and Freedom of Work.

AVATAR, un projet Biowin innovant dans le domaine de la chirurgie cardiaque

La sténose aortique affecte environ 2 % de la population au-delà de 65 ans. Cette maladie consiste en un durcissement de la valve cardiaque qui va réduire ses capacités durant l'ouverture et la fermeture. Actuellement le traitement de référence consiste en une opération à coeur ouvert pour remplacer la valve malade. Ce type d'opération est très lourd et inaccessible à une partie des patients.

Soutenu par la Région wallonne, le projet AVATAR (Aortic VAlve TransApically Resected and Replaced), d'une durée de quatre ans, a pour objectif de développer un instrument innovant dans le domaine de la chirurgie cardiaque permettant de retirer la valve malade du cœur et de poser une nouvelle valve. Cet instrument va permettre d'amener les performances de ces nouvelles techniques au niveau de la chirurgie conventionnelle tout en réduisant drastiquement les traumatismes pré et postopératoires. Ce projet BIOWIN d'une durée de 4 ans rassemble trois partenaires académiques de l'UCL et de l'ULB, dont le Centre CREATIC, en Faculté des Sciences sociales et politiques.

La pauvreté touche aussi la campagne

En Belgique, on estime que plus de 15% de la population est confrontée à un risque de pauvreté. La problématique ne se décline pas de la même manière selon que l'on habite en ville ou à la campagne. En milieu rural, le logement est moins cher mais le parc locatif est restreint. De manière générale, l'accessibilité aux services et aux emplois est moins bonne: il y a un manque de transports publics, un éloignement des écoles et des commerces ou encore une nécessité de disposer d'un véhicule...

Jusqu'ici, peu de recherches statistiques ont été menées sur la pauvreté en milieu rural: les études s'intéressent généralement aux régions urbaines où la pauvreté est plus concentrée et davantage perceptible. Xavier May et Pierre Marissal, chercheurs à l'IGEAT (Faculté des Sciences) et la KUL ont pris le contre-pied, à la demande du Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l'exclusion sociale.

« C'est dans les zones urbaines à forte densité de population que les chiffres de la pauvreté sont les plus élevés, mais les régions rurales arrivent en deuxième position », explique Xavier May. « Ce qui est aussi frappant, c'est de voir que les ménages qui font partie de la catégorie des 10% les plus pauvres sont moins représentés en milieu rural alors que ceux qui sont juste un peu moins pauvres (la catégorie entre 15 et 20% des plus pauvres) y sont, eux, surreprésentés».

Certaines catégories de ménage semblent aussi avoir des conditions de vie plus difficiles à la campagne qu'ailleurs en Belgique: c'est le cas par exemple des personnes âgées, des isolés et des familles monoparentales.

Maladie de Parkinson: nouveau gène

La maladie de Parkinson est caractérisée par la perte de neurones qui libèrent de la dopamine dans une région du cerveau appelée striatum. Celle-ci est directement impliquée dans le contrôle moteur, déficient chez les patients atteints de la maladie de Parkinson.

Alban de Kerchove d'Exaerde et Serge Schiffmann (UNI - laboratoire de Neurophysiologie, Faculté de Médecine) viennent de mettre en évidence le rôle d'un nouveau gène dans le contrôle moteur.

Par différentes approches in vivo permettant l'inactivation ou la répression spécifique de ce gène, les chercheurs ont montré que celui-ci avait un rôle essentiel dans l'apprentissage et le contrôle moteur. Ces découvertes laissent entrevoir des possibilités de traitements plus ciblés et mieux adaptés dans la maladie de Parkinson.

Leur recherche est publiée dans le Journal of Neuroscience.

Un incubateur "i-Tech"

L'incubateur d'entreprises situé sur le site du Biopark, à Gosselies, change de nom. Le désormais "i-Tech Incubator" élargit ses cibles: il accompagnera et/ou hébergera des projets d'entreprise non seulement en sciences du vivant mais aussi en sciences de l'ingénieur et en technologies de l'environnement. Toujours avec le même but: faciliter la transformation d'une idée en un réel business.

Le lancement officiel de ce nouveau champ d'activités s'est déroulé le mardi 14 mai en présence de Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi, et de nombreux acteurs liés à l'incubateur. L'occasion d'un bilan, un an après l'ouverture du second bâtiment, en avril 2012, et deux ans après la création de la structure. Depuis sa création, l'incubateur a accompagné 30 projets, dont 3 ont abouti à la création d'une entreprise. Il héberge actuellement 18 PMEs, soit 68% de ses 6.000 m² de superficie.

Ces entreprises bénéficient notamment de "l'écosystème" développé au sein du Biopark Charleroi Brussels South, mais également des partenariats noués entre l'incubateur et plusieurs acteurs en sciences du vivant et de l'ingénieur. Afin de mieux accompagner ces nouveaux projets high-tech et green, l'i-Tech incubator a d'ailleurs noué mi-2012 une nouvelle collaboration avec l'incubateur wallon WSL.

La Fondation contre le cancer soutient 6 équipes de l'ULB

La Fondation contre le cancer a attribué ses grants, des bourses pour soutenir des projets de recherche fondamentale et clinique et provenant des dons récoltés par la Fondation auprès du public. Parmi les 57 équipes belges soutenues, 6 sont de l'ULB.

En recherche fondamentale, 3 projets seront soutenus durant 4 ans:

  • L'équipe de Marc Parmentier (IRIBHM) se penchera sur l'effet anti-inflammatoire et anti-tumoral des chemerines, des molécules attirant les globules blancs sur le site d'inflammation, et de leurs récepteurs;
  • Le laboratoire de Cédric Blanpain (IRIBHM) étudiera la régulation des cellules souches lors de l'initiation et la progression des tumeurs de la peau;
  • François Fuks et ses chercheurs (laboratoire d'Epigénétique du cancer) tenteront d'établir le profil épigénétique des tumeurs du sein.

En recherche translationnelle et clinique, la Fondation contre le cancer a retenu 2 projets issus de nos hôpitaux universitaires:

  • Christos Sotiriou (Institut Bordet) tente d'éclaircir les mécanismes de sensibilité ou résistance de certains cancers du sein à certains médicaments anticancéreux et bénéficiera d'une bourse d'1 an ;
  • Enfin, la Fondation soutient pour 3 ans un essai clinique de phase I/II d'immunothérapie pour traiter le cancer colorectal. Cette étude est menée par Jean-Luc Van Laethem (Hôpital Erasme) et ses collègues Bart Neys (UZBrussel) et Wim Van Criekinge (UGent).

Les compositeurs-auteurs

Les écrits des compositeurs forment des objets particuliers: l'écriture est parfois devenue incontournable pour certains musiciens au cours des 19e et 20e siècles. « Les traités, essais critiques, correspondances ou mémoires ont d'ailleurs jalonné l'histoire de la musique », précise Valérie Dufour, du centre de recherche MuCiA (Musique, Cinéma et Arts de la scène), en Faculté de Philosophie et Lettres, qui a mené une étude (avec Michel Duchesneau et Marie-Hélène Benoit-Otis, de l'Université de Montréal) sur l'activité d'auteur que les compositeurs peuvent avoir à côté de leur travail de créateur.

Les enjeux du travail d'écriture des compositeurs sont nombreux: la nécessité pour certains de faire autorité devant une critique musicale imposante au 19e siècle, le besoin pour le public de disposer d'un mode d'emploi pour mieux comprendre les œuvres au 20e siècle...

« Liszt a publié des essais sur de nombreux sujets musicaux d'actualité, souvent avec l'aide de ses compagnes, ce qui fait de lui un cas particulier d'auteur », poursuit Valérie Dufour. « Quant à Wagner, il est sans doute le cas le plus connu de compositeur qui a accompagné sa création musicale de textes théoriques indispensables à la compréhension de son œuvre et de son projet artistique ».

Cette recherche a donné un ouvrage, Écrits de compositeurs: Une autorité en questions qui aborde également les cas de Berlioz, Debussy, Stravinski, Messiaen, Boulez, Nono, Berio, Sciarrino...

Binge drinking: un premier pas vers l'alcoolisme?

Le binge drinking, c'est ce mode de consommation d'alcool excessif et ponctuel, très usité notamment dans le milieu des fêtes estudiantines. « Cela existe depuis de nombreuses années. Beaucoup d'étudiants l'adoptent durant leur cursus scolaire. Par après, lorsqu'ils trouvent un boulot, qu'ils se marient, cette façon de boire devient plus rare », explique Salvatore Campanella, du laboratoire de Psychologie médicale et d'Addictologie (UNI), Faculté de Médecine.

Le risque? Le binge drinking pourrait être un premier pas vers l'alcoolisme, une transition entre une consommation excessive et la dépendance. « Il induit des pertes neuronales », précise le chercheur. « Si ce mode de consommation perdure, de plus en plus de neurones sont atteints et des déficits de performance peuvent surgir. Si, en plus, on est fortement soumis au stress, que l'on perd son travail ou encore que l'on doit faire face à un décès par exemple, la probabilité de basculer dans la dépendance est plus grande ».

Et quand on met fin au binge drinking, que se passe-t-il? Est-ce que les dommages disparaissent? Ou les déficits sont-ils permanents et irréversibles? Voilà des questions auxquelles Salvatore Campanella et son équipe aimeraient répondre dans le futur.

L'étude de Salvatore Campanella a été publiée dans la revue PLOS ONE. Retrouvez également Salvatore Campanella dans l'émission O Positif de la RTBF.

InSilico Genomics: levée d'1,2 millions d'euros

InSilico Genomics est une spin-off conjointe de l'ULB et de la VUB qui ont reçu le support de la Région Bruxelloise pour le développement de ce projet. La société, constituée en 2012 pour commercialiser ce projet, a obtenu une licence mondiale exclusive sur la plateforme en ligne InSilico DB développée par les fondateurs David Weiss et Alain Coletta, au sein du laboratoire CODE Iridia (Ecole Polytechnique de Bruxelles).

InSilico Genomics SA, active dans la gestion du génome humain, vient de procéder à une première augmentation de capital de €1,2 Millions auprès d'investisseurs privés dépassant de loin l'objectif initial prévu de €500.000. Parmi les investisseurs, figurent des acteurs importants des secteurs IT et biopharmaceutique.

L'objectif de cette levée de fonds est de pérenniser l'entreprise et de lui permettre de commercialiser sa plateforme informatique de gestion de données génomiques InSilico DB.

Les progrès médicaux dus à la génomique permettent une médecine plus proactive, efficace et dédiée aux besoins spécifiques de chaque patient. Toutefois, malgré la baisse vertigineuse du coût du séquençage, ces progrès restent actuellement confinés aux instituts de recherche de pointe, ceci en raison de la manipulation de données confidentielles, très volumineuses, et l'organisation de leur traitement, transmission et consultation.

InSillico DB, un outil online qui simplifie la gestion de l'information génomique en la rendant plus accessible aux chercheurs et médecins. Il s'agit d'une solution simple d'usage et peu coûteuse qui permet aux laboratoires de lire les données génomiques provenant de technologies différentes, de machines de séquençage différentes, d'ordonner, partager et entreposer ces informations de manière simple et sécurisée et enfin de traduire ces données dans le langage des principaux outils d'analyses existants, facilitant ainsi considérablement le travail des chercheurs.

" Nous considérons que la Société InSillico Genomics a la capacité de devenir la plate-forme d'échange de données génomiques au niveau mondial" soulignent les fondateurs, David Weiss-Solis et Alain Coletta.