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PIERRE GALAND ELU PRESIDENT DE LA FEDERATION HUMANISTE EUROPEENNE

Ce vendredi 25 mai 2012, à l'issue de l'Assemblée générale de la Fédération humaniste européenne qui se tenait à Utrecht (Pays-Bas),  Pierre Galand a été désigné président de la FHE pour trois ans et succède ainsi au Britannique David Pollock, qui s'est dépensé sans compter au service de la fédération depuis son accession à la présidence en 2006.

La FHE, qui regroupe plus de cinquante associations laïques en Europe, défend la séparation des Eglises et des Etats. Elle est un partenaire officiel de l'Union européenne au titre de l'article 17 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) et intervient régulièrement au Conseil de l'Europe et à l'OSCE.

Pierre Galand, également président du Centre d'Action Laïque (Belgique), a déclaré : « La FHE doit plus que jamais rassembler les laïques en Europe pour défendre des libertés remises en questions par les lobbies religieux conservateurs.  Le problème n'est évidemment pas la croyance, qui est respectable, mais l'exploitation politique qu'en font certains. En ce sens, la FHE entend œuvrer avec d'autres à la construction d'une Europe progressiste et solidaire ».

PARADOXES !

Nous, les Alumnis, nous adorons manier et questionner le paradoxe. Il en va ainsi de nos liens avec l'Université et l'Union. Nous en sommes à la fois les premiers dépositaires et défenseurs mais aussi les scrutateurs inflexibles et, parfois, les plus coriaces détracteurs. Or que se passe-t-il ?

Pour ce qui en est du dossier « burqa blabla ». Le principal intéressé a été frappé d'une peine « majeure » (la suspension d'un mois). La belle affaire ? Absolument pas ! La commission de discipline a constaté que l'ULB a été gravement lésée dans son image et qu'il y a rupture de confiance. De plus, la peine rendue est rare et correspond au terme d'un contrat qui ne sera pas renouvelé. L'intéressé, ne fait plus partie de l'ULB, trainera à jamais avec lui, partout où il briguerait un avenir académique, la trace indélébile d'une sanction majeure qui l'aura empêché de terminer son doctorat. Fallait-il plus ? Nous le souhaitions, peut-être … Mais quelle sanction réserverions-nous alors à un raciste avéré, un négationniste, un révisionniste, un créationniste ? La proportionnalité est une donnée de l'équation. Quant au salaire perçu, je ne peux me résoudre à rabaisser le champ des valeurs aux deniers de Judas !

Pour ce qui en est de la reconnaissance par l'ULB d'un cercle BDS (Boycott- Désinvestissement – Sanctions contre Israël et les milieux soutenant les violations dans les territoires occupés). Grâce aux interpellations du Recteur, d'une partie du corps académique et de l'UAE, ce cercle a finalement émis une feuille de route dans laquelle il semble se conformer à nos souhaits, à savoir : ne jamais condamner ou boycotter qui que ce soit sur base de ce qu'il est - Israélien, Juif - mais bien pour ce qu'il fait et qui constituerait une violation avérée du droit des gens. Dans ces conditions, et à compter du fait qu'il s'agirait pour un cercle (sans engagement pour les autres composantes du paysage universitaire) de veiller à faire condamner celles et ceux qui violent les droits humains élémentaires, y compris dans les champs académiques et culturels, qui s'en offusquera au nom du Libre Examen et des droits humains ? Pas nous !

Dans les deux cas, grâce au soutien des ses membres, massivement exprimé, l'Union a été en première ligne pour exiger l'exemplarité et le respect de nos valeurs. En fallait-il plus ? Fallait-il fragiliser l'Université ? Nul ne le pense sincèrement. Puisque c'est précisément pour que l'institution se renforce que nous sommes exigeants d'elle-même.

N'est-il dès lors pas paradoxal de voir que lorsque l'UAE et ses instances sont fermes dans leurs positions et que lorsque que nous disons ce que nous faisons et faisons ce que nous disons, n'est-il pas paradoxal disais-je, que, voulant en quelque sorte « punir l'université d'une déception ressentie », des Anciens et des Anciennes en viennent à menacer l'UAE de se désaffilier alors même qu'ils se félicitent, par ailleurs, de notre fermeté d'action ?

Nous, les Alumnis, nous adorons manier et questionner le paradoxe. Voilà pourquoi je forme le vœu que de tout ceci jaillira au contraire plus de vigueur et de rassemblement au cœur, au centre de l'Union.

Ad majorem libertatis gloriam !

Eddy Caekelberghs – Président UAE 2011-2012

L'ENGAGEMENT A L'UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES : EMPECHER DE PENSER EN ROND

Le 14 mai dernier, notre Université remettait les titres de docteur honoris causa à plusieurs personnalités. A cette occasion, Alain Delchambre, président du Conseil d'administration, prononçait un discours qu'il nous a semblé important de mettre en évidence et que nous vous livrons in extenso.


Mesdames, Messieurs,

Bien que ce discours soit le dernier prévu pour cette cérémonie, je ne prononcerai pas un discours de conclusion. Je ne peux, en effet, me résoudre à conclure cette séance par quelques mots de synthèse, un cocktail et… rien de plus. Cette séance académique de remise des doctorats honoris causa n'est pas classique. En effet, nous remettons cet insigne aux 7 personnalités que nous avons honorées aujourd'hui, pour leurs engagements scientifique, social, culturel et politique.

Le Recteur et moi-même vous l'avions annoncé à la rentrée académique : nous souhaitions placer cette année sous le signe de l'engagement. L'engagement, ce n'est pas une valeur abstraite, c'est une question pratique, concrète. Ela Bhatt, Costa-Gavras, Angela Davis sont des militants. Ils nourrissent leurs idées de la pratique de la lutte contre les inégalités, contre les injustices, contre les dérives totalitaires, sur le terrain. Ils diffusent, chacun à leur manière, chacun avec leurs moyens, ces idées et ancrent cette transmission dans leur lutte. Il n'y a pas de distinction entre leur pensée et leurs actes, l'ensemble forme un tout cohérent. C'est cela, Mesdames, Messieurs, un intellectuel engagé. C'est cette profonde complémentarité entre réflexion sur la société, approche scientifique, pratique militante que ces personnalités démontrent.

Leur désignation comme docteur honoris causa de notre université est à cet égard une invitation à l'ensemble de la communauté universitaire. Sans les ériger en idoles - aucun d'entre eux ne le tolérerait – ces nouveaux docteurs de l'ULB sont des exemples. Ils doivent nous inspirer, nous toutes et tous, membres d'une université… libre. Souvent, on entend des reproches adressés à notre institution, condamnant l'activisme de ses étudiants, de ses chercheurs, de ses professeurs. Il n'y a pas de honte à s'engager pour les causes justes, à lutter de toutes ses forces contre l'oppression, pour l'égalité et la justice – en ce compris, Mesdames, Messieurs, la justice sociale.

La conformité semble toujours plus confortable. Le prétexte du caractère inéluctable de nombreuses politiques permet de désamorcer les luttes et donc, de se poser « rationnellement » en spectateur – et c'est vrai tant pour les nombreuses mesures qui renforcent les inégalités sociales au lieu de les combattre, que pour la marchandisation universitaire qui nous menace constamment. Mesdames, Messieurs, cette dérive guette… même à l'Université libre de Bruxelles !

C'est pourquoi nous devons être fiers d'être l'une des seules universités belges à accueillir autant d'occupations de sans-papiers, à accueillir des roms qui se voient fermer les portes de l'asile ici, en Belgique, alors qu'ils sont pourchassés au vu et au su de tous dans de nombreux pays de l'Union européenne.

Nous devons être fiers d'être l'université belge qui met le plus l'accent sur sa politique sociale, qui l'utilise comme outil concret pour lutter contre les inégalités. Notre population étudiante est l'une des plus mélangée de Belgique à tous points de vue : nationalité, origines économiques, sociales et culturelles. Cela constitue une richesse incroyable et permet de positionner l'ULB comme un acteur réel du progrès sociétal. Nous devons être fiers d'être l'une des universités belges qui compte le plus de penseurs divergents, non conformes. Nous devons nous féliciter du combat de tous ces empêcheurs de penser en rond. Nous devons être fiers d'être une université où les étudiants participent autant à l'engagement de l'institution. Où ils militent autant, où ils s'engagent autant pour des causes politiques mais aussi, concrètement, dans la gestion de l'université. Nous devons être fiers, enfin, de compter dans les rangs de nos docteurs honoris causa ces personnalités exceptionnelles, ces intellectuels engagés.

Je pourrais conclure de la sorte cette cérémonie. Mais je vous l'avais annoncé, ce discours n'est pas une conclusion. Ce serait trop simple de terminer sur une sorte d'autocélébration ulbo-ulbiste. Ce ne serait pas faire honneur aux personnalités qui rejoignent aujourd'hui notre communauté universitaire. Je veux donc profiter de cette tribune pour vous inviter, après le cocktail, après les festivités, à vous aussi, vous engager.

Les lieux d'engagements comme les causes justes ne manquent pas, en ce compris sur le campus. Je l'ai évoqué, nous accueillons depuis des mois des familles roms qui ont trouvé refuge sur le campus de la Plaine. Soutenir concrètement ces familles, chassées de leurs pays d'origine par des milices fascistes, notamment en les aidant à trouver de quoi se nourrir mais aussi en interpellant les mandataires politiques au niveau européen, mandataires dont l'inaction est criminelle, voilà un exemple pour pratiquer cette militance.

Autre combat, plus direct sans doute : la réduction des dépenses publiques annoncée au nom d'une austérité aura nécessairement un impact sur l'enseignement supérieur et sur notre université. J'en entends déjà qui seraient prêts à fermer l'université, à la réserver à une élite. C'est inacceptable : l'Université doit permettre au plus grand nombre d'aller le plus loin possible dans sa formation,  nous nous devons absolument de combattre le définancement du système éducatif et œuvrer concrètement à mettre en place un système d'enseignement et d'enseignement supérieur égalitaire. L'ULB doit se mobiliser pour réclamer les moyens nécessaires à ce projet sociétal. Nous ne pouvons pas capituler : ce serait provoquer la perte de ce qui fait notre force. De ce qui fait l'unicité de notre Université.

L'Université a toujours été à la pointe des combats, ne nous endormons pas. Face au risque de l'indifférence et de la passivité du quotidien, j'en appelle à l'indignation et à la mobilisation. Si nous capitulons, si nous ne nous mobilisons pas, cette séance n'aura été qu'une cérémonie. Rien de plus. Mesdames, Messieurs, c'est maintenant à vous de choisir.

LE RECTEUR SUR L'AFFAIRE CHICHAH : 'UN JUGEMENT ADÉQUAT ET APPROPRIE'

Didier Viviers, recteur de l'Université libre de Bruxelles, a abordé dans une interview accordée au centre Laïque Communautaire Juif (CCLJ) la sanction infligée à Souhail Chichah. Il y réaffirme également son opposition au boycott académique des universités israéliennes.

A voir : http://www.cclj.be/article/1/3283

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Bien souvent les membres ou futurs membres de l'UAE se demandent ce que peut leur « rapporter » cette carte de membre dont ils s'encombrent souvent fort peu : c'est simple, elle rapporte une série d'avantages (que nous vous listerons prochainement) parmi lesquels des tarifs préférentiels aux services sportifs de l'ULB, un accès aux bibliothèques … et 10% de remise sur vos achats aux librairies des Presses Universitaires.

Alors, pour l'été, votre équipe de libraires du Solbosch –emmenée par Thierry Vercauter- vous attend au coin des avenues Héger et Buyl pour vous divertir, vous instruire ou vous faire découvrir quelques titres parmi d'autres ….

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Bonne lecture.