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L'exposition "Les Voyageurs du Savoir: partir pour un diplôme" propose de découvrir les itinéraires d'étudiants originaires d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique du Sud, venus étudier dans les établissements de l'enseignement supérieur ou universitaire de Belgique francophone. Les universités, véritables villages planétaires, se sont en effet enrichies de la mobilité croissante des savoirs et des cerveaux car aujourd’hui, dans le monde, 3 millions d’étudiants ont choisi de suivre leurs études à l’étranger. Leur nombre a triplé en 30 ans.
Entre données scientifiques et histoires singulières, portraits et témoignages, les parcours de ces étudiants balancent entre joies et peines et sont toujours riches et surprenants. Cette exposition apporte aussi un éclairage particulier sur le parcours de jeunes femmes toujours plus nombreuses à quitter leur pays pour entreprendre des études.
Les enjeux familiaux, les conditions d'accueil, les amitiés nouvelles, les amours, la vie quotidienne, les jobs ainsi que le regard de ces expatriés sur la Belgique font l'objet d'une scénographie forte, de documentaires poignants et de photos à "échelle humaine" signées Bernard Boccara.
Cette exposition a été réalisée à l'initiative d'ULB Culture, en partenariat avec le GERME (Groupe d’études sur l’ethnicité, le racisme, les migrations et l’exclusion) et en collaboration avec Schola ULB. Elle s'inscrit dans le cycle Histoire des Savoirs et sera présentée, après l'ULB, dans différents lieux de la Communauté française Wallonie Bruxelles. Elle suit ainsi la trace de l’exposition itinérante "L’âge d’or des sciences arabes", qui a attiré pas moins de 50.000 visiteurs.
Les commissaires de l'exposition sont Ahmed Medhoune, Directeur du Département des services à la communauté universitaire de l'ULB et Andrea Rea, Directeur du GERME-ULB.
En pratique:
"Les Voyageurs du Savoir, partir pour un diplôme" - du 28 avril au 16 juillet 2011 - Salle Allende (Campus du Solbosch - Bâtiment F1 - 22-24 av. Héger - 1000 Bruxelles) - Entrée gratuite
Lundi et mardi de 12h à 14h - mercredi à vendredi de 12h à 18h et samedi de 11h à 18h
ULB Culture: 02 650 37 65 - culture@ulb.ac.be - http://www.ulb.ac.be/culture

Enseignement
Une offre de formation complètement revue attend les étudiants en droit de l’ULB dès la rentrée prochaine. Aboutissement d’un travail de plus de deux ans, la réforme est aujourd’hui terminée pour le 1er cycle et les masters sont sur le métier.
L’objectif de cette refonte a consisté à solidifier les matières juridiques, à revoir l’enchaînement des cours d’une année sur l’autre et à renforcer la formation en langues. A côté du cours de néerlandais existant, un cours d’anglais général est introduit en 2e année de façon à ce que les étudiants puissent suivre le cours de droit comparé, "Comparative law", qui sera donné en anglais en 3e, parallèlement à un cours de terminologie juridique du néerlandais. Dès la 1ère, les étudiants qui n’ont pas le niveau nécessaire en anglais pourront suivre des cours à la F9, comme c’est déjà le cas pour le néerlandais.
Enfin, la guidance est introduite dans le cursus de BA1 et devient donc obligatoire.
Le 16 avril dernier, pour la deuxième année consécutive, une délégation de 22 étudiants et 2 conseillers facultaires de l’ULB s'est envolée à New-York pour participer à la conférence National Model United Nations, simulation grandeur nature de négociations de l’ONU.
Soutenus notamment par notre Université et le ministère des Affaires étrangères, les étudiants se sont intensément préparés et ont entrepris d'importantes recherches pour représenter au mieux le pays qui leur a été attribué: l’Argentine.
Après avoir obtenu le 3e prix en 2010 ("Honorable Delegation") pour leur première participation, leur performance a cette fois été couronnée par l’obtention du 2e prix diplomatique ("Distinguished delegation") récompensant le travail de l’ensemble de la délégation. De plus, une déléguée, Emilie Taton, a été reconnue par ses pairs et a obtenu un prix individuel "Distinguished delegate" au sein de son comité (l’Organisation des États américains). Ces prix leurs ont été remis lors de la cérémonie de clôture de l'événement dans la prestigieuse enceinte de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Recherche
Les marchés sont des lieux d'échanges. Nous en connaissons tous, souvent près de chez nous: les marchés aux fruits et aux légumes par exemple, le marché aux fleurs ou encore les marchés financiers, les bourses. Mais il en est d'autres qui, s'ils se caractérisent aussi par des échanges, portent plutôt sur les services. C'est le cas du marché des inscriptions scolaires.
"En Belgique francophone, le marché de l'enseignement scolaire est un quasi marché", explique Estelle Cantillon, directeur de recherche à la Faculté Solvay Brussels School of Economics and Management et chercheur FNRS à l'European centre for advanced research in economics and statistics (Ecares). Elle poursuit: "Pendant des années, ce marché était, chez nous, dérégulé. Depuis quelques années, cela change. Des règles sont mises en place. La motivation première est généralement l'équité: s'assurer que tous les enfants aient accès à une école de leur choix sur un pied d'égalité. D'autres objectifs politiques s'ajoutent ensuite, selon les contextes: mixité scolaire, sociale, raciale, encouragement d'écoles locales".
Dans ce cadre, le domaine de recherche d'Estelle Cantillon se concentre sur les propriétés des différentes règles d'inscriptions. Les objectifs politiques fixés, elle tente d'identifier les règles à mettre en place afin de mieux les rencontrer.
Découvrez le fonctionnement des marchés avec Estelle Cantillon dans "Paroles de chercheurs", le podcast de la recherche à l'ULB. Vous retrouverez les autres podcasts sur le site de l'ULB ou sur iTunes. Vous pouvez aussi vous abonner aux flux RSS.
Discipline spécialisée faisant partie de la géométrie différentielle, la géométrie symplectique est l'étude d'espaces géométriques équipés de structures symplectiques (plutôt que, par exemple de distances et d'angles, comme en géométrie euclidienne). C'est en particulier le cadre de la mécanique classique. Outre son rôle-clef en mathématiques, la géométrie symplectique croise l'intérêt en particulier de nombreux physiciens et polytechniciens.
Chercheur et professeur au sein du Département de mathématiques de la Faculté des Sciences, Frédéric Bourgeois signe avec des collègues suédois et américains, ce 25 avril un article dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences intitulé "Symplectic homology product via Legendrian surgery". Soulignons qu'en tant que revue réputée et généraliste en sciences, PNAS publie rarement des articles en mathématiques.
Frédéric Bourgeois (ULB) et ses collègues de l'Uppsala Universitet, Suède (Tobias Ekholm) et de la Stanford University, USA (Yasha Eliashberg) étudient des objets mathématiques appelés invariants, qui sont finement construits de manière à contenir des informations sur des espaces géométriques munis d'une structure symplectique, ce qui permet de les étudier.
Dans l’article de PNAS, les chercheurs – dont Frédéric Bourgeois – introduisent une méthode permettant de calculer certaines structures algébriques sur des invariants associés aux variétés symplectiques, à partir des morceaux qui constituent cette variété. Il s’agit du perfectionnement d’une grande avancée récente faite par les trois auteurs et qui rend possible le calcul de ces invariants eux-mêmes.
Cette étude est proche du projet de recherche que Frédéric Bourgeois mène depuis 2009, avec le soutien du prestigieux European Research Council (ERC).
Des chercheurs de l'IRIBHM (Faculté de Médecine) - équipe de Cédric Blanpain, chercheur FNRS/FRS - ont identifié les cellules à l'origine du carcinome spinocellulaire, le deuxième cancer de la peau le plus fréquent chez l'homme: chaque année ce cancer atteint des centaines de milliers de patients à travers le monde.
On pensait jusqu'alors que le carcinome spinocellulaire prenait son origine au niveau de l'épiderme interfolliculaire mais Gaëlle Lapouge (IRIBHM) et ses collègues viennent de montrer que les tumeurs squameuses se développent aussi au niveau des cellules souches du follicule pileux, suggérant que ces tumeurs peuvent avoir des origines multiples.
Leur étude, tout comme celle de l'Université de Californie Los Angeles qui arrive aux mêmes conclusions sont publiées dans la revue PNAS de ce 18 avril. Elle ouvre de nouvelles perspectives pour comprendre les mécanismes sous-jacents à la progression cancéreuse.
Du 28 au 30 avril se tient à Bruxelles un colloque intitulé "Les élites s'emparent de la ville (18e-21e siècles): mais que fait la recherche ?". Les chercheurs analyseront les modes opératoires - coalitions, inventions technico-légales, savoir-faire et expertises, lobbying et emprise résidentielle - qu'ont utilisés ou utilisent des groupes influents pour agir sur la ville. Bruxelles, Paris, Londres, Clermont-Ferrand, Cracovie, Saint-Petersbourg, Hambourg, Téhéran et d'autres villes seront abordées.
Ce colloque vise à stimuler le débat sur la production de l'espace urbain et le fonctionnement du pouvoir aujourd'hui et par le passé. Il s'inscrit dans le cadre de l'Action de recherche concertée (ARC) "Les élites dans la ville" menée depuis octobre 2006. Celle-ci regroupe des chercheurs des Facultés de Philosophie et Lettres, des Sciences sociales et politique et des Sciences. Cette recherche est la première à étudier de manière interdisciplinaire la problématique de l'identification, du rôle et de la place des élites dans les processus de recomposition urbaine pour les trois derniers siècles de l'histoire de Bruxelles.
Le 28 avril, trois visites de terrain seront organisées: "Les élites s'emparent du haut de la ville: le quartier du Parc à la fin du 18e siècle", "Les beaux quartiers du 19e siècle, construits pour et par les élites ? Les banquiers au quartier Léopold" et "Le souterrain bruxellois à l'épreuve de la sociologie: les enjeux des tunnels au 20e siècle".
Plus d'information: http://www.ulb.ac.be/arc/elites/colloque2011.html
Les conséquences liées à l'utilisation des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) en termes de réchauffement climatique n'ont échappé à personne. L'acidification des océans est un autre effet, beaucoup moins connu, causé par les quelques 79 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2) libérées dans l'atmosphère chaque jour. Depuis le début de la révolution industrielle, un tiers du CO2 a été absorbé par les océans, qui contribuent donc à modérer le réchauffement global.
Les conséquences (biologiques, écologiques, biogéochimiques et sociétales) de l’acidification des océans sont étudiées par le consortium EPOCA (European Project on OCean Acidification) réunissant 160 chercheurs de 31 institutions au niveau européen.
L’Unité de recherche "Biogéochimie et modélisation du système Terre" du Département des sciences de la terre et de l’environnement (Faculté des Sciences, ULB) est l’unique partenaire belge dans EPOCA. Deux scientifiques travaillent sur ce projet. Lei Chou a en charge la tâche de déterminer les taux de dissolution des minéraux de carbonates biogènes que l’on trouve dans les sédiments marins et dans l’océan actuel. La tâche de Pierre Regnier consiste à évaluer, par modélisation, les impacts de l’acidification des océans et du changement climatique sur la biogéochimie des sédiments marins, incluant la dissolution des carbonates biogènes, ainsi que les conséquences sur les interactions benthique-pélagique.
Du 9 au 11 mai prochain, aura lieu la réunion annuelle du projet EPOCA. Cette année, elle sera exceptionnellement couplée avec un "Public Day" organisé le 13 mai par la Commission européenne et intitulé "Ocean acidification: European contribution and perspectives".
Plus d'information: http://oceanacidification.wordpress.com
Des conditions météorologiques exceptionnelles conduisent à une diminution d'ozone sans précédent en Arctique ces dernières semaines: elle a atteint environ 40% à la fin du mois de mars ! Ce phénomène s'explique par un hiver stratosphérique très froid et persistant conduisant à une destruction importante d'ozone qui s'est prolongée de façon inhabituelle jusqu'au printemps.
Cathy Clerbaux et Pierre-François Coheur du Service de chimie quantique et photophysique (Faculté des Sciences) ont exploité les mesures infrarouges de l'instrument français IASI, embarqué à bord du satellite météorologique MetOp, pour suivre cet événement avec leurs collègues français du LATMOS (CNRS, Université de Paris 6).
Dans nos universités, à peine un professeur ordinaire sur 8 est une femme. Or, davantage de femmes que d’hommes sortent diplômées de l’enseignement supérieur. Comment expliquer qu’elles soient ensuite parmi les doctorants et aux derniers échelons des carrières académiques ? Selon Danièle Meulders (Département d’économie appliquée, Faculté Solvay Brussels School of Economics and Management), au vu de l’évolution des nominations, il faudra attendre 6 ou 7 générations pour atteindre "naturellement" la parité hommes/femmes dans le corps professoral universitaire.
Pour étudier ces disparités, le Département d’économie appliquée vient de recevoir une subvention de 70 000 € octroyée par Jean-Claude Marcourt, ministre de l’Enseignement supérieur en Communauté française (à hauteur de 40 000 €) et Fadila Laanan, en charge de l’égalité des chances (à raison de 30 000 €).
En partant de leur précédente étude "Alma mater Homo Sapiens", les chercheurs se proposent d’objectiver les disparités filles/garçons au sein des différentes filières de l’enseignement et dans les carrières académiques. Par ailleurs, ils entendent formuler des propositions ou mesures, en se basant notamment sur les expériences et les réussites étrangères, de nature à favoriser la parité filles/garçons, hommes/femmes à tous les niveaux. Les résultats seront également utilisés pour constituer une mallette pédagogique à destination des professeurs en pédagogie et des futurs enseignants.
Deux programmes de recherche collaboratifs transnationaux de trois ans impliquant deux chercheurs du Département d'informatique (Faculté des Sciences) ont été sélectionnés par l'ESF (European Science Foundation), dans le cadre du programme EUROCORES EuroGIGA (Graphs in Geometry and Algorithms). Ce programme permet à des chercheurs de travailler sur des questions de recherche nécessitant une coopération traversant les frontières nationales et disciplinaires.
Le projet ComPoSe (Combinatorics of Point Sets and Arrangements of Objects) est codirigé par 7 participants de diverses institutions européennes, dont Jean Cardinal, membre du Service d'algorithmique (Département d'informatique). Le projet concerne la géométrie discrète, qui se donne pour but l'étude des propriétés combinatoires de collections d'objets géométriques. Le projet ComPoSe se concentrera sur les aspects combinatoires d'ensembles de points dans le plan. De nombreuses applications sont permises dans les domaines de l'ingénierie (télécommunications) et de l'informatique (algorithmes géométriques).
Le projet VORONOI a été élaboré par 8 partenaires européens, dont Stefan Langerman, également membre du Service d'algorithmique, qui en sera partenaire associé. Le projet a pour but d'étudier les structures liées aux diagrammes de Voronoï en géométrie. Ces diagrammes encodent les relations de proximité existant entre des objets géométriques d'un ensemble donné. Ces diagrammes ont des applications dans de nombreux domaines (conception assistée par ordinateur, systèmes d'information géographique, structures de données, etc).
Sébastien Clerbois, du CreA-Patrimoine (Centre de recherches en archéologie et patrimoine, Faculté de Philosophie et Lettres) propose une étude des matériaux utilisés en sculpture de l’Antiquité au 19ème siècle dans l’ouvrage collectif Revival and Invention. Sculpture through its Material Histories (Ed. Peter Lang). "Les matériaux utilisés en sculpture révèlent le contexte politique, économique et social de la pratique de la sculpture", explique le chercheur. Le choix des matériaux est également révélateur de la disponibilité de ceux-ci et des modes esthétiques de l’époque.
Ce domaine de recherche a été lancé par les Anglo-Saxons. Depuis les années 90, le domaine a explosé mais surtout en Angleterre et aux États-Unis. Pour la rédaction de cet ouvrage, Sébastien Clerbois a fait appel à des spécialistes en la matière afin de couvrir les différentes périodes de l’Antiquité au 19ème siècle.
Revisitant le sujet de son post-doctorat, Sébastien Clerbois aborde le 19ème siècle. Une période marquée par les sculptures en ivoire par exemple. Celles-ci ont été réalisées dans le contexte colonial. Les matériaux utilisés étaient mis à la disposition des artistes par Léopold II. "Quand on étudie les matériaux d’un point de vue objectif, on observe les pillages des ressources tandis que d’un point de vue esthétique, on peut les associer aux problématiques esthétiques du revival du style flamand du 17ème siècle ou de la sculpture grecque. Cette tension est intéressante", conclut-il.
Le 7 mai aura lieu la soirée de clôture du Télévie qui a pour but de récolter des fonds pour lutter contre la leucémie et le cancer, chez l’enfant et l’adulte. Suite à l’édition 2010 du Télévie, des chercheurs de l’ULB ont bénéficié de ce soutien financier.
Isabelle Merckaert (Faculté des Sciences pyschologiques et de l’éducation) a ainsi pu étudier l'impact d'un traitement oncologique curatif en hématologie sur l'autonomie du patient âgé dans sa vie quotidienne, sur sa qualité de vie et sur son état psychologique. Elle a également mis en évidence l'impact psychologique de la perte d'autonomie à la fois sur le patient mais aussi sur le proche aidant principal.
Les résultats de l'étude permettront d'établir les critères d'évaluation de la fragilité et les critères diagnostiques psychologiques, psychiatriques et/ou cognitifs des patients âgés susceptibles de guider la décision ou l'adaptation thérapeutique prise par les médecins. Cette étude permettra à long terme une mise en place d'un suivi optimal multidisciplinaire de réhabilitation (aide psychologique, aide soignante, aide ménagère, ergothérapeute, kinésithérapeute, etc.) pour les patients âgés cancéreux et leurs proches aidant principaux.
Le Laboratoire d’épigénétique du cancer dirigé par le Dr. François Fuks (Faculté de Médecine) a aussi reçu une subvention pour un projet dont l’objectif consiste à tester l'hypothèse selon laquelle des microARNs seraient responsables, au moins en partie, de la surexpression de déméthylases d’histones (protéines) dans le cancer du sein.
L’identification de ces microARNs représente un élément essentiel afin de mieux comprendre les mécanismes cellulaires tumoraux. Leur travail devrait aussi permettre de mieux cerner comment la déméthylation des histones, et plus globalement l’épigénétique, contribue à la cancérogenèse.
L'ubiquitine est une petite protéine ubiquiste qui s'accroche sur d'autres protéines et provoque leur dégradation. C’est un processus très répandu dans les cellules pour neutraliser la fonction d'une protéine, comme l’ont découvert trois scientifiques israéliens et américains couronnés par le prix Nobel de Chimie en 2004. Depuis lors, les chercheurs savent que l'ubiquitine se lie parfois à une protéine sans toutefois déclencher sa dégradation. Dans ce cas, l'ubiquitine régule simplement l’activité de la protéine. Le dysfonctionnement des mécanismes cellulaires contrôlés par l’ubiquitine est la cause de nombreuses pathologies dont certains cancers.
Des chercheurs de l’IBMM – Bruno André, Laboratoire de physiologie moléculaire de la cellule, Faculté des Sciences – ont découvert un nouvel exemple de régulation non-protéolytique par l'ubiquitine. La cible de cette régulation est une enzyme (une protéase) présente chez la levure et activée quand les cellules détectent la présence d'acides aminés dans leur milieu extérieur.
Il y a 10 ans, les chercheurs de l’IBMM avaient mis en évidence le fait que l'ubiquitine intervenait dans cette réponse cellulaire. Ils ont maintenant élucidé son rôle précis: l'ubiquitine s'associe au domaine inhibiteur de l'enzyme, ce qui a pour effet de l’activer. C'est donc un cas original d'activation enzymatique par l'ubiquitine.
Leur recherche a été publiée dans The Journal of Biological Chemistry du 8 avril.
Le Pr Ass. Magali Pirson (Département d’économie de la santé, École de Santé publique) et Ben N’Guama (Grand hôpital de Charleroi) ont réalisé une étude au Grand hôpital de Charleroi destinée à évaluer le taux d’absentéisme dans une consultation de gastroentérologie, d’en mesurer les conséquences financières et d’évaluer l’impact de stratégies préventives destinées à en réduire le taux. Durant cette étude, le taux d’absentéisme a été de 19,4 %.
Les patients les plus touchés par l’absentéisme ont été ceux qui venaient pour un premier rendez-vous, pour une consultation, avaient un rendez-vous l’après-midi, avaient moins de 26 ans et dont le délai d’attente entre la prise du rendez-vous et le rendez-vous était important. Le manque à gagner direct et indirect de l’absentéisme a été estimé à 109,20 € par patient (en tenant compte du chiffre d’affaires perdu au sein de la gastro-entérologie qui est de 77 € par patient et d’un chiffre d’affaires moyen en dehors de la gastroentérologie qui est de 32 €).
Trois raisons principales sont évoquées par les patients interrogés pour justifier leur absence a posteriori: l’oubli pur et simple, une tentative d’annulation échouée ou la non-connaissance du numéro d’annulation. Afin de limiter l’absentéisme, l’hôpital a testé le rappel par courrier et le rappel par voie téléphonique. Selon les chercheurs, un rappel par courrier avec un numéro d’appel visible en cas d’annulation pourrait être une solution à ce problème. Ils notent cependant que les patients abandonnent assez rapidement lorsque la ligne est occupée et suggèrent dès lors d’instaurer un numéro distinct de la ligne utilisée pour la prise de rendez-vous. L’étude est parue dans le dernier numéro de la Revue médicale de Bruxelles.
Vous trouverez les dates de soutenance publique de thèses de doctorat défendues à l'ULB dans les prochains jours sur le site de l'Académie universitaire Wallonie-Bruxelles: http://www.academiewb.be/soutenances.html
International
La mission de l’ULB en Asie, emmenée par le recteur Didier Viviers, s’est achevée ce samedi 23 avril. Elle était composée du vice-recteur aux relations internationales Serge Jaumain et de Jean-Louis Moortgat (Relations internationales) auxquels se sont joints pour le Vietnam, les professeurs Anya Diekman et Jean-Pierre Baeyens et, pour la partie Chine, le doyen de la Faculté de Sciences sociales et politiques Jean-Michel de Waele.
Ce périple de deux semaines a permis au Recteur de rencontrer les autorités d’une douzaine d’universités, de participer à deux cérémonies de remise des diplômes du programme SBS-Vietnam, d’assister à plusieurs événements réunissant nos alumnis, et de rencontrer les ambassadeurs et délégués de la Communauté française en poste dans ces deux pays. Cette mission a aussi été l’occasion de découvrir les projets mis en œuvre par la CUD (commission universitaire du développement), de discuter avec les responsables locaux de "Campus France" et de rencontrer les responsables d’une série d’universités asiatiques liées à l’AUF (Association des universités francophones).
La partie vietnamienne de la mission qui rassemblait les recteurs de la plupart des universités belges visait surtout à examiner comment mettre en place des partenariats d’un nouveau type avec ce pays qui connaît un développement économique accéléré. Parmi les institutions visitées retenons l’Université agronomique de Hanoï et l’Université de Hanoï (avec lesquelles de nouvelles conventions ont été signés) mais aussi l’Université Nationale d’Économie, les deux Universités nationales du Vietnam (Hanoï et Ho Chi Minh Ville), l’Académie des Sciences et de la Technologie, l’Université Pham Ngoc Tach, l’Université Ouverte d’Ho Chi Minh et l’Université des Langues et des Etudes internationales.
En Chine, l’objectif de la mission était d’abord de consolider nos collaborations avec trois universités de Shanghai (les universités de Fudan, Tongji et Jiao Tong), tout en examinant avec elles comment développer de nouvelles actions communes dans des domaines aussi variés que le français langue étrangère, les sciences appliquées, les sciences sociales et politiques, les études européennes… Il fut aussi question de renforcer nos échanges d’étudiants, de faciliter les cotutelles voire de réfléchir à la mise en place d’un programme international combiné (Études asiatiques-Études européennes).
A Beijing, de nouveaux accords de coopération ont été signés avec les responsables de l’Université Beihang, de la prestigieuse Université de Beijing et de la Communication University of China. Des rencontres ont par ailleurs eu lieu avec les autorités des universités Renmin et Beiwai.
Cette mission permettra donc de donner un nouveau souffle à nos collaborations avec ces deux pays.
La Commission universitaire pour le développement (CUD) lance une nouvelle action: un fonds social à l'attention des doctorants du Sud.
Ce fonds social a pour but d'appuyer les doctorants du Sud (originaires d'un des 41 pays partenaires repris sur la liste de la DGD - Direction général pour le développement) pour qu'ils puissent finaliser leur thèse en Belgique. Cette aide ne pourra être attribuée au doctorant qu'une seule fois.
Les doctorants peuvent introduire leur demande en envoyant un mail confirmant leur souhait d'émarger au fonds social à gaelle.ducarme@ulb.ac.be pour le 2 mai 2011 au plus tard.
Culture et vie sur les campus
L'écrivain et diplomate Stéphane Hessel viendra à l'ULB le 11 mai à 20h à l'auditoire Janson (Campus du Solbosch). Ce rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme parlera de ses engagements, de ses luttes et de ses espoirs. Un événement à ne pas manquer !
Stéphane Hessel est né en 1917 à Berlin au sein d'une famille allemande cosmopolite. Sa famille immigre en France, où il se fait naturaliser. Après la débâcle de l'armée française en 1940, il rejoint les services secrets du Général De Gaulle et est arrêté par la Gestapo et déporté à Buchenwald.
Après la guerre, il entame une carrière diplomatique et participe à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Après une longue carrière diplomatique, il occupe le poste d'ambassadeur français aux Nations Unies à Genève. Il est un défenseur infatigable des droits de l'homme à l'intérieur comme à l'extérieur de la France.
En octobre 2010, il publie, à 93 ans, son essai "Indignez-vous !". Cet opuscule d'une trentaine de pages, qui défend l'idée selon laquelle l'indignation est le ferment de l'"esprit de résistance", est devenu un véritable phénomène d'édition. Stéphane Hessel y décrit notamment une indignation personnelle envers les écarts grandissants entre les riches et les pauvres, contre le traitement français des immigrés clandestins, contre le sort de Palestiniens et enfin contre l'importance de défendre le système de protection sociale.
La conférence du 11 mai est organisée par l'ULB, l'Union des anciens étudiants (UAE) et le Centre d'action laïque.
Le Centre de culture scientifique (CCS) de l'ULB, en collaboration avec la Ligue des Familles et l'asbl CHArleroi NAture, organise son rendez-vous annuel du "Dimanche des Sciences". Une nouvelle occasion pour toute la famille de s'émerveiller et de découvrir les sciences qui façonnent le monde d'aujourd'hui.
Cette 14e édition du Dimanche des Sciences s'inscrit dans le cadre de l'Année internationale des forêts en proposant des activités et des expériences permettant de mieux comprendre le fonctionnement de ces écosystèmes, leur utilité et les raisons pour lesquelles il est important de les préserver. Les visiteurs pourront également découvrir d'autres sciences au travers d'animations liées à la physique, à la chimie, à l'astronomie, etc.
En pratique:
Dimanche 1er mai de 9h à 17h30
Centre de culture scientifique de l'ULB
Campus de Parentville
Rue de Villers 227
6010 Charleroi
Tél: 071 600 300
Entrée et animations libres et gratuites.
Plus d'information: http://www.ulb.ac.be/ccs
La quatrième édition du Polycule, festival du court-métrage étudiant organisé par le Cercle Polytechnique de l'ULB, se tendra le 30 avril prochain sur le campus du Solbosch.
Cette soirée de projections a pour objectif de permettre aux futurs talents du cinéma de présenter leurs créations (fiction et animation) devant un public et un jury de professionnels. Les meilleurs films se verront remettre l'un des 5 prix prévus par le Festival.
La soirée se tiendra à la salle Dupréel, dans le bâtiment S sur le campus du Solbosch à partir de 18h.
Plus d'information: http://www.polycule.be
Dans le cadre de l'appel à projets "Plus tard je serai Einstein" lancé l'an dernier dans le cadre de la présidence belge de l'Union européenne, Pasquale Nardone, qui enseigne la physique à l'ULB, a émis l'idée de concevoir un outil pédagogique particulièrement original, notamment pour l'enseignement. Il a alors proposé alors d’écrire une pièce autour d’un fait historique: le 15 décembre 1870, contre toute attente et parce qu’il n’avait pas été retenu par le comité scientifique de présélection, Charles Darwin a été élu membre associé de la Classe des Sciences à l’Académie Royale de Belgique...
La pièce de théâtre "L'élection de Darwin" atteste que la science est construite par des femmes et des hommes animés d'objectifs autres que le seul progrès des connaissances. S'associant, pour l'écriture, à deux comédiens confirmés, Pasquale Nardone replace la construction des savoirs dans leurs contextes réels. Il montre combien les ambitions personnelles, les manipulations et les conflits d'intérêts inhérents à la nature humaine sont autant de moteurs qui animent bien évidemment aussi les scientifiques. En cela, la pièce propose une lecture très actuelle du quotidien et amène le public à plonger dans les débats qui mélangent aujourd'hui science et société !
En pratique:
"L'Élection de Darwin", une pièce d'Evelyne Rambeaux, Philippe Rasse et Pasquale Nardone
Du 9 au 13 mai, 20h
Salle Delvaux (Campus du Solbosh - Avenue Paul Héger, 20 - 1050 Bruxelles)
Infos et réservations: 02 650 55 15 ou pasquale.nardone@ulb.ac.be