Des
travaux réalisés par des étudiants de l'IGEAT en septembre 2006 mettent
en évidence l'impact majeur des transports aériens sur le changement
climatique. Ainsi par exemple un vol Bruxelles-New-York génère un
impact sur le climat comparable à celui de la consommation en chauffage
d'un Belge durant toute une année.
Des mesures
politiques et
économiques sont à l'étude pour faire face à ce phénomène comme le
montre Arnaud Brohé, "Prise en compte des émissions de l'aviation
civile internationale dans un régime post-Kyoto"
L'une
d'elles concerne la "compensation volontaire" de CO2: un voyageur peut
investir dans des projets de réduction des émissions de gaz à effet de
serre compensant l'impact de son trajet : André Heughebaert, "Etude
comparative des programmes de compensation volontaire des émissions de
CO2 par les passagers d'avion"
En outre, le
récent projet interuniversitaire «
ABC
Impacts » coordonné par le CEESE, devrait aboutir à
une analyse détaillée de l’impact de l’aviation en Belgique et de la
question de son intégration dans la politique climatique européenne et
internationale.
Ces éléments sont à
souligner au moment où l'on discute d'un "Kyoto 2". En effet les
transports internationaux aériens et maritimes sont exclus du Protocole
de Kyoto sous sa forme actuelle.
Les pays de
l'OCDE émettent près de 60% du CO2 aérien et en Europe, l'aviation y
est déjà responsable de plus 4% des émissions de CO2. La
rapide croissance du secteur aérien (plus de 5% par an) pourrait
anéantir plus d’un quart des efforts consentis par l’Europe dans le
cadre du protocole de Kyoto entre 1990 et 2010.