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L'année 2000 a vu la création par l'Institut d'une Ecole doctorale en Etudes européennes conjointement avec les facultés de Droit, de Philosophie et lettres et des Sciences sociales, économiques et politiques, et l'Institut de Sociologie. La création d'une Ecole doctorale en études européennes vise à faire fructifier et à approfondir les compétences acquises en matière d'études européennes à l'ULB en les élargissant par une ouverture pluridisciplinaire, au-delà des sciences politiques, du droit et de l'économie vers la philosophie, l'histoire, la sociologie, l'étude des religions et des cultures. L'objectif est donc triple : poursuivre l'approfondissement des études politiques européennes; créer une dynamique de recherche pluridisciplinaire répondant aux mutations contemporaines de la construction européenne; améliorer la visibilité externe des travaux accomplis en cette matière à l'ULB, notamment par la promotion de collaborations internationales permettant d'élargir les horizons et les opportunités de recherche des doctorants. L' école s'adresse également aux chercheurs qui ont terminé
leur thèse et qui souhaitent poursuivre leurs recherches en ce
domaine. Cela répond aux sollicitations nombreuses émanant
de chercheurs, notamment étrangers, souhaitant approfondir leurs
travaux à l'ULB (bourses Marie Curie, Fondations privées
).
Un rôle privilégié leur sera confié, au travers
des séminaires, colloques et autres activités de recherche
de l'Ecole, afin de stimuler autant que possible l'interaction entre recherches
doctorales et post-doctorales.
Après avoir participé activement au développement d'une école doctorale à l'ULB en économie et et économétrie dans le cadre d'un réseau avec les universités de Toulouse, Tilburg, Barcelone, Mannheim et l'University College de Londres, ECARES a été à la base de la création d'une nouvelle école doctorale en économie et statistiques (en 1997).
Inaugurated on November 30th, 1991, ECARE started as a joint initiative of the Institut d’Etudes Européennes (IEE) at Université Libre de Bruxelles (ULB), and of the Centre for Economic Policy Research (CEPR), a network of around 500 researchers in Europe. In the Fall of 1997, ECARE then merged with the Centre d’Economie Mathématique et d’Econométrie (CEME), which had been founded at ULB in the 1970’s, with as purpose to foster international quantitative research in economics at ULB. The collaboration with statisticians from ULB’s Institut de Statistique et de Recherche Opérationnelle (ISRO) was officialized in 1999 by the transformation of ECARE into ECARES, the “European Centre for Advanced Research in Economics and Statistics”, and in 2006, by the integration of the Institute for Research in Statistics. These institutional changes have thus gone in the same direction: strengthening the connection between research in economics, econometrics and statistics while keeping our commitment to excellence and internationalization. The institutional growth over the past years had meant that ECARES researchers were scattered around several places on the ULB campuses. In the year 2000, we have been fortunate to be able to relocate a large number of our people in newly renovated offices on the eleventh and twelfth floors of a 15-story building of the “Solbosch” ULB Campus. Together with our researchers located at the H building and our policy-oriented activities that take place at the IEE building, both on the same campus, ECARES today offers a coherent set of activities at ULB that correspond to its missions. One important mission of ECARES remains indeed to encourage high-quality research in economics with special emphasis on policy issues relevant to Western and Eastern Europe, and to provide a meeting place for academics, professional economists, and civil servants from the EC Commission. This interaction is exemplified by our “lunchtime meetings” jointly organized with CEPR, where academic economists present their research to an audience composed of civil servants from the European Commission and of members of the academic and business communities. On the academic side, ECARES keeps serving as a force to recruit a number of non-Belgian researchers of international reputation, who have taught in the best universities in the world. Combined with the extensive international experience of the Belgian researchers at ECARES, this feature gives our research centre a diversity which is among the highest in Europe. Over the years, ECARES researchers have developed expertise in a number of major fields of economics, in particular: - The evaluation of European integration policies and its dynamics of
“deepening” and “widening”, This research activity has given ECARES international visibility and reputation : in September 2004, the European Wall Street Journal was mentioning ECARES in a short list of seven European centres of excellence that were resisting the brain drain to the more attractive US universities. In close connection to this research, ECARES has developed an important doctoral activity, with the creation of a Doctoral School that attracts many first-class European and Non-European students. ECARES has also received a substantial number of EU-financed "Training and Mobility of Researchers" grants, and participate in several networks in the "Research Training Network" programme. Its members are also particularly active in CEPR, as Research Director, Programme Directors, Research Fellows or Research Affiliates. Members of ECARES have moreover been serving on the Council of the European Economic Association (EEA) or the Council of the Econometric Society. They have organized major international events, such as a Nobel Symposium, two annual meetings of the EEA, and a World Congress of the Econometric Society. In 2005, Mathias Dewatripont served as President of the EEA. He was also appointed by the European Commission as member of the newly created European Research Council. Marc Hallin was awarded a Chaire Francqui to lecture at the Katholieke Universiteit Leuven. Lucrezia Reichlin was appointed as Director General Research at the European Central Bank in February 2005. These achievements were made possible by our collaboration with CEPR and the support of ULB. Our goal for future years is to keep our commitment to excellence in research as well as our mission of high-quality graduate education. In the begining of 2006, ECARES and CORE (Center for Operation Research and Econometrics, Université catholique de Louvain) have decided to join forces in a common center of excellence, ECORE that integrates the research activities and doctoral programs of both institutions. ECORE ranks among the top five research institutions in Europe, after LSE, Tilburg, Oxford and Cambridge. ECORE has 60 permanent Faculty, some 20 post-doctoral sudents and 90 doctoral students in residence in Brussels and Louvain-la-Neuve. Victor Ginsburgh and Davy Paindaveine
La section politique de l'Institut est organisée en centres et unités de recherches thématiques, tels que le Cevipol, l'Unité Europe sociale, le GELE, l'UEGNI, le labo PESC. La section, dirigée par le professeur Mario Telò, organise
également des recherches transversales sur les grandes questions
de l'intégration politique de l'Europe, notamment dans le cadre
de l'Action de recherche concertée " Gouvernance et légitimité
dans l'Union européenne " dont les travaux ont débuté
en 1998. Le Centre d'étude de la vie politique (Cevipol) est une unité de recherche de l'Institut d'études européennes et de la Faculté des sciences sociales, politiques et économiques de l'Université Libre de Bruxelles. Il se consacre principalement à la recherche fondamentale et mène aussi des activités d'enseignement et de vulgarisation en direction du grand public. Le Cevipol est composé de chercheurs permanents (professeurs,
maîtres de conférences, assistants, chercheurs FNRS, doctorants...),
de "membres associés" issus de disciplines proches (sociologie,
droit, géographie, histoire) et de Plus d'informations peuvent être trouvées sur le
site du Cevipol
Le 11 septembre 2000, à l'initiative du Recteur Jean-Louis Vanherweghem, le Conseil d'administration décidait la création au sein de l'Université, avec le soutien financier de et en étroite collaboration avec la Fondation Bernheim, d'un pôle interfacultaire consacré aux problématiques de la paix et de la citoyenneté. Rattaché à l'Institut d'Etudes européennes et dirigé par Eric Remacle, le Pôle Bernheim d'Etudes sur la Paix et la Citoyenneté a pour objectif de susciter au sein des différentes Facultés de l'Université des programmes d'enseignement, de recherche et de rayonnement vers l'extérieur liés à ces problématiques. L'année 2000-2001 a vu le pôle se mettre sur pied sur le plan administratif et logistique et mener ses premières activités :
Activités
organisées par le Pôle Bernheim pour la Paix et la Citoyenneté
Ce groupe de recherches a une double finalité: apporrter une contribution
à l'analyse comparée des organisations régionales(UE,
ASEAN, MERCOSUR ,SADC, ECOWAS etc) et interrégionales(APEC, FTAA,
ASEM etc) dans le monde globalisé de l'après guerre froide;
d'approfondir l'impact du néorégionalisme sur la gouvernance
globale, tant dans sa dimension économique que politique .Ces deux
sujets permettent également de développer des pistes nouvelles
de recherche concernant l'identité internationale de l'UE. Plusieurs
colloques et séminaires ont été organisés
depuis que ce programme de recherche a été entamé
en collaboration avec l'Institut de Sociologie de l'ULB (1997), l'IEEI
de Lisbonne, le Business Institute de Oslo. Les promoteurs ( Mario Telò,
Kjell Eliassen, Pascaline Winand, Sebastian Santander) participent activement
à de nombreux réseaux internationaux. Les domaines dans
lesquels a été acquise une expertise particulièrement
pointue - articles, ouvrages, rapports de recherche - sont : le processus
de Rio de Janeiro et le dialogue entre l'UE et l'Amérique Latine
, l'interaction entre l'UE et l'Asie orientale et sud orientale , les
relations transatlantiques. La dimension théorique et normative
de l'émergence du néoregionalisme est également au
centre des préoccupations des chercheurs. Trois thèses sont
en cours dans ce domaine d'études.
Nul ne peut plus ignorer la prégnance du lobbying auprès de l'Union européenne: l'importance numérique du phénomène, sa diversité, son adaptation permanente au cadre européen en font un sujet d'étude central en sciences politiques aujourd'hui. La question des rapports entre lobbies, démocratie et contrôle politique dans le système décisionnel fluctuant qu'est l'UE, les principes organisateurs de la médiation d'intérêts, la réglementation du lobbying, la question du contrôle politique pour contrer la corruption ou encore le rôle des groupes de promotion pour l'Europe dans le cadre des processus décisionnels de l'Union européenne figurent au nombre des problématiques abordées. Le groupe se focalise sur l'étude du lobbying, des associations
européennes et des groupes de promotion pour l'Europe ainsi que
des relations qui existent entre ceux-ci, d'autres acteurs collectifs
de l'Union européenne, les institutions européennes, les
Etats membres de l'Union européenne et des acteurs extérieurs
à celle-ci, les groupes de promotions pour l'Europe et la démocratie(P.
Winand, dans le cadre de son mandat de chercheur qualifié du Fonds
National de la Recherche Scientifique). Les modes de représentation
des régions à l'échelon européen. Emergence,
stratégies et revendications dans le cadre de l'établissement
d'un pouvoir politique au niveau européen (sujet de thèse
d'Isabelle Smets, dirigée par Pascaline Winand).
Etabli depuis l'année académique 2000-2001, ce laboratoire a pour objectif de promouvoir l'étude des origines et de l'évolution de la construction européenne, en particulier depuis la seconde guerre mondiale. Tout en privilégiant l'analyse de sources primaires, publiées ou non, et la récolte de témoignages de participants, il cherche à s'ouvrir aux méthodes de recherche d'autres disciplines, y compris du droit, des sciences sociales, politiques et économiques. Dans la mesure du possible, le laboratoire encourage l'usage de sources généralement peu utilisées, y compris les archives de certains groupes d'intérêt, de syndicats, de partis politiques, d'organisations internationales ou de fonctionnaires européens. Les promoteurs en sont Ginette Kurgan, Eric Remacle et Pascaline Winand,
laquelle en assure la coordination. Le laboratoire a commencé le
dépouillement des archives Jean Rey et a organisé, en collaboration
avec la Faculté de Sciences sociales, politiques et économiques
et avec le soutien de la Fondation Wiener-Anspach et de la Commission
européenne, un colloque en hommage à Alfred Cahen intitulé
"L'Europe et les Relations internationales de la seconde guerre mondiale
aux années 70", le 21 octobre 2000, dans le cadre de la journée
UAE-ULB.
Etabli en 1997 parallèlement à la création du cours Jean Monnet sur les régions et les collectivités territoriales dans la construction européenne, le Groupe de recherche interdisciplinaire sur les régions et les collectivités locales en Europe est un groupe de recherche conjoint aux sections juridique et politique de l'institut et au centre de Droit public de l'ULB. Il est coordonné par Nicolat Levrat, Philippe De Bruycker et Pascaline Winand.
Le Centre Bigwood, centre de recherches sur la qualité de la vie est actuellement dirigé par Lucette Defalque, Marianne Dony et Thierry Bourgoignie. Il s'est attelé cette année à la préparation d'un programme de cours sur le droit de la consommation, en collaboration avec l'Université de Chambéry (Savoie), qui se donnera en français à Chambéry et en anglais à l'Institut, au premier semestre 2002. |
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