Lionel MEINERTZHAGEN
Lionel MEINERTZHAGEN

Faculté de Philosophie et Lettres

Campus du Solbosch

ULB CP175, avenue F.D. Roosevelt 50, 1050 Bruxelles


Présentation des thèmes de recherche

1. Recherche-action financée par la FWB : Gramm-R Scola
La recherche-action s’inscrit dans la continuité d’une recherche, financée par la Communauté Française – depuis Fédération Wallonie-Bruxelles –, débutée en 2003. Elle s’est d’abord concentrée sur le fondamental, dès 2003(-2004), par la rencontre avec des enseignants du primaire et leurs formateurs, ainsi que l’analyse des outils pédagogiques présents sur le terrain, et a débouché sur une série de recommandations pour un « mieux faire », relativement aux programmes, socles de compétences et code de terminologie. En second lieu, entre 2004 et 2009, il a été question de proposer de nouveaux outils, tous adressés au professeur : le premier, un référentiel de grammaire, pour l’aider à se constituer un système cohérent axé sur la description des mécanismes de la construction du sens ; le second, un Outil didactique, pour lui montrer, avec le langage à l’aide duquel lui-même s’adresse aux élèves, qu’il existe plusieurs façons de dire ce discours théorique, plusieurs portes d’entrée. Aussi par les capsules (vidéo) que nous réalisons depuis 2012 et les activités d’enseignement-apprentissage (A.E.-A.) que nous proposons depuis 2010, nous cherchons à dire et montrer ce savoir autrement. Depuis 2009, la recherche-action vient compléter cette approche théorique par un travail de terrain et une collaboration active avec les enseignants de hautes écoles.

2. Thèse de doctorat : Les structures intégrant "ainsi que". De l'adverbial à l'adjonctif.
Dans ce projet de recherche, nous traiterons des structures françaises dites « adjonctives » du type Pierre(,) ainsi que Marie (,) viendra/ viendront aux festivités.
Si ces structures ont en commun de mettre en relation deux termes ou structures, nous montrerons, par le biais de descriptions morphologique, sémantique et syntaxique que chacune de ces constructions sont également très différentes. À partir d’exemples tirés de corpus (français oral et écrit), ce projet ambitionne donc de mettre en évidence les propriétés des structures adjonctives, de dresser le bilan des caractéristiques qui les unissent et qui les distinguent les unes des autres. À cette première finalité s’ajoute une deuxième, où nous questionnerons la place de l’adjonction dans la typologie des modes de liaison de prédications (c’est-à-dire la possibilité ou non d’assimiler les adjonctives françaises à de la subordination ou à de la coordination). Une tierce finalité, méthodologico-épistémologique, sera l’étude de la prise en compte des structures adjonctives respectivement en syntaxe traditionnelle et en macro-syntaxe. Les développements ces dernières années de la seconde (écoles d’Aix-en-Provence (Blanche-Benveniste/Delaufeu) et de Fribourg (Berrendonner)) autour de la période de la clause et au détriment de celle de phrase se heurte aujourd’hui aux mêmes apories que la première : la délimitation de l’objet-étalon. Nous essayerons par ce biais de sortir de l’impasse actuelle, née de l’apparente inconciliabilité des approches.


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