Suzanne Sulzberger

Suzanne Sulzberger est née en 1903 dans une famille qui entretenait d’étroites relations avec les milieux artistiques belges et étrangers.
Elle-même fut d’ailleurs aquarelliste et professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, parallèlement à sa carrière de professeur à l’ULB,
où elle succéda à Édouard Michel, en 1938. C’est cette double formation, associée à une très grande sensibilité, qui explique notamment l’intuition
et l’intelligence subtile des valeurs tonales qui caractérisent ses travaux de critique d’art, ainsi que son amour de la matière picturale. Pour ce qui
est de l’étendue de son savoir, c’est avant tout dans l’histoire des Primitifs flamands qu’elle se révèle, ainsi que dans ses études sur la peinture
de la Renaissance aux Pays-bas, principalement dans ses rapports avec l’Italie. On doit ainsi à Suzanne Sulzberger le précieux volume La réhabilitation
des Primitifs flamands (1961), ainsi que de nombreux articles scientifiques, qui s’échelonnent entre 1935 et 1977. Douée d’un caractère passionné, elle
ne se priva jamais de vertement critiquer les restaurations de tableaux jugées invasives. Par ailleurs, elle fut toujours attentive à la situation de
l’enseignement de l’histoire de l’art, qu’elle défendit avec ferveur. Enfin, on sait combien elle aimait être entourée d’anciens élèves, disciples ou non,
qu’elle aida souvent avec générosité, et qui finirent par devenir ses amis. Suzanne Sulzberger s’est éteinte au printemps de l’année 1990.
On trouvera la bibliographie principale des travaux de Suzanne Sulzberger, ainsi qu’une biographie commentée très complète dans le texte rédigé par Nicole
Dacos, en introduction aux Mélanges qui lui furent offerts dix ans avant sa mort : Relations artistiques entre les Pays-bas et l’Italie à la Renaissance : études dédiées
à Suzanne Sulzberger (éd. N. Dacos), Bruxelles-Rome, Institut historique belge de Rome, 1980, p. I-XIII. (Études d’histoire de l’art, 4).
Bref historique du Fonds Sulzberger
Dès la constitution du Fonds, le Conseils d’administration fut composé d’anciens collègues proches de la donatrice, à savoir les historiens Jean Stengers et
Jean de Sturler, ainsi que les historiennes d’art Nicole Dacos et Cécile Dulière. Jacqueline Leclercq-Marx les rejoignit ensuite, avant que que Guy Donnay ne remplace feu
Jean Stengers, comme Président. Enfin, Christine Dupont assuma le rôle de secrétaire en remplacement de Jacqueline Leclercq-Marx.
Durant toutes ces années, de nombreuses subventions furent octroyées à de jeunes chercheurs. D’autres servirent à financer en partie des voyages d’études, à acheter
des ouvrages coûteux, destinés à la Bibliothèque de l’ULB et à soutenir financièrement la publication des Annales d’histoire de l’art (ULB).
Enfin le Prix Sulzberger, de création relativement récente et octroyé jusqu’à présent tous les deux ans, fut décerné à :
2009 : Rémy Cordonnier
Bourse postdoctorale d’un an (2009-2010) à l’ULB, pour y poursuivre, auprès du Professeur Jacqueline Leclercq-Marx, ses recherches sur les
bestiaires et l’iconographie de l’animal au Moyen Âge, en général.
2007 : Alicia Scarcez
Le Prix Sulzberger a permis d’illustrer l’édition du mémoire de licence L’apport de l’antiphonaire de Westmalle (12A et 12B) dans l’histoire du
chant cistercien au XIIe siècle.
Cette étude comprend deux parties : 1. l’histoire des réformes liturgiques à Cîteaux dans les premières cinquante
années de l’Ordre ; 2. l’analyse détaillée de l’antiphonaire de Westmalle. L’ouvrage comprend le fac-similé du manuscrit accompagné de tableaux
codicologiques, paléographiques et liturgiques comparés.
L’ouvrage est à paraître chez Brepols, en co-édition avec l’Académie royale de Belgique.
1995-1996 : Cecilia Paredes
Le Prix Sulzberger a aidé à un projet d’étude sur l’ornement au XVIe siècle à partir des collections new-yorkaises. Le prix a ainsi permis à Mme
Paredes de travailler au département des arts décoratifs au Metropolitan Museum of Art.
1998 : Brigitte D’Hainaut
Le prix Sulzberger lui a été décerné en 1998, pour l’édition et l’illustration de sa thèse Les retables d'autels sculptés dans les Pays-Bas à la fin de
l'époque gothique (XVe-début XVIe siècle) : raisons, thèmes et usages, soutenue en 1998 et publiée en 2008 par l’Académie royale de Belgique.
Le Prix Sulzberger.
Règlement
Le prix Sulzberger est destiné à distinguer l’auteur d’un travail original et d’une certaine ampleur (mémoires et thèses de doctorat, principalement), relatif à
une question d’histoire de l’art du Moyen Âge ou des Temps Modernes. Son auteur doit être diplômé de l’ULB, et avoir moins de 40 ans. Sont exclus du
Prix – suivant la volonté expresse de Suzanne Sulzberger – tous les travaux qui sont essentiellement basés sur l’analyse physico-chimique des œuvres étudiées.
Les études archéologiques n’entrent pas non plus dans le champ des travaux susceptibles d’être retenus.
Les candidatures doivent être rentrée auprès du secrétariat du décanat de la Faculté de Philosophie et Lettres, au plus tard le 15 décembre.
La décision du Comité de sélection, qui est sans appel, sera rendue publique au début du mois de février. Les travaux proposés au Prix pourront ensuite être
récupérés par leurs auteurs.
Appel 2012
« Le Fonds Sulzberger octroie annuellement un Prix (de 3000 à 4000 euros au maximum) pour un projet pédagogique ou un
projet de recherche (publications, séjours de recherche, organisation d’une rencontre scientifique) dans tous les domaines de l’histoire de l’art du Moyen Age et des
Temps modernes, à l’exclusion des études technologiques. Ce prix vient compléter les sources de financement traditionnel (FNRS, Fondation Universitaire, etc.).
Ne seront retenus que les projets ayant préalablement été soumis auprès de ces instances. L’introducteur du projet doit être diplômé de l’Université Libre de Bruxelles
et avoir moins de 40 ans. Les membres du corps académique n’en bénéficient pas. Les projets doivent être introduits pour le 15 décembre.
Le Fonds Sulzberger octroie également des aides ponctuelles pour de jeunes maîtres (aide à la publication et/ou à l’illustration d’un article, participation à un colloque
à l’étranger). Son auteur doit être diplômé de l’Université Libre de Bruxelles. Les doctorants boursiers et docteurs n’en bénéficient pas. Les demandes peuvent être
introduites, toute l’année, auprès de la présidente de la fondation.
Pour tout renseignement, contacter la présidente du comité de sélection, Mme Jacqueline Leclercq-Marx : jalecler@ulb.ac.be.
Les candidatures seront accompagnées d’un curriculum vitæ ainsi qu’un exemplaire des publications proposées pour le prix. Les candidatures devront être
déposées au plus tard le 15 décembre, auprès du secrétariat du décanat de la Faculté de Philosophie et Lettres (bureau A.Z.2.110).
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