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Selon le programme de l'OMS "Les Buts de la Santé pour Tous", les politiques
devraient viser un renversement de la tendance à la hausse du nombre de
suicides et des tentatives de suicide (but 12). L'évolution dans le temps
du taux de mortalité par suicide chez les jeunes fait l'objet de cette
fiche SANOMETRE. (Voir aussi la fiche "Tentative
de suicide et idéation suicidaire").
DONNEES DONNEES RELATIVES AU SUICIDE Les données de mortalité révèlent que durant l'année 1955, aucun jeune
de moins de 15 ans n'est mort par suicide. Pendant la même année, 4 garçons
et 1 fille sur 100.000 âgés de 15 à 19 ans sont décédés par suicide.
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COMMENTAIRES
Les jeunes garçons sont plus nombreux que les filles à se suicider. Cette différence entre sexe s'observe dans tous les groupes d'âge : à partir de 70 ans, il y a 3 fois plus d'hommes que de femmes qui se suicident.
On observe une différence entre les 3 régions en défaveur de la Wallonie et en faveur de la Flandre (Tableau 2). Ce gradient nord-sud en faveur de la Flandre apparaîtra souvent dans ces fiches, que cela concerne les jeunes ou les adultes, la mortalité ou les comportements à risques. L'évolution observée entre 1955 et 1991 montre l'augmentation progressive du taux de suicides chez les jeunes. Actuellement, rien ne laisse prévoir un renversement de tendance. Il est vrai que des biais d'enregistrement des données peuvent expliquer cette évolution. Toutefois, cette situation alarmante s'observe également chez nos voisins : il semble donc bien y avoir une mortalité croissante par suicide chez les jeunes. Le suicide est le dessus de l'iceberg. Nous avons vu dans la fiche SANOMETRE
"Tentative de suicide et idéation suicidaire" qu'à 15 et 16 ans, 40% des
jeunes ont déjà pensé se suicider. Un quart d'entre eux (10%) y pensent
ou y ont pensé plus d'une fois. Les filles sont plus nombreuses que les
garçons à avoir des pensées suicidaires et à déclarer une ou des tentatives
de suicide. Elles sont toutefois proportionnellement moins nombreuses à
se suicider ou à "réussir" un suicide. Ceci s'explique en partie par les
moyens choisis par les jeunes pour mettre un terme à leur vie : les filles
sont plus nombreuses à choisir les médicaments et les garçons la pendaison.
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IMPLICATIONS
Deux niveaux d'actions doivent être considérés :
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Rédaction @ ULB-PROMES,
janvier 1997 : @ Danielle PIETTE
et Nouara CHAOUI
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ORIGINE DES DONNEES :
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