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ENVIRONNEMENT OPTIMAL (E.S.I., 1997)
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FACTEUR MAJEUR
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le nourrisson n'est jamais couché sur le ventre.
AUTRES FACTEURS
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le nourrisson dort le jour dans la pièce d'habitation et la nuit dans la chambre des parents
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le nourrisson dispose d'un lit (pas de couffin)
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le lit n'a pas d'oreiller
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le lit n'a pas de couette
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le nourrisson n'a pas de survêtement
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la température de la pièce est de 16 à 20° C
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le nourrisson ne subit jamais de tabagisme passif
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le nourrisson est surveillé.
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Une bonne qualité de l'information écrite concernant la mort subite du nourrisson (MSN) et sa prévention est essentielle, compte tenu de l'importance des décès inopinés dans la première année de vie. En effet, le syndrome de mort subite représente encore la première cause de décès dans la période post néonatale, c'est-à-dire chez les enfants âgés de 28 à 365 jours. Et cela, bien que le taux de mortalité ait diminué de 50 à 60 % depuis 5-6 ans, à la suite des campagnes de prévention. La mort subite du nourrisson reste responsable de près de 92 décès annuels.
Les causes de ces décès semblent résulter de deux aspects principaux : d'une part, certains nourrissons présenteraient une immaturité des contrôles cardiaques, respiratoires et neurologiques; d'autre part, des conditions de l'environnement physique de l'enfant aggraveraient les effets de cette immaturité.
L'Enquête de Santé par Interview (E.S.I.) de 1997 s'est penchée entre autres sur le type d'environnement, défini comme satisfaisant si le nourrisson n'est jamais mis couché en position ventrale et qu'il existe un maximum de trois autres facteurs de risque (voir encart). L'étude portait sur plus de 10.000 personnes.
Les mères qui avaient un enfant de moins de 5 ans au moment de l'enquête ont été interrogées rétrospectivement au sujet de l'environnement physique de sommeil de leur enfant durant leur première année de vie.
Les résultats nous apprennent que cet environnement est loin d'être de qualité. En effet, comme le montre le tableau 1, seulement 25% des nourrissons nés entre 1992 et 1997 ont bénéficié d'un environnement satisfaisant. Néanmoins, on observe une augmentation significative de cette fréquence suivant l'année de naissance.
Cette augmentation s'observe aussi légèrement auprès des enfants des mamans les plus jeunes.
Au plan régional, la Flandre est mieux positionnée que Bruxelles et que la Wallonie avec des pourcentages moyens atteignant respectivement 27%, 25% et 23%.
Il existerait un gradient socio-économique : les mères les plus instruites ou disposant de revenus plus élevés semblent offrir un meilleur environnement physique de sommeil à leur nourrissons.
On ne perçoit par contre pas de variations en fonction de la nationalité ou du pays d'origine des mères.
Toutefois, il faut rester prudent dans l'analyse des résultats en raison du petit nombre de cas étudiés.
Tableau 1 :
Pourcentage de nourrissons bénéficiant d'un environnement de sommeil satisfaisant.
n=524. E.S.I., 1997.
| Année de naissance
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%
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1992 - 1993
1993 - 1994
1994 - 1995
1995 - 1996
1996 - 1997 |
18
12
16
32
49 |
| Total
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25
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DONNEES "LISIBILITE"
L'augmentation de la fréquence d'un environnement satisfaisant, observée de 1992 à 1997, peut être due, entre autres, à une meilleure connaissance des pratiques de prévention par les parents. Les campagnes de prévention auraient ainsi porté leurs fruits.
Cependant, la proportion insuffisante de femmes offrant un environnement satisfaisant à leur bébé pose la question suivante : les informations écrites sont-elles compréhensibles?
Afin de répondre à cette question, une évaluation a été menée par ULB-Promes, en 1999, à la demande de l'Observatoire de la Mortalité du Nourrisson et avec le soutien financier du Fonds Houtman, sur 28 supports destinés au grand public : 16 articles de magazines et 12 brochures ou dépliants distribués aux mères dans les maternités, les crèches, les associations de prévention, etc.
Les 28 supports ont été analysés selon deux critères :
- critère de contenu : les mesures de prévention essentielles sont-elles présentes ?
- critère de lisibilité : les publications distribuées aux parents sont-elles lisibles ? Un texte lisible est un texte que l'on comprend, que l'on retient facilement, qui respecte la loi du moindre effort du lecteur et qui se lit avec plaisir.
La lisibilité se détermine à partir de deux mesures objectives : la facilité avec laquelle un texte est lu et l'intérêt humain que ce dernier suscite chez le lecteur. La facilité de lecture, est calculée d'après la longueur moyenne des phrases, du nombre de syllabes par 100 mots. Quant au score d'intérêt, il est basé sur la présence de mots personnels (prénoms, noms communs désignant une personne) et de phrases directes.
Le tableau 2 met en évidence trois points.
- Seulement 71% des supports distribués aux familles présentent les mesures essentielles de prévention.
- Une carence plus importante se situe au niveau de la lisibilité des informations. En effet, seule une faible majorité (54%) des publications seraient compréhensibles par le grand public. Autrement dit, 46% des supports ne seraient pas compréhensibles par toute la population résidante : les personnes qui ne comprendraient pas les textes seraient celles qui sont peu ou pas du tout diplômées.
- Enfin, moins d'un support sur deux (43%) pourrait éveiller l'intérêt du lecteur.
Au total, seul un quart des supports mis à la disposition des parents fournit toutes les garanties de qualité d'information.
Tableau 2 :
Distribution de 28 publications suivant la présence de critères de contenu et de forme.
Bazelmans C., 1999.
Contenu de qualité
Lisibilité : texte facile à lire
Lisibilité : texte intéressant |
71 %
54 %
43 % |
| Présence des trois critères précédents
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25 %
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COMMENTAIRES
Le syndrome de la M.S.N. représente un problème de santé publique majeur. Les causes précises en sont encore mal élucidées.
Les mesures de prévention très pragmatiques mises en place depuis plusieurs années ont donné des fruits évidents. Ces mesures demeurent cependant insuffisantes même s'il apparaît que la situation s'améliore au cours du temps. Les groupes de population les moins favorisés offrent l'environnement de sommeil physique du nourrisson le moins satisfaisant.
Les documents proposés aux familles sont, dans l'ensemble, de qualité insuffisante. En effet, seul un quart de ces documents offrent à la fois une bonne qualité de contenu et une lisibilité satisfaisante.
Ce sont les populations les moins instruites qui auront le plus de difficultés à déchiffrer et comprendre les publications, brochures et dépliants. Ce sont justement ces populations qui devraient être le plus sensibilisées à la mise en place d'un environnement de sommeil de qualité.
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IMPLICATIONS
Les efforts de sensibilisation des parents de nourrissons doivent se poursuivre et spécialement dans les groupes de population les moins favorisés.
La sensibilisation individuelle reste la clé du système : gynécologues, et surtout médecins généralistes, pédiatres et travailleurs socio-médicaux peuvent assurer une couverture totale de la population.
La conception des supports écrits doit être profondément revue dans le sens d'une amélioration du contenu, et surtout d'une simplification des textes et d'un accroissement de l'attrait par la rédaction de phrases simples et personnelles.
Les populations les moins favorisées, en terme de revenus et/ou d'instruction, représentent la priorité.
L'aspect "communication" des professionnels du secteur socio-sanitaire doit être davantage approfondi.
L'encart ci-dessous présente quelques propositions.
| COMMENT AMELIORER LA LISIBILITE D'UN TEXTE
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FACILITER LA LECTURE
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Rédiger des phrases courtes : maximum 9 mots
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Respecter l'ordre standard : sujet-verbe-complément
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Utiliser la forme active
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Utiliser la forme affirmative
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Utiliser des mots courts et usuels.
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ACCROITRE L'INTERET
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S'adresser directement au lecteur :
>> utiliser des pronoms personnels de la 1ère et 2e personne
>> utiliser des noms communs désignant une personne (papa, maman, docteur, etc.)
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Partir d'un cas vécu; le message est structuré plus clairement, le lecteur intéressé et motivé à la lecture comprend mieux le message.
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ORIGINE DES DONNEES :
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Tafforeau J. et al.
La santé de la population en Communauté française de Belgique. Enquête de santé par interview, Belgique, 1997.
Centre de recherches opérationnelles en santé publique. Institut Scientifique de Santé Publique-Louis Pasteur, Bruxelles, juin 1998.
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Bazelmans C. Evaluation des campagnes d'information, étude mort subite du nourrisson.
ULB-Promes, mars 1999.
POUR EN SAVOIR PLUS... :
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Page d'information sur le site Web du Ministère de la Santé : http://www.health.fgov.be
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Kahn A. La mort subite du nourrisson: mieux vaut prévenir. Naître n° 7, 1998-99, pp. 83-4.
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Termote I. et Magos V. Ecrire... Comment décoder l'idéologie d'un texte écrit ? Comment être compris par le grand public ?
Question Santé Magazine, 1983.
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