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Quand on pense "santé" et éducation santé, on pense plus fréquemment à la prévention du tabagisme, du SIDA ou des traumatismes qu'à laprévention de la santé mentale ou la promotion du bien-être. Il existe pourtant des besoins dans ce domaine, puisqu'il existe de la souffrance, comme le montrent
les données qui suivent, extraites d'une étude de la santé mentale et des toxicomanies chez les jeunes de la Région de Bruxelles-Capitale.
DONNEES PENSEES SUICIDAIRES En réponse à la question "as-tu déjà pensé mettre fin à ta vie", le pourcentage d'adolescentes de l'enseignement secondaire de la Région de Bruxelles-Capitale déclarant avoir des pensées suicidaires est présenté dans le graphique 1.
Fréquence des pensées suicidaires (%) chez les filles selon l'âge. (n=1231). ![]() Les données relatives aux garçons du même âge sont résumées dans le graphique 2. (1)
Fréquence des pensées suicidaires (%) chez les garçons selon l'âge. (n=929). ![]()
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COMMENTAIRES
TENTATIVES DE SUICIDE Parmi tous les élèves interrogés lors de cette enquête dans la Région de Bruxelles-Capitale (n=2160), 2% disent avoir tenté de se suicider à plusieurs reprises et 6% déclarent un seul essai. La proportion de filles qui ont fait une tentative de suicide est supérieure à celle des garçons
(9,4% contre 6,6%).
L'attention accordée à ce phénomène est encore insuffisante. Une étude plus approfondie sur les idées suicidaires et les tentatives de suicide des jeunes s'avère nécessaire. C'est, en effet, ainsi que l'on pourra identifier les déterminants psycho-sociaux de comportements suicidaires au niveau de la population jeune et donc identifier des prédicteurs qui permettront de référer le jeune en difficulté vers les structures de prévention individuelle.
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IMPLICATIONS
La promotion de la santé doit prendre une place privilégiée à côté de la prévention des risques physiques. Par exemple, la formation des enseignants et des professionnels en contact avec la jeunesse doit s'ouvrir à cette problématique et pour cela, des formations de formateurs doivent être organisées. Des outils et des méthodes aussi variés que les situations des jeunes doivent être disponibles et largement diffusés. La promotion de la santé mentale doit s'inscrire comme une priorité de société. Des mesures spécifiques doivent être repensées :
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ORIGINE DES DONNEES :
"De Clercq M., Vrankx A., Navarro F.& Piette D. Enquête santé mentale des jeunes de l'enseignement secondaire en Région de Bruxelles-Capitale. Bruxelles: Plate-forme de Concertation pour la Santé Mentale pour Bruxellles-Capitale en collaboration avec ULB/PROMES 1996". Tél. de la Plate-forme: +(0)2/513.97.00. Cette étude a été réalisée au printemps 1994 parmi un échantillon représentatif de jeunes des écoles francophones et flamandes de la Région de Bruxelles-Capitale. Le questionnaire anonyme a été rempli en présence d'un enseignant.
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