|
Le Programme « Histoire des Savoirs »

En tant qu'institution créatrice de savoirs l'Université libre de Bruxelles programme à partir de l’année 2007 un certain nombre d’événements consacrés à l’Histoire des Savoirs. Chaque année, les apports d’une civilisation à l’histoire universelle des savoirs sont ainsi mis à l’honneur.

Le cycle 2007-2011 : exposition « À la découverte de l'Âge d'or des Sciences arabes »

En 2007-2008, ce tour du monde rend hommage à l’apport des civilisations arabo-musulmanes aux sciences (médecine, chimie, mécanique, astronomie, mathématiques, architecture, musique. …). Cet apport reste pour la plupart d'entre nous inconnu. Or, tout ce que le Moyen Âge islamique a produit comme connaissance s’est révélé déterminant dans l’élaboration des sciences occidentales et, au-delà, dans la construction du monde moderne.

Ce premier programme du cycle Histoire des Savoirs est destiné à un très large public.

Il poursuit plusieurs objectifs. Tout d’abord, fournir des outils didactiques visant à déconstruire les stéréotypes. Ces outils pédagogiques permettent de restaurer la mémoire amputée de l’histoire des sciences et de valoriser les identités culturelles des populations originaires du monde musulman. Ensuite, susciter un intérêt pour les sciences, et contribuer à lutter contre la désaffection des filières scientifiques dans l’enseignement supérieur.

L’une des premières missions de l’Université est de produire et de diffuser des savoirs. En initiant et en organisant le cycle Histoire des Savoirs, l'ULB s'engage activement dans la lutte contre les stéréotypes et le dialogue des cultures. Cet engagement s’avère d’autant plus nécessaire que l’Université libre de Bruxelles accueille une proportion importante d’étudiants issus de l’immigration, reflétant par là, la diversité du village planétaire qu’est devenue la capitale de l’Europe.

Dans un contexte souvent dominé par la peur de l’Autre, et en particulier de tout ce qui touche au monde arabe, une telle thématique place sous un autre angle les relations interculturelles. Le premier cycle de Histoire des Savoirs permet d'évoquer les relations entre l'Occident et l'Orient autrement qu'en ayant recours au « choc des civilisations ».

Concrètement, l'Université libre de Bruxelles, en partenariat scientifique avec l’IMA (Institut de Monde Arabe, à Paris) et en collaboration avec l'asbl Schola ULB, a organisé l'exposition "A la découverte de l'âge d'or des sciences arabes" qui s'est tenue en 2007, à l'ULB...

Loin de la représentation que l’on peut se faire d’une exposition universitaire, volontiers «jargonnante», cette exposition a été pensée de manière esthétique, graphique et pédagogique. L’option prise était, par conséquent, d'exploiter tous les supports d’une muséographie moderne soutenue par une scénographie adéquate.

Cette exposition a rencontré un franc succès, puisque durant les 10 semaines d'exposition, 7.500 personnes l'ont visitée.

A l'issue de cette programmation, et afin d’en élargir la diffusion, cette exposition est devenue itinérante en région bruxelloise et en Wallonie. Ainsi, depuis fin 2007, plus de 50.000 personnes l'ont déjà visitée.

Présentation de l'exposition

De 632 (la mort du prophète Muhammad) à 732 (bataille de Poitiers), les Arabes conquièrent un immense territoire qui s’étend de la frontière chinoise au nord de l’Espagne. Dans cette mosaïque de contrées, la civilisation musulmane va se développer à partir des héritages scientifiques de la Grèce, la Perse, l’Egypte et la Mésopotamie. Du VIIIe au XVe siècle, dans toutes les régions du monde musulman, des foyers naissent et se développent avec leurs lieux de savoirs, leurs établissements d’enseignement, leurs bibliothèques, leurs hôpitaux. L’arabe devient alors la langue scientifique commune des savants d’origines régionales et religieuses diverses.

Parmi ceux-ci, certains apportent une contribution considérable à l’astronomie, aux mathématiques, à la médecine ou à la mécanique : Ibn Sîna (Avicenne), Ibn Rushd (Averroès), al-Bîrûnî, al-Khwârizmî, al-Râzî (Rhazes) et bien d’autres actualisent et poursuivent l’œuvre de leurs prédécesseurs, les savants de l’Antiquité. Ils répondent ainsi aux interrogations de leur temps et portent loin le flambeau de la science.

Cette riche production scientifique n’est pas restée confinée dans les frontières de l’empire musulman. Dès la fin du Xe siècle, des instruments, des techniques puis des ouvrages ont commencé à circuler. Ils constitueront l’une des bases du renouveau des sciences en Europe.


Itinéraire de l'exposition


Les visiteurs

Du 10 mars au 2 juin 2007, durant ces 10 semaines d'exposition, nous avons accueilli 7 430 personnes. Cette exposition est ainsi devenue l’une des expositions les plus visitées de l’histoire de l'ULB. Parmi les visiteurs :

|
Etudiants ULB : 1 669
Personnel ULB : 784
Visiteurs extérieurs : 4 477
Vernissage (toutes catégories confondues) : 500
|

Les visites guidées

Sur les 7 430 visiteurs, 1860 personnes ont bénéficié d’une des visites guidées.
Parmi eux , 1 365 sont des jeunes venus dans le cadre d’une sortie scolaire.

A l’issue de cette visite, les enseignants recevaient un dossier pédagogique, largement illustré en couleurs, de 32 pages, qui constitue la base de nombreux prolongements en classe.

Depuis 2007, l'exposition est itinérante en Région Bruxelloise et en Wallonie et elle a déjà accueillie 48.000 visiteurs.

Les diverses activités

Une table ronde internationale en collaboration avec le Pôle Bernheim a réuni quelques uns des plus grands spécialistes d’Averroès. Les destins d’Averroès ~ Philosophie, Sciences et Politique ont accueilli 160 participants. En partenariat avec France Culture cet événement fut enregistré et rediffusé dès fin mai 2007 à six reprises sur France culture dans le cadre du programme « Les chemins de la connaissance ».

La conférence

L’âge d’or des sciences arabes, par Ahmed Djebbar, professeur d’histoire des mathématiques, Université de Lille I.

180 personnes ont assisté à la conférence-débat.
|