Astronomie

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L'astronomie - Présentation
Introduction | L'histoire du télescope | L'Observatoire astronomique

Introduction
Le Centre de Culture Scientifique hérita en mai 2000 du grand télescope de l'Institut d'Astronomie et d'Astrophysique de l'ULB. Au service des étudiants et des groupes scolaires depuis plusieurs dizaines d'années, il devenait nécessaire pour les astronomes et astrophysiciens de l'université d'acquérir un instrument plus moderne.

Cet outil pédagogique, composé en fait d'une lunette, de deux astrographes et d'un télescope newtonien, utilisant un miroir parabolique de 28 cm d'ouverture, a tout naturellement trouvé sa place au CCS.

Au fil des mois, selon les opportunités, cratères de la Lune, phases de Vénus, anneaux de Saturne, tache rouge de Jupiter, calottes polaires de Mars et quelques étoiles doubles sont observés depuis le campus de Parentville à Charleroi, pour la plus grande joie des petits et grands.

Depuis son installation, qui nécessita d'importants investissements par la construction d'un observatoire approprié, le Centre de Culture Scientifique a toujours privilégié l'accessibilité du télescope à tous les publics. Les observations nocturnes et les activités organisées autour du thème de l'astronomie par le CCS sont devenues un pôle attractif certain et renvoient une image dynamique d'un centre de sciences véritablement ouvert et parfaitement intégré dans les structures culturelles locales.

En ce sens, chaque vendredi soir entre septembre et mai, les associations d'astronomes amateurs et scientifiques de la région se relaient pour proposer aux curieux, observations d'astres et de planètes et commentaires passionnés. Le CCS a beaucoup insisté sur la mise en place rapide d'une réelle synergie avec le monde associatif local et si le succès est bel et bien au rendez-vous, c'est aussi grâce au dévouement des professeurs, chercheurs et techniciens de l'ULB et en particulier son Institut d'astronomie et d'astrophysique.

L'astronomie - L'histoire du télescope
En 1910, l'Université Libre de Bruxelles fête son septante-cinquième anniversaire. A cette occasion, le professeur d'astronomie Paul Stroobant reçoit un cadeau somptueux d'un ancien étudiant Fernand Jacobs, homme d'affaires, journaliste, fondateur de l'aéroclub de Belgique et de la Société Belge d'Astronomie. Il s'agit d'une excellente lunette fabriquée en France par le facteur d'instruments Secrétan. Son objectif est ouvert à 16 cm, ce qui tolère des grossissements de l'ordre de 400 fois. C'est le cadet des instruments professionnels à l'époque. Il est mû par un système d'horlogerie à remontoir et à poids. En ce temps-là, l'ULB, logée rue des Sols, en pleine ville, négocie l'achat de terrains qui seront laissés libres au Solbosch (plateau d'Ixelles) après la clôture de l'Exposition universelle de 1910. La lunette est prévue pour ces futures "nouvelles installations". La guerre de 1914-1918 et ses séquelles repousseront la réalisation du projet à la fin des années vingt. Le professeur Stroobant inaugurera l'Institut d'Astronomie en 1929. La lunette est installée sous coupole et sur le toit du bâtiment des "Sciences appliquées" côté avenue Depage. On lui a joint deux astrographes (appareils photographiques, l'un de 14 et l'autre de 12 cm d'ouverture) avec lesquels le professeur Cox fera la partie expérimentale de sa thèse d'Agrégation et qu'utiliseront plusieurs générations d'étudiants.

La seconde extension de l'Université, en 1949-1952, verra l'exil de l'institut dans le bâtiment dit "des constructions civiles". Il fut précédé par le déplacement de la coupole du côté de l'avenue Jeanne, là où sont actuellement les "tennis". Etudiant, l'auteur de cette notice se rappelle ce "petit bâtiment", où l'instrument était posé sur une dalle percée afin d'y laisser descendre les poids de l'horlogerie. Lesquels se décrochaient en fin de course, ce qui imposait un exercice peu ragoûtant de plongée du bras dans une fosse crasseuse ! L'Institut se déplaça pour un temps à l'étage de la Villa Capouillet (actuellement les "Presses") puis fut installé au neuvième étage du "bâtiment de physique" l'actuel "D", à l'avenue Depage. L'administrateur de l'Université, Paul Gillet, fut, avec le professeur Raymond Coutrez, l'artisan de la rénovation de l'ensemble instrumental qui fut installé au onzième étage du nouveau bâtiment sur une maîtresse poutre verticale indépendante du bâtiment pour l'isoler des vibrations. Dans le même élan, l'entraînement fut électrifié et la fréquence du courant stabilisée par un dispositif électronique synchronisé sur les signaux horaires et sur la fréquence émise par le laboratoire de physique voisin. Le système optique fut complété par un télescope newtonien qui réutilisa le miroir parabolique de 28 cm de diamètre que l'Institut avait reçu en 1928 en vue de son installation au Solbosch. Un ancien étudiant, devenu pharmacien à Anvers, et qui pratiquait l'astronomie en amateur, s'était reconverti en tailleur de miroirs de télescope. En guise de matière première : des hublots de navires dont on se fournissait aisément dans un port. La technique utilisée pour tailler le miroir a été exposée dès 1922 par Paul Vincart dans la revue "Ciel et Terre". Le polissage se faisait par l'intermédiaire d'oxyde de fer pulvérulent (rouge anglais) et par frottement sur une surface recouverte d'un parchemin. Cette technique donnait un beau poli brillant au miroir mais de légers défauts étaient dus à la friction forte du verre et provoquait des micros fontes locales. Le miroir de Vincart fut exposé dans le petit musée de l'Institut et cité en exemple aux étudiants. Vers 1965, au moment où se prépare l'implantation avenue Depage, un amateur astronome, Hubert de Thier, devenu un maître dans l'art de la taille des miroirs, et qui travaillait depuis de longues années l'électronique avec Raymond Coutrez, proposa de resurfacer le miroir en utilisant la technique du polissoir en poix beaucoup plus souple. Ainsi fut fait, et le miroir parabolique 28 cm d'ouverture, excellent du point de vue optique, placé dans un barillet compensateur des déformations du verre, fut installé en parallèle avec la "vieille" lunette de Secrétan. Son tube fut un tuyau de bakélite usiné sur les tours de l'Université. Dès 1967, les séances d'observations à la coupole reprirent sous la direction de Jules Brouet, professeur à l'Athénée d'Uccle. Ce dernier décéda inopinément en août 1968, et l'auteur de cette note prit le relais dès octobre. Des centaines d'étudiants eurent la chance par beau temps de voir la Lune, Saturne, Jupiter ou Mars avec la lunette et le télescope, comparant les qualités des deux instruments. Quelques étudiants devinrent des fidèles de tous les soirs d'observation, aidant le titulaire dans une tâche rendue de plus en plus pénible en raison de l'éclairage urbain. Qu'ils en soient remerciés.

Avec le temps, mécanique et électronique eurent des défaillances. Peu à peu, l'ensemble se déclassa. Il fut utilisé jusqu'en 1998, époque où il fut décidé d'envisager l'achat d'un instrument plus moderne optiquement à peu près équivalent. C'est ainsi que la lunette Secrétan, ses astrographes et le télescope "Vincart-Coutrez-de Thier" ont été déplacés au Musée des Sciences et des Techniques (actuellement Centre de Culture Scientifique de l'ULB) sur le Campus de Parentville à Charleroi. En dépit des éclairages urbains et autoroutiers, les cratères de la Lune, les phases de Vénus, les anneaux de Saturne, la tache rouge de Jupiter, les calottes polaires de Mars et quelques étoiles doubles pourront guider jeunes et moins jeunes sur les chemins du ciel. Une éclipse, une belle comète, pourquoi pas une Nova restent au programme des occasions à ne pas perdre.

Dès son installation à Parentville, l'instrument, toujours flanqué de ses deux astrographes, fut utilisé à l'occasion de la Nuit des Etoiles annuelle, organisée en commun avec les Cercles d'Amateurs d'astronomie de la région de Charleroi et l'Institut d'Astronomie et d'Astrophysique de l'ULB. A l'occasion des " Dimanches des sciences ", il permet de montrer le Soleil et ses taches aux nombreux visiteurs. De même, lors des stages " jeunes " d'été et de Pâques, il est prévu, quand le climat s'y prête, d'observer les taches solaires. Enfin, à tour de rôle, les cercles d'amateurs assurent des démonstrations publiques nocturnes dans la soirée des vendredis entre septembre et mai.

Le 7 mai 2003, le passage de la planète Mercure sur le Soleil permit de tester un dispositif d'imagerie électronique (Webcam) et d'enregistrer une séquence longue de ce phénomène grâce à l'installation d'une petite lunette précédée d'un filtre monochromateur H-alpha à large bande. Celui -ci est principalement destiné à l'observation des protubérances solaires. Il est placé devant l'objectif d'une lunette de 80mm d'ouverture et 1200 mm de focale ayant appartenu dans un lointain passé (1975) aux Jeunesses Scientifiques de l'Athénée de Charleroi (Solvay), conservée par l'a.s.b.l. Jeunesse et Science, et remise en service au CCS pour le plus grand profit des jeunes amateurs astronomes de la région de Charleroi.

En 2004, les dispositifs de guidages fins ayant été remis en fonctionnement, le passage de Vénus devant le Soleil, le 8 juin, donna lieu à une observation combinée (ULB-Solbosch et CCS-Parentville) qui a pu être suivie sur le site web du CCS et de l'ULB. A cette occasion également l'instrument fut libéré de la surcharge de ses deux astrographes qui nécessitent un entretien profond et sont aujourd'hui partiellement obsolètes. En effet, les techniques d'imagerie électronique sont destinées à remplacer l'astrophotographie, par défaut d'émulsions et de formats adéquats à des prix démocratiques.

L'intérêt majeur de cette transformation sera un gain de temps considérable lors des visites nocturnes. Le champ observé pouvant être projeté en temps réel sur un écran au bénéfice d'une vingtaine de curieux rassemblés dans le local sis sous l'instrument. L'observation d'un objet demandera de 5 à 10 minutes contre plus de 40 minutes par le passé. Ce gain quant au rendement supprime certes l'ambiance extraordinaire qui règne au cours d'une observation nocturne " sur le terrain ", mais permet une efficacité pédagogique et démonstrative très supérieure ! Dans l'avenir, l'idéal sera de pouvoir combiner ces deux techniques d'observation au bénéfice des plus motivés.

Juin 2004, André Koeckelenbergh (ULB).

L'astronomie - L'Observatoire astronomique




Caractéristiques techniques :

L'astronomie - Les Activités
Soirées d'observation | Mini-planétarium | Cours d'astronomie | Nuits des étoiles | Le passage de Vénus | L'éclipse du soleil (3/10/05) | Autres activités

Actualité astronomique
17 octobre 2007 :
Depuis hier soir, une comète, découverte il y a plusieurs mois et qui doit passer au plus près du Soleil - à son périhélie - le 28 octobre prochain, est devenue visible à l'oeil nu ; elle se nomme C/2007 F1 (LONEOS).
D'après les calculs de l'Union astronomique internationale, elle devrait atteindre la magnitude 5,4 ce qui n'a rien d'extraordinaire, mais on peut noter que C/2007 F1 (LONEOS) semble un peu plus brillante que prévue, une magnitude de plus environ.
Pour tenter de la voir dans les prochains jours, vous devez impérativement vous éloigner de toute source directe de lumière et, si possible, prendre de la hauteur pour bénéficier d'un horizon occidental bien dégagé. Une heure et demie après le coucher du Soleil, cherchez-la à une dizaine de degrés au-dessus de l'horizon ouest-nord-ouest. Le 17, elle se situe à quelque huit degrés d'Arcturus, la belle étoile de la constellation du Bouvier qui domine le ciel du couchant actuellement.
Samedi 20 octobre, C/2007 F1 (LONEOS) sera à 4° sous Arcturus et sa magnitude pourrait être inférieure à 5, tout cela facilitant son repérage aux jumelles, puis, si les conditions s'y prêtent, à l'oeil nu.
Dans les jours qui suivront, son éclat devrait croître, mais elle glissera vers l'horizon et son repérage pourrait devenir plus délicat.
Jean Schwaenen, Cercle Astronomique de Bruxelles (CAB)

Les soirées d'observation
Le mini-planétarium
Des séances de planétarium sont organisées, sur réservation (10 jours à l'avance), pour tout groupe et en particulier les groupes scolaires (max. 10-15 personnes). Les séances durent 30 à 40 minutes et sont écourtées pour les plus petits.

Les cours d'initiation à l'astronomie (2007-2008)
400 ans d'astronomie moderne : un bilan avant 2009
Les Nuits des étoiles
Dans le cadre de l'Année Internationale de l'Astronomie et de la Nuit de l'Obscurité, le CCS organisera sa 10e Nuit des étoiles le 28 mars 2009 (voir les éditions précédentes). Au programme : conférences pour enfants, planétarium, ateliers et observations du ciel et de la nature.

Le passage de Vénus
Le 8 juin 2004, Vénus avait rendez-vous avec le soleil. Un événement astronomique exceptionnel que le CCS n'a pas manqué : le passage (transit) de Vénus. Les astronomes l'attendaient depuis 122 ans...



L'éclipse du soleil (3/10/05)
A Charleroi (Parentville/Couillet), le ciel a été totalement couvert jusqu'à environ 10h50 (8h50 UT). Par après, des éclaircies ont permis un réglage sommaire des instruments et de suivre la phase terminale du phénomène (voir ci-contre, image projetée sur écran).

Une manière de "sentir" l'éclipse est de mesurer la température de l'air à l'ombre et hors effets du vent. Normalement, la température de l'air doit régulièrement s'élever au cours de la matinée. C'est évidemment le cas, mais à partir du début de l'éclipse jusqu'à son maximum (64%), le rayonnement solaire décroît de 40% et la montée matinale de température est ralentie. L'effet de refroidissement est différé (l'air présente une inertie thermique) d'une vingtaine de minutes comme le montre l'évaluation des températures entre 10h00 et 11h20. Après quoi, le flux lumineux remontant, les températures suivent (courbe noire = données expérimentales, courbe grise = courbe de tendance polynomiale ordre 3).

Les autres activités
Le CCS vous propose de nombreuses occasions pour découvrir l'astronomie : observations du soleil (Dimanche des sciences, stages d'été), observations de phénomènes exceptionnels (éclipses, passage de Vénus), ...

L'astronomie - Les partenaires
Pour en savoir plus sur les étoiles :