Le mot du directeur

Lorsque l’ULB a décidé d’installer son Institut de Biologie et de Médecine Moléculaires à Charleroi, nombre d’observateurs se sont posé différentes questions. Comment l’installation d’équipes universitaires pouvait-elle jouer un rôle dans le développement de la région ? Les éventuels emplois créés ne seraient- ils pas exclusivement réservés à des chercheurs surdiplômés ? Nos chercheurs se sont également interrogés: arriverons-nous à recruter de bons étudiants ? Comment attirer des chercheurs étrangers sur le site ?


18 ans plus tard, les différentes parties sont rassurées. Aujourd’hui, Charleroi est devenue une région de biotechnologie : 1100 personnes travaillent au sein du Biopark dont les deux tiers dans des sociétés créées ou attirées sur le campus.


Le développement du Biopark démontre que les recherches fondamentales ou dites non-orientées sont essentielles pour garantir une base suffisante pour le développement de nouvelles innovations et, in fine, pour la création d'emplois. Les chemins qui conduisent du laboratoire universitaire à la création d’entreprise restent toutefois complexes et sont souvent imprédictibles. Sans un processus de valorisation efficace et sans la mise en place de nombreux partenariats (nos collègues de l'UMONS, des sociétés comme GSK-Vaccines, l’intercommunale IGRETEC,...) et le soutien des pouvoirs publics, cette dynamique n'aurait pas été possible.


Même si nous avons atteint aujourd’hui sur le Biopark une masse critique importante et bien que nous possédions l’ensemble de la chaîne de l’innovation, nous devons rester modestes. Le Biopark est encore jeune et pour assurer sa croissance nous devrons à la fois poursuivre notre politique d’ouverture et renforcer nos axes forts afin d’assurer notre positionnement sur la scène internationale.


Qu’il s’agisse de nos équipes de recherche ou de nos entreprises, la compétition est internationale.

Les enjeux sont donc clairs !


Dominique Demonté, Directeur du Biopark Charleroi Brussels South