Biopark: une success story

Les débuts // Les années 2000 // Et demain?


C’est l’histoire d’une idée. Un pari. Un défi.

L’idée germe en 1994, lorsque l’ULB décide d’assurer sa présence en Wallonie. La réforme institutionnelle de l’année précédente confie de plus en plus de compétences aux Régions et Communautés, et l’ULB décide, elle aussi, de se construire un ancrage wallon. Le choix de Charleroi s’impose assez facilement : la métropole ne comporte pas d’université, malgré sa densité de population importante, et la province de Hainaut vient de se voir accorder les aides européennes au développement économique (Objectif 1). Le choix du domaine d’activités est tout aussi stratégique : les biotechnologies et les sciences du vivant sont déjà avancées comme un des principaux domaines de développement industriel pour le 21e siècle. Le pari est donc lancé : c’est à Gosselies, sur les vastes terrains jouxtant le jeune aéroport, que le « Biopole ULB Charleroi » sera créé. Le but : poursuivre une recherche d'excellence, compétitive sur le plan international, et permettant le développement d’applications bénéfiques au développement économique de la région de Charleroi.

Un défi, concrétisé en 1999 par l’inauguration de l'Institut de Biologie et de Médecine Moléculaires (IBMM). L’Institut compte alors quelques 250 chercheurs issus de la Faculté des sciences et de la Faculté de médecine de l'ULB. Henogen (Novasep Belgium) sera la première spin-off à s’installer sur le Biopole un mois plus tard, suivie en 2001 par Delphi Genetics. Euroscreen choisit également de déménager de Bruxelles vers le Biopole en 2002.



Ainsi naquit le Biopark

En 2004,l’Institut d'Immunologie Médicale (IMI) complète le pôle « recherche » tandis que DNAVision voit le jour côté entreprises. Il faudra encore attendre un peu pour que la valorisation, chainon manquant entre laboratoires et entreprises, trouve place au Biopole : le Bureau de Transfert Technologique de l’ULB crée sa cellule « Sciences de la Vie » à Gosselies en 2006. Le Laboratoire de Biotechnologie Végétale (LBV) et la spin-off Bone Therapeutics rejoignent également le campus cette année-là. BioWin, le pôle de compétitivité Santé de la Wallonie, implante sa cellule opérationnelle à Gosselies, devenant ainsi le premier partenaire extérieur à s’installer sur le pôle universitaire.

L’année 2009 est un grand cru. D’abord, la chaine de la valorisation est maintenant complète avec l’arrivée de Biopark Formation. Le remaniement de Biovallée donne aussi naissance au centre de recherche collectif ImmuneHealth, offrant de nombreux services technologiques. Ensuite, la renommée et l’excellence du Biopole deviennent attractives au niveau international : l'Institut de Pathologie et de Génétique (IPG) rejoint le site, tandis que Novasep, géant français leader de la production de principes actifs pharmaceutiques, finalise l’acquisition d’Henogen. Enfin, les laboratoires de recherche coordonnent plusieurs programmes de collaborations interuniversitaires ou en collaboration avec des entreprises. Le dixième anniversaire de l’IBMM, en octobre 2009, a donc toutes les raisons d’être festif : le site regroupe désormais la chaine complète de valorisation en biotechnologies et la renommée et l’excellence du Biopole sont reconnues hors des frontières belges. Et comme pour marquer ce succès, le Biopole change de nom : il s’appellera désormais le « Biopark Charleroi Brussels South ».

Hors de question, cependant, de se reposer sur ses lauriers : le Biopark intensifie ses collaborations et partenariats, dans chacun de ses axes de développement. Côté valorisation et entreprises, l’équipe du Biopark Incubator se met en place dès 2010. Côte formation, le Biopark coordonne, depuis 2010, un nouveau master en biochimie et biologie moléculaire et cellulaire, spécialisé en physiopathologie moléculaire. Ce nouveau master marque également l’arrivée de l’Université de Mons (UMONS), par l’intermédiaire de l’Académie Universitaire Wallonie-Bruxelles, sur le Biopark. Une synergie qui ne s’arrête pas à l’enseignement puisque les deux universités mettent en commun leurs ressources pour fonder un centre multimodal d’imagerie: le Centre de Microscopie et d’Imagerie Moléculaire (CMMI) voit le jour en 2011, avec l’aide des fonds structurels européens.

Plus récemment, le site a accueilli le nouveau bâtiment de Delphi Genetics et le "Biopark Incubator 2", devenu en 2013 "l'i-Tech Incubator". Construit par l’intercommunale IGRETEC, il offre 6000m² d’espaces aux entreprises débutantes. Plusieurs sociétés y sont installées, comme MaSTherCell, nouveau centre de production de produits de thérapie cellulaire. iTeos Therapeutics, spin-off du Ludwig Institute Cancer Research (LICR), a aussi rejoint l'i-Tech Incubator en 2012.

Depuis lors, plusieurs entreprises ont rejoint le campus du Biopark.



Le Biopark demain

Plusieurs projets sont déjà en cours au Biopark et devraient se concrétiser les prochains mois :

  • Le projet de campus technologique devrait regrouper, sur le site de l’Aéropole, tous les acteurs de la formation en sciences de la vie, de 16 à 65 ans. Biopark Formation devrait y implanter une «Biotech Academy».

  • Bone Therapeutics est à l’étroit dans ses locaux. Un nouveau bâtiment est en projet.

Le Biopark Charleroi Brussels South continue donc sur sa lancée : son futur passera par un renforcement des axes et collaborations existantes, entre universités (ULB-UMONS et international), mais également avec les acteurs économiques et politiques de la région de Charleroi.