Pas de commerce électronique sans un marketing adapté au médium du futur
Dans la perspective de la conférence sur le commerce électronique organisée par la SAETO le 24 septembre, la lettre du 20 juillet d’Eurobytes (www.eurobytes.com) nous donne l’occasion de rappeler une évidence: le commerce électronique ne peut se satisfaire des techniques de marketing en cours dans le secteur marchand traditionnel. Mais assurer sa présence “commerciale” sur le Web a un prix.
Selon le Webzine hebdomadaire de marketing en ligne, “[…] tout le monde a jusqu’ici investi plus ou moins à l’aveuglette (sans vraiment savoir pourquoi) dans le médium du futur. Il est désormais grand temps, dans chaque entreprise, de mesurer les coûts, l’impact et les bénéfices de la politique internet maison.”
Internet est devenu un outil de communication globale qui justifie, au sein de l’entreprise, l’existence d’un département propre dépositaire d’une mission et auquel un budget et des objectifs sont fixés. L’argument peut être poussé plus avant: Internet, “lorsqu’il est adopté avec fermeté et décision, […] concerne vite tous les services et recoupe presque toutes les missions de l’organisation”.
Mais cette politique du “tout Internet” pour les organisations commerciales qui désirent participer activement à cette révolution informationnelle a un coût qui rend caduque l’assertion selon laquelle le Web représentait il n’y pas si longtemps le “médium du pauvre”. Selon Eurobytes, sept postes de dépense doivent être considérés:
- achat, installation, maintenance et renouvellement du hardware
- coûts des logiciels
- prix payé à l’ISP et coût de l'hébergement du site internet
- coût des télécommunications
- coût de conception et de développement du site lui-même
- plan de promotion-marketing et formation du personnel sur internet
- coûts de maintenance, de mise-à-jour et de contenu du site
La conclusion de l’article est sans appel: “[…] si la petite entreprise qui emploie une dizaine de salariés n’a pas […] un budget annuel de 300.000 FF (environ 1,8 M BEF) à consacrer à son expansion virtuelle, mieux vaut qu’elle se contente d’un site promotionnel de base à 20 ou 30.000 FF tout compris”. Encore ces chiffres ne concernent-ils que le Web francophone! Selon Forrester Research ou International Data Corp., le budget (aux Etats-Unis) de lancement et de maintenance d’un site internet à vocation commerciale s’élèverait aux alentours de 10 M FF. “Nous voilà donc prévenus. Avec 25.000 FF, on a un beau site qui ne sert pas à grand chose et avec dix fois plus, on peut commencer à parler sérieusement de stratégie en ligne”.
Puissent ces quelques lignes stimuler le débat qui suivra notre conférence
c.d.